‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 199 sur 204 · JÉSUS GUÉRIT UN PARALYTIQUE. SES PAROLES EN CETTE CIRCONSTANCE · texte numérisé non relu

JÉSUS GUÉRIT UN PARALYTIQUE. SES PAROLES EN CETTE CIRCONSTANCE

Jésus, étant venu à sa ville (Capharnaüm), on lui présenta un parafytique couché dans son lit. Jésus, voyant leur foi, dit au malade : ‘* Mon fils, ayez confinnce, vos péchés vous sont remis.” Accusé de blasphème par quelques scribes, Jésus leur dit: ‘* Lequel ést le'plus’ aisé, où de dire: ‘ Vos péchés vous sont rethis,” ou dé dire : ‘* Levez-vous et marchez ? ” Et, il dit au paralytique: ‘‘ Levez vous, emportez votre lit, et vous en allez en votre maison.” Il prouva ainsi

d dé qu’il était le Fils de Dieu, puisqu'il guérissait le corps urs, et nd

tpas I" PRÉLUDE. — Représentons-nous Notre- Seigneur i ét rendant la santé au paral ‘tique.

r les Il, PréLune. — O Sei,-eur, reconnaissant, votre vons double pouvoir, nous vous demandons surtout la gué: lé la rison de nos âmes,

une 1, Pornt.—En pardonnaitt ses péchés à un homme turés pour lequel on ne. lui demandait que la guérison de diet, son corps, on doit supposer que Jésus lui inspira, en nous même temps, la contrition de ses fautes, et qu’il le ivitié disposa ainsi à en recevoir le pardon. Aussi, voyez nc ‘à avec quelle bonté tendre il dit au paralytique : ‘‘ Mon n'des fils, ayez confiance.” Deux choses nous obtiennent le

pardon de nos péchés : la foi et la confiance. La, foi nous assure que Dieu peut nous pardonner nos fautes, et même les plus graves ; et la confiance nous ingline fortement et pieusement à espérer que sa miséricor-

E, dieuse bonté va réellement et certainement nous accorder notre pardon. Ailons toujours au saint tri- ” bunal avec ces deux dispositions, et rassurons-nous ; nous retournerons absous !

\ui Qu'il fait bon d'espérer en Dieu, puisqu'il nous dit ; sus, Confide, fili. ‘‘ Ayez confiance, mon fils.” : Espérons if bd: la: rémission de nos péchés, parce que Dieu nous le ji la$- dit et nous le commande : Cnfide. Le ciel et la terre 1) uel passeront, mais la promesse de Dieu ne passera pas... it dnt Espérons la rémission de nos péchés parce que nous {} Et, sommes les enfants de Dieu: Confide, fili..… Nous ll tre devons d’autant plus espérer la rémission de nos |A fa: péchés, que c’est Dieu qui nous inspire le désir de il

l'obtenir, et qui opère en nous le regret qui en est la condition. Demandons à Dieu la contrition, excitonsnous-y, et espérons.

{I PonrT.— ‘‘ Levez-vous, prenez votre lit, et allezvous-en chez vous, à votre maison.” ‘‘* Levez-vous.” La grâce, la conscience, les inspirations invitent, pressent les âmes adonnées au péché, de se «‘ lever,” c'est-à-dire de sortir de leurs habitudes mauvaises, de renoncer à leurs attachements, de corriger leurs vices,

s’ils ne veulent pas languir dans leur paralysie spirituelle, puisqu'elles sembleraient vouloir y croupir.

‘ Prenez le lit sur lequel vous étiez couché, et emportez-le.” C'est-à-dire, souvenez-vous de vos fautes passées, et qu’elles vous servent, après votre guérison, pour vous entretenir dans la contrition et l'humilité convenable, et pour souffrir avec patience les peines de la vie. :

‘6 Allez-vous-en en votre maison.” Votre maison, c’est le paradis. Guéris, délivrés de vos maux spirituels, marchez avec constance et ferveur vers cette maison. Employez, pour y arriver, vos forces, vos pensées, vos ardents désirs. Oh! que regrettables seraient les jours et les moments employés à une fin contraire !

IIT° PornT.— D'après ce qui vient d’être dit, les marques de la conversion et guérison spirituelle sont : La première, de 8e lerer : surge. Une âme abattue contre terre par le péché, si elle est fidèle à la grâce qui l’aide, se dégage de ses liens, s’élève vers Dieu et se tient debout ; c'est là la garantie d’un vrai changement. La seconde, est de maîtriser ses passions :

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tolle lectwm tuum. Ce lit du malade, qui sont ses mauvais penchants, il faut qu’elle le prenne et qu'elle le porte humblement en se tournant vers Dieu, et en pratiquant la pénitence. Sans cela, il n’y a pas de marque de vrai changement. La troisième, est de rentrer en soi-même : vade in domum tuam, par la séparution des objets des passions. L'âme convertie ne s’épanche plus vers les créatures. Elle ne s'expose plus aux occasions du péché.

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