Rahmani, Test, l, Ghr. 1, 22, 33 ; 36, 7L
3. Greg. Tur., Hist Franc, x, 51 ; Amalarius, de Off. eccl. iv, 37 : MiGNE, cv, 1250.
4. BiNTERiM, Denkw., n, 389, entre dans des détails à ce sujet.
certain temps, de manger et de boire ; mais cela ne suffit pas à lui seul ; il faut de plus que les aliments que Ton prend après ce temps, soient de moindre qualité ; qu'on s'abstienne par conséquent des aliments et des boissons meilleurs, ce qu'on appelle aujourd'hui o/^s/Z/je/zce, dans le sens strict de ce mot. Il faut voir déjà dans les prohibitions de TAncien Testament relatives aux aliments un commencement de loi d'abstinence et non pas simplement des préceptes judaïques d'hygiène.
Dans l'antiquité ecclésiastique nous trouvons unie au jeûne l'abstinence de certains aliments, notamment de la viande et du vin. Il faut ranger avant tout dans cette catégorie les « xérophagies » mentionnées par Tertullien ^ oîi non seulement on s'abstenait de viande et de vin, mais encore des jus de viande et de fruits juteux. Cependant ces prati([ues paraissent avoir été une exagération de l'abstinence alors en usage dans l'Église universelle. Les Montanistes observaient ces xérophagies deux fois par an pendant 15 jours 2.
Mais, même chez les catholiques, on poussait loin l'abstinence. Les canons d'Hippolyte -^ ne permettaient pendant la semaine sainte que l'usage du pain et du sel. Les Constitutions Apostoliques n'autorisent au temps du jeûne pascal que l'usage du pain, deslégumes^ du sel et de l'eau ; la viande et le vin sont interdits, et aux derniers jours de la semaine sainte on ne devrait prendre rien du tout ^ Les Ascètes cjue l'auteur de la Peregrinalio Silviae avait vus à Jérusalem, ne man-