‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 71 sur 299 · P. e. BnACc.\iu:NSE n, can. 01. Agath. can · texte numérisé non relu

P. e. BnACc.\iu:NSE n, can. 01. Agath. can

indubitablement pour la première fois que dans le 4^ synode d'Arles tenu en 524 (can. 4), et puis dans d'autres synodes de la Gaule, du vi*' siècle.

Par contre, il faut nier absolument que le mot missa se rencontre déjà, dans ce sens, au iv« siècle. L'unique passage qu'avec une apparence de raison on ait cité jusqu'ici en faveur de cette opinion, se trouve dans la lettre de S. Ambroise ', dans laquelle le saint évêque raconte à sa sœur les attentats par lesquels les Ariens cherchèrent à s'emparer de l'église principale de Milan, le dimanche des Rameaux. Ambroise était occupé au service divin ; il venait de terminer l'homélie et il était sur le point de congédier les catéchumènes, lorsqu'il apprit la nouvelle troublante que les Ariens s'étaient emparés d'une basilique située hors delà ville. Il ne se laissa pas émouvoir par cette nouvelle alarmante ; mais il resta, renvoya les catéchumènes et commença le sacrifice, pendant lequel il lui arriva une autre nouvelle concernant cette invasion. Il s'agit dans ce passage des mots : Ego îamen mansi in miinere, missam facere coepi. Dam offero etc. Jusqu'ici on a toujours commenté cette parole de missa dans le sens du sacrifice de la messe. Et cependant ce mot n'a pas d'autre signification dans ce passage que celle de renvoi. Car, le dimanche des Rameaux, avait lieu à Milan la profession de foi, appelée îradilio sijmboli, faite par les catéchumènes de la catégorie supérieure ; cérémonie solennelle dans le genre de la première communion des enfants qui a lieu chez nous. 11 fallait donc faireen ce jour un double renvoi des catéchumènes ; d'abord celui de la classe inférieure parce qu'ils ne devaient pas encore apprendre le symbole que récitait alors la classe supérieure, puis le renvoi delà catégorie supérieure ou des compelcnles, car ceux-ci,

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