‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 97 sur 299 · LA FÊTE DE LA PENTECÔTE · texte numérisé non relu

LA FÊTE DE LA PENTECÔTE

en passant, mention de la fête de la Pentecôte. Les Constitutions Apostoliques disent que la Pentecôte doit passer pour une grande fote, parce qu'en ce jour le Seigneur a envoyé TEsprit-Sainl.

L'auteur de la Peregrinatio Silvlae fait un récit circonstancié et complet de la manière dont la fête était solennisée à Jérusalem ^. La nuit qui précédait la Pentecôte, la Vigile était célébrée dans l'église de l'Anastasie, où Tévêque donnait lecture de l'évangile de la résurrection (ce qui, à Jérusalem, avait lieu tous les dimanches) ; la récitation des psaumes avait lieu comme à l'ordinaire. Au point du jour, tout le peuple se rendait à l'église principale, où avaient lieu la prédication et le sacrifice de la messe. A la cinquième heure, la psalmodie étant terminée, le peuple reconduisait l'évêque à Sion au chant de cantiques. Là on donnait lecture des versets des Actes des Apôtres où il est parlé de la descente du Saint-Esprit ; une seconde messe se célébrait^ puis on reprenait la récitation des psaumes. Celle-ci étant terminée, l'archidiacre exhortait le peuple à se réunir au jardin des Oliviers, d'où l'on se rendait processionnellement au sommet de la montagne. Arrivé là, on chantait des psaumes et des antiennes, on lisait à haute voix l'évangile et on donnait la bénédiction. Puis on redescendait au jardin des Oliviers où avaient lieu les Vêpres ; de là on retournait en cortège solennel à l'église principale, au milieu des chants et l'évêque marchant en tête ; on y arrivait vers les huit heures du soir. Aux portes de la ville la procession était accueillie par des porte-torches'et escortée jusqu'à l'église principale. Ici,

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