‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 81 sur 299 · Ihid. V · texte numérisé non relu

Ihid. V

on y exhorte souvent à faire Taumône, à se réconcilier et à déposer toute inimitié. Le fait que les empereurs graciaient des malfaiteurs répondait également à l'esprit du carême K Le jeûne ne devait former qu'une partie, bien que la partie la plus essentielle, de ce temps de pénitence et de préparation, et S. Léon déclare ce jeûne obligatoire non seulement pour le clergé, mais aussi pour les fidèles^. S. Léon regardait ce jeûne de 40 jours comme une institution apostolique 3.

Si la durée du jeûne était fixée d'une manière générale à quarante jours, la raison n'en saurait être douteuse : c'est la duréedu jeûne de Jésus- Christ. Cependant dès le commencement il se forma sur ce point une pratique différente, selon qu'on comptait la semaine sainte comme faisant partie du Carême ou qu'on la considérait à part; la pratique antérieure au concile de Nicée se prêtait à ce double système. La seconde méthode est adoptée notamment dans les Constitutions Apostoliques et faisait loi pour une grande partie de l'Orient. Mais comme le samedi y était excepté de la loi du jeûne, il n'y avait en réalité pas plus de jours de jeûne qu'en Occident, où dominait l'autre système. Dans des temps plus récents, on y faisait remarquer expressément que la préparation devait être non de 50, mais de 40 jours, un carême [quadragesima] proprement dit. Ainsi l'ordonnaient le premier et le quatrième synode d'Orléans au vi^ siècle ^. Dans certaines contrées (le rapporteur ne

L Léo M. <Sermo 40, 5.

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