lan. Arab
geaient même pas de pain pendant le carême, mais vivaient de farine et d'eau ^. Peu de personnes pouvaient supporter un jeûne aussi rigoureux ; et pour l'ordinaire on se contentait de s'abstenir de viande et de vin. Cela durait tout le temps du carême et S. Jean Chrysostome^ assure qu'à Antioclie on ne mangeait pas de viande durant toute la quarantaine. L'abstinence du lait et des œufs, ou laitages, était établie en règle générale. Ainsi s'unissait à la diminution de la quantité l'abstinence de Talimentation animale ; en d'autres termes, au jeûne s'ajoutait l'abstinence. Elle était observée librement, sans jeûne [jejuniiim a carne et sanguine) par des personnes pieuses et par des ascètes ; elle s'imposait en certains jours aux couvents et aux autres communautés ecclésiastiques, tels que les chanoines qui observaient la règle de Chrodegang. Dans l'antiquité, l'abstinence s'observait en vertu de la loi de la coutume, la législation proprement dite ne s'en occupa que plus tard. Ce sont : le synode sub irullo dans son canon 56% le décret de Nicolas I aux Bulgares, le 4^ et la S*' synode de Tolède, celui de Quedlinbourg en 1085 dans son canon 7^ et le décret de Gratien 3. D'après ces textes, l'abstinence est en usage et prescrite par la loi de l'Église pendant tout le temps du Carême, tous les vendredis et les samedis de l'année, ainsi qu'aux Quatre-Temps et un certain nombre de vigiles ^. On ne