IL COMMANDE L’'HUMIL(TÉ
‘Jésus était entré... dansla maison d’un des principaux pharisiens pour prendre son repas ; il y était observé atlentivement. Et voilà qu’un hydropique se préséate devant lui. Jésus prenant cet homme par la main, le guérit et le renvoya.
: I Poinr.—‘* Ceux qui étaient là observaient Jésus.” — "Tl'y en a qui ont toujours les yeux sur les autres... jamais sur eux-mêmes. Le vrai spirituel n'a des yeux que pour remarquer ses défauts, et pour imiter
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les. vertus de Jésus-Christ : sa piété en priant, sa gravité en marchant, sa modestie ea mangeant, son humilité en conversant, sa douceur en pardonnant les injures, sa patience en souffrant, et son obéissancé en mourant.
Ames vouées à Dieu en religion, si vous devenez les objets de quelques observations critiques, il ne faut: ni vous étonner, ni vous plaindre, puisque Jésus- Christ lui-même y a été soumis. La Providence vous ayant appelées à le servir dans le saint état, ne cessez jamais de vous rappeler que du moment où vous y êtes entrées, vous être devenues un spectacle au monde, aux hommes et aux anges. Spectaculum facti sumus mundo et angelis et hominibus. (1, Cor., IV, 9.)
Les bons et les méchants vous observent. Pour paraître vertueuses, vous devez vous efforcer de l'être. Pour éviter la censure, faites en sorte de nela mériter pas. Exercez votre propre sévérité sur vous-mêmes, et donnez-vous ainsi le témoignage de votre conscience ; puis, espérez que l'honneur et le respect environneront et vous-mêmes et votre sainte vocation.
L’hydropisie dont Notre-Seigneur guérit le malade de cet évangile, figure l’amour-propre et l’orgueil. On est hydropique, bien souvent, sans le savoir. C’est. quand on s’enfle d'amour-propre; quand on a soif d'estime, de considération, d'honneur, etc. ; quand on a de la jalousie contre les autres, au lieu de se remplir de Dieu, de son amour et de ses dons. Oh! étudionsnous nous-mêmes, connaissons notre maladie ; gémissons-en, et la divine miséricorde répandra ses grâces et nous guérira.
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- Ile PornT.—Quiconque s’exalte sera humilié: et celui qui s’humilie sera exalté. S’humilier pour être. honoré par les hommes est hypocrisie; s’humilier pour être exalté par Dieu est religion. L’humilité est une des vertus que Jésus-Christ a apportées du ciel à Î la-terre. L'antiquité n'avait pas l’idée de l'humilité chrétienne qui suppose dans celui qui la possède la conscience de son indignité, et le sentiment de son néant. Il y a deux degrés dans l'humilité: humilité DEL de l'esprit et humilité du cœur ; humilité de l’intel- k ligence et humilité de la volonté. L'humilité de l'esprit est le fondement de l'humilité du cœur. Le devoir de pi l'humilité à pour objet, Dieu et le prochain. Tout doit nous humilier à l'égard de Dieu, dont nous. ne pouvons même concevoir les infinies perfections, ni la distance qui sépare notre bassesse de ses sublimes grandeurs. L'humilité vis-à-vis du prochain défend tout mépris à son égard... Mais l'humilité n’est pas la fausseté. Il | est donc permis de se croire en possession de qualités, L de vertus et de mérites, pourvu qu'on ne s’en attribue pas la source à soi-même, mais qu’on la fasse remonter | au don et à la grâce de Dieu. 1
ITI° PointT.— ‘‘ Remarquant comment les conviés jui ‘ choisissaient les premières places, il (Jésus) leur dit ‘ cette parabole : Lorsque vous serez invités à des s1} ‘ noces, ne vous asseyez point à la première place ; tu ‘etc., etc.” Il y a deux espèces de noces ; celles du | ciel et celles de la terre. Noces du ciel, union de notre âme avec Dieu, noces de la terre, union de notre corps avec Jésus-Christ dans le saint Sacrement. Pour le ciel, il est permis d’aspirer aux premières places;
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pour les noces de la terre, il faut s’humilicr, s’estimer moins que tout le monde, indignes de participer à un si grand mystère. Jésus fait monter plus haut quiconque s’abaisse le plus. Il faut descendre pour s’élever. Jésus guérit l’hydropique en le t uchant: son corps sacré guérit nos maladies spirituelles et corporélles...Oh ! que de fois il a touché notre cœur et notre langue ! et nous sommes encore orgueilleux, colères et impatients : notre langue manque encore à la. discrétion, à la charité et à d’autres vertus; celle raille, elle critique, elle exprime de l’amertume, des prétentions orgueilleuses, etc. Hélas! que nous avons sujet de nous adresser des reproches et de nous humilier!
Notre-Seigneur peut bisn nous dire à ‘bon droit :!
‘ Vous ne faites profit ni de ma chair, ni de mon: Sang !...”
Expression de sentiments, etc., analogues aux trois points de cette méditation. nl