Sermo 44, 2; 47, L
4. Aurelianen. i en 511, can. 2-i; Aurelianen. iv en 541, can. 2.
dit pas dans lesquelles), on exceplait également delà loi du jeûne * les jeudis.
Il est probable qu'on interprétait d'abord le terme de jeûne quadragésimal en comptant ces jours dans leur ensemble y compris les dimanches. De cette manière on n'avait dans l'espace de six semaines que 36 jours de jeûne, et là où on ne jeûnait pas le samedi, on n'arrivait qu'à 30. Mais on ne s'arrêta pas là et on s'efl'orça d'obtenir à tout prix le nombre de 40 ; en conséquence on reculait, dans TOccident, le commencement du jeûne [capiit jejunii) de quatre jours ; en Orient, où chaque semaine n'avait que cinq jours de jeûne, ce recul fut plus notable encore. En Occident, et spécialement à Rome, cette innovation de faire commencer le jeûne le mercredi qui précède le sixième dimanche avant Pâques, n'était pas encore acceptée par tout le monde au temps de S. Grégoire le Grand.
En Orient, il y eut également de bonne heure une tendance à compléter le nombre de 40 comme jours de jeûne. Or le samedi y étant excepté de la loi du jeûne, il fallut reculer le commencement du jeûne plus loin encore qu'en Occident. En conséquence le temps du jeûne commençait huit semaines avant Pâques, et comme on ne jeûnait pas le samedi, à l'exception toujours du Samedi saint, on obtint en réalité 41 jours au lieu de 40. L'abstinence d'aliments gras y commence le lundi après le huitième dimanche avant Pâques, lequel correspond au dimanche de la Sexagésime des Latins ; il porte le nom de dimanche de l'abstinence d'aliments gras (Kuptax?; aTioxceoiç). A partir du dimanche suivant, qui porte le