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dence en parle également i. Dans l'Église syrienne il semble que le jeûne des troisjours de la semaine n'était exigé que des évêques et des prêtres ^.
Dans rOccident, il y eut également des tentatives d'introduire des règlements de jeûne après l'institution du jeûne quadragésimal. Mais ces essais restèrent limités à certains pays et cessèrent plus tard. Ainsi p. e. Perpetuus, évêque de Tours, établit dans son diocèse une pratique bien singulière qui se maintint jusqu'au vie siècle. Elle consistait à observer deux jours déjeunes par semaine depuis la Pentecôte jusqu'à la fête de S.Jean-Baptiste et depuis le 1*^"^ septembre jusqu'à la fête de S. Martin ; à partir de cette fête jusqu'à Noël, il devait y avoir trois jeûnes par semaine, et de nouveau deux à partir du 14 janvier, fête de S. Hilaire, jusqu'à la mi-février. Quelques évêques essayèrent d'étendre le temps du carême à 50 ou même à 60 jours ; mais le quatrième synode d'Orléans, tenu en 541, s'y opposa (can. 2). Au dire d'Amalaire •^, il existait une autre pratique différente de celle de Rome et qui consistait à observer trois carêmes pendant l'année : le premier avant Noël, un autre avant Pâques, un troisième avant la Pentecôte, et déjeuner également les jours qui précèdent l'Ascension. En Allemagne il existait également au vni^ et au ix^ siècle des particularités dans la pratique du jeûne ^.
L'essence du jeûne consiste à s'abstenir pendant un
L Augustin, ep. 16, n. 8 ; Innog. I,ep. 25, n. 7 ; Migne,xx, 55b; Prudent., Perist. vi. 52.