‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 73 sur 299 · MiGNE, Lxxn · texte numérisé non relu

MiGNE, Lxxn

ment des pieds et Tacte du baptême. Suivent les prières pour la messe. Les rites sont les mêmes dans le missel gothico-gallicamim ^

Le sacramentaire de Gélase prescrit pour le samedi saint les riles suivants : de grand matin on devait réciter les exorcismes sur les catéchumènes ; après qu'ils avaient prononcé le renoncement solennel, ils devaient faire la profession de foi [reddilio sijniboli). Yers la huitième heure le clergé devait se réunir à la sacristie, et commencer la litanie qu'il poursuivait en se rendant à Tautel. A YAgnus Del le cierge pascal devait être allumé et bénit, ce qui se faisait sans le chant de VExiiltel. Puis devaient être lues les leçons de l'Ancien Testament, chacune suivie d'une oraison ; enfin on devait bénir les fonts et procéder au baptême des néophytes.

D'après le sacramentaire franc, dit grégorien, le clergé et le peuple doivent se réunir à l'église à la huitième heure, c'est-à-dire selon notre manière de compter, vers les deux heures de Taprès-midi. On allume deux cierges que des notaires tiennent l'un à droite, l'autre à gauche de l'autel, pendant qu'un lecteur, du haut de lambon, lit les leçons de TAncien Testament qui se terminent, chacune, par une oraison. Alors l'évêque et le clergé, précédés des deux notaires portant les cierges allumés, se rendent à la chapelle des baptêmes, où l'on procède à la bénédiction de l'eau baptismale. Après la bénédiction des fonts qui se faisait, dans les parties essentiehes, de la même manière que de nos jours, avait lieu le baptême, dont les cérémonies, il convient de le faire remarquer, étaient différentes pour les enfants et pour les adultes. Immédiatement

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