Mach. XII, 32 ; Act. ii, 1 ; Joseph, Ani. m, 10, G
3. Léo M. Sermo 75 in Penlec. — Augustin. Ep. 55. c. 14 ad disqa. Januarii, ii, 218.
montrer l'institution, connme on le fait pour la fête de Pâques :1e texte de la première aux Corinthiens (xvi, 8) pouvant s'appliquer à la Pentecôte juive aussi bien qu'à la Pentecôte chrétienne. Cela ne doit pas surprendre, car, d'une part la fête qui d'abord ne comprenait qu'un jour, tombait le dimanche ; d'autre part elle a avec la fête de Pâque une relation si intime qu'étant donnée celle-ci, celle-là en suit nécessairement. Sans doute l'origine apostohque de la fête de la Pentecôte se déduit du septième des fragments attribués à saint Irénée ; mais on sait que ces fragments sont interpolés. Tertullien la mentionne, à côté de la fête de Pâques, comme une fête à laquelle sont attachées des pratiques déterminées, ce qui prouve qu'elle devait exister depuis longtemps. Comme à Pâques, on y priait debout ^ et on administrait le baptême solennel aux catéchumènes^ une seconde et dernière fois. D'ailleurs Tertullien, se conformant au mode de parler usité avant lui, appelle « Pentecôte» non seulementle jour de la fête, mais tout l'espace de temps compris entre Pâques et la Pentecôte^ manière de parler qu'on rencontre encore de ci, de là, dans les temps postérieurs. Le même auteur désigne ce temps comme un temps de fête joyeuse 3. Cependant, à l'époque même de TertuUien, le dernier jour se distinguait nettement des autres comme un jour de fête proprement dit^. Origène et les canons d'Hippolyte^ font,
1. Teutull. De Cor. 3 el De hapl. 19 où probablement il faut lire latissimum spatiiim, non laetissitnum.
2. Tertull. De bapt. 19; De idol. 14; Cassian. Coll. xxi, 11, 19; Bened. Régula, 15-