De cleric. Inslit. u, 39 ; Knopfler
2. MuRATORi, LU. Rom. vei. ii, G7-75. La dénomination des différents jours de l'octave de Pûques ne se distingue de la dénomination actuelle que dans la forme. On appelait les jours de semaine Ferlae in albis, et le dimanche après Pâques Dominica pofil albas scil. deposilas.
mercredi de la quatrième semaine après Pâques, on célébrait autrefois, dans certaines églises, Tévénement rapporté par S. Jean au chapitre vil®. Jésus-Christ entra dans le temple à la fête des tabernacles, au milieu de la solennité {feslo medianle) et fît un discours (Joann., vn, 14). Le dernier jour de la fête, il se tint dans le temple et s'écria, faisant allusion à la libation^ que les Juifs avaient l'habitude de faire en ce jour : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive» ^ (Joann., vu, 37). En souvenir de ce fait, on fait encore aujourd'hui, dans les églises d'Orient, la bénédiction de Teau. Celle-ci ne doit pas être confondue avec une bénédiction similaire qui a lieu le 6 janvier en l'honneur du baptême de Jésus- Christ dans le Jourdain {missa aqiiae). Cet anniversaire s'appelait chez les Grecs [j-eaoTtevTsxoaTTp festum mediae Pentecostes. Le nom s'explique, comme nous Tavons déjà dit, par l'usage ecclésiastique très ancien consistant à appeler Pentecoste^ non pas la fête de la Pentecôte, mais tout l'espace de temps compris entre Pâques et la Pentecôte^.