Pereg. Silviae, éd. Geyer, c. 27-28 (60-62 cod
pendant le carême existait également à Milan du temps de S. Ambroise '. Le jeûne devait donc commencer le lundi après le dimanche de la Sexagésime, si on voulait arriver à 40 jours de jeûne.
Les prescriptions des Constitiilions Apostoliques (v, 13-20) sont d'accord avec ces indications. On y distingue avant tout le jeûne de la semaine sainte appelé spécialement « jeûne pascal » (vr^aTsîa tou -r^a/a) du jeûne de 40 jours 2. Du lundi au vendredi de la semaine sainte on devra jeûner au pain, au sel, aux légumes et à l'eau avec abstinence de viande et de vin. Le vendredi saint et le samedi saint, jours où l'époux était enlevé, tous ceux qui en étaient capables ne devaient rien prendre jusqu'au matin du dimanche de Pâques, tandis que le jeûne ordinaire durait jusqu'à trois heures du soir ou jusqu'au coucher du soleil'"^. Le samedi on ne devait pas jeûner, car c'est le jour auquel a été achevée la création ; on excepte le samedi auquel Notre Seigneur était enseveli*.
Le but et la signification du jeûne nous sont enseignés par S.Léon le Grand dans ses sermons. D'après lui, le carême avait pour but de préparer d'une manière générale les âmes à une célébration fructueuse des mystères de Pâques. Il devait être un temps de purification et de sanctification intérieures ; par conséquent, en premier lieu un temps de pénitence pour les péchés passés et d'abstinence d'autres péchés, puis un temps également de la pratique des vertus de toute sorte ; en particulier