‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 88 sur 299 · Hom. I, IG bis, Euamj. c. 5. Migne, lxxvi · texte numérisé non relu

Hom. I, IG bis, Euamj. c. 5. Migne, lxxvi

150 l'année ECCLÉSfASTIQUE

liturgiques du Carême n'ont aucun rapport avec la passion du Sauveur, mais ne parlent que de jeûne et de mortification. Il faut en dire autant des leçons. Ce n'est qu'au dimanche des Rameaux qu'il est fait mention de la passion de Jésus-Christ dans l'oraison du jour, tandis que celles du dimanche de la Passion n'en parlent pas encore.

A partir du iv^ siècle, les oraisons de la messe marquées pour les semaines du carême où il y avait des scriiiinii^ ne se rapportent pas davantage à la pénitence. On appelait scriiiinii les exercices religieux pratiqués dansTéglise en faveur des candidats au baptême, pour les préparer à recevoir ce sacrement. Ils commençaient le mercredi de la troisième semaine du carême et duraient jusqu'au Samedi Saint. D'abord il y en avait sept, mais à l'époque où le sacramentaire gélasien était en usage, il n'y en avait plus que trois. Voilà pourquoi les messes pour le troisième, le quatrième et le cinquième dimanche ainsi que celle pour le samedi avant le dimanche des Rameaux ont trait au baptême^ non à la passion de Jésus-Christ ''. On n'en trouve guère de trace dans le texte des messes marquées aujourd'hui dans le missel Romain 2.

Les oraisons de la messe, aussi bien les dimanches que les jours de la semaine, sont d'ailleurs les mêmes que dans le sacramentaire grégorien, tandis que les leçons sont, en partie, beaucoup plus anciennes. Ainsi l'évangile du premier dimanche du carême sur le jeûne

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