Pereg. Siluiae, éd. Geyer c. i'A (70) cod.; cf
comme à Téglise de l'Anastasie où l'on se rendait ensuite, de même que dans l'église de Sainte-Croix, avaient lieu les prières, les hymnes et les bénédictions d'usage, si bien que la solennité ne prenait fin qu'à minuit.
L'auteur de la Peregrinaiio Silviae ne mentionne aucun rite, aucune cérémonie ayant trait à Tadministration du baptême. Tl semble, par conséquent, qu'à Jérusalem la Pentecôte n'était pas considérée comme date secondaire et supplétive pour le baptême solennel ; peut-être n'avait-on pas besoin d'un jour complémentaire pour cet acte. Par contre, ce caractère ressort clairement des Liturgies occidentales et se manifeste notamment dans la manière dont était célébrée la vigile de la Pentecôte.
D'après les Rituels les plus anciens, les catéchumènes devaient se réunir le samedi, à midi ; avaient alors lieu des lectures comme au samedi saint bien qu'en nombre moindre ; suivaient des prières relatives à la circonstance, la bénédiction des fonts baptismaux, le baptême et dans la nuit la messe de la vigile^. Pour l'Afrique également, saint Augustin atteste que le peuple se réunissait dans l'après-midi et qu'on célébrait la messe pendant la nuit. En effet, le jour de la Pentecôte il adresse aux néophytes ces paroles: « Ce qu'à cette heure vous voyez se passer sur Tautel de Dieu, vous l'avez déjà vu la nuit précédente » ^.
Pour rendre aussi parfaite que possible la ressemblance avec les fêtes pascales, on ajoutait, dans certaines églises, la bénédiction et l'exposition d'un grand cierge ; ce qui se faisait pendant le chant de VExultet quelque