Cfr. ibid
après le baplèine, les néophytes, incMne les enfanls, reçoivent la confirinalion dont le rite et la signification apparaissent ici clairement ^ Le baplcMne . ayant été conféré, les cliantenrs entonnaient clans l'église les litanies ; pnis l'évèque enlonnail le Gloria in excelsis. La messe du jour terminnil rolTice. ,
De même que l'Kglise commémore par une fêle spéciale l'anniversaire de la consécralion de Téglise et du sacre des évêques, l'anniversaire du jour du baptême devait être pour les baptisés un jour d'action de grâce et de joie spirituelle, en même temps que de la rénovation des promesses du baptême ; par conséquent, un jour de retour sur soi-même et d'un sérieux examen de conscience. L'Eglise en rappelait le souvenir en en célébrant l'anniversaire pour lequel elle avait institué une messe propre ; c'est ce qu'on appelait : pascha annolina -. Une telle cérémonie n'avait pleinement sa raison d'être qu'à l'époque où Ton baptisait les adultes. Quand la coutume devint générale de baptiser les petits enfants aussitôt après la naissance, cette cérémonie se perdit peu à peu. Néanmoins la pascha annolina se trouve encore dans le livre des homélies que le diacre Paul composa par ordre de Charlemagne vers 785 à 790, ainsi que dans le sacramentaire d'Essen qui date de 850 à 870.
1. MiGNE, LxxviiF, 00. Les prescriptions liturgiques en usage aux époques plus récentes pendant les trois derniers jours de la semaine sont données par VOrdo Rom. i, dans Migne, lxxvui,
2. BiNTERiM [Denkw. v, 247) pense qu'elle ne se faisait pas quand le jour anniversaire des dernières Pâques tombait pendant le carême.