‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 94 sur 299 · Pereyrin. Siluiae,Gd. Geylij, c. 41 (G9 cod · texte numérisé non relu

Pereyrin. Siluiae,Gd. Geylij, c. 41 (G9 cod

la Pentecôte elle-même n'était pas un jour de jeûne ; toujours est-il qu'elle ne l'était pas dans dans l'église grecque. Une partie des Ascètes étaient d'avis que le temps joyeux ne devait durer que quarante jours, parce que, pendant quarante jours seulement le Seigneur était apparu aux disciples ; les autres dix jours devaient être assimilés aux jours ordinaires quant aux jeûnes et quant à la manière de prier et de le faire à genoux. Mais cet avis était combattu par d'autres, comme Gassien [Coll. XX, 21) ^. Il paraît que cette manière de voir singulière devint dominante dans des cercles plus étendus, si bien que la fête de la Pentecôte ne fut pas acceptée et qu'elle demeura ignorée. Aussi manque-t-elle complètement dans le Sacramentaire gallican le plus ancien, où le cycle des fêtes se termine par l'Ascension 2. Dans le sacramentaire plus récent, elle n'apparaît que sous le nom de Quinquagesima.

Primitivement on appelait Pentecôte tout le temps compris entre Pâques et la Pentecôte. Cette manière de parler était en tout cas usitée chez les Juifs, car S. Luc, dans les Actes des Apôtres (n, 1) s'y conforme [Ciim complereniur dies Peniecostes). Le terme grec Pentecoste est employé de préférence même chez les Latins, soit dans les temps plus anciens, soit à une époque plus récente. L'emploi, en effet, du terme latin

1. Détruire cet usage semble être le but du canon 43 d'Elvire. Une addition postérieure faite au canon, non le canon lui-même, continue en disant : post Pascha Quinquagesima teneatur, non Quadragesima. On ne sait à quelle époque il faut attribuer cette addition. Hefele, Conciliengesch., n, 2, 174. Le Docteur Herbst pense qu'il s'agit des Montanistes [ib.). Mais étant donné qu'il y eut, à cette époque, des Montanistes en Espagne, on ne pouvait pas dire cependant que le Montanisme fut une haeresis noua.

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