‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 200 sur 204 · XIX° DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE · texte numérisé non relu

XIX° DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE

PARABOLE DES CONVIÉS AUX NOCES QUI REFUNENT D’Y ALLER; ET L'HOMME SANS ROBE NUPTIALE,

I Poinr.— Cette parabole montre la conduite de Dieu dans la composition de son Église. Le roi qui fait les noces de son fils, c’est Dieu le Père qui a voulu que son Fils épousât notre nature par son incarnation. La première invitation au feslin de ces noces, fut l’invitation générale à tous les hommes au salut et à l’attente du Messie. Mais très peu d'hommes y répondirent, et nolebant venire… Il y eut alors très peu d’élus, la méchanceté du genre humain lui rendant inutiles les moyens qu'il avait de se sauver.— La seconde fut faite particulièrement aux Juifs. Dieu leur donna leur loi comme une préparation à l'Évangile : iterum misit alios servos. Tout fut prêt pour les noces à l’avènement du Messie: omnia parata. Mais les Juifs refusèrent de reconnaître le Messie en Jésus-Christ :

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Ai autem non intellexerunt.. Même, ils firent mourir des envoyés de. Dieu, c’est-à-dire qu’ils résistèrent et tuèrent en eux-mêmes les, inspirations de la grâce.— La troisième invitation s’est faite de nouveau à tous les hommes par la prédication de l'Évangile. Tous sont appelés, bons el mauvais, bonos et malos. Et l’Église ‘est formée : et impletæ nuptiæ discumbentium.— Pour nous qui avons été réservés pour cette dernière:invitation, nous devons en profiter et y correspondre, afin qu'après avoir joui du bonheur du festin de noces de Jésus Christ avec son Église, nous arrivions aux noces éternelles, dont celles-ci ne sont que la préparation. Expression de sentiments et résolutions.

1I° PornrT. — Les noces de Jésus-Christ sont son union avec son Église. Le festin des noces est le bonheur éternel. Dieu qui la prépare désire que nous en jouissions ; il nous invite, il nous presse, il nous sollicite d'y aller ; il nous donne libéralement les moyens d'y arriver... O Dieu, si donc nous ne devors pas être bienheureux, il ne tiendra pas à vous! Hélas! que és le chrétiens répondent bien mal aux bonnes intentions <t aux vœux du Seigneur pour ce qui touche leur salut

éternel ! Ils s’excusent de ce qu’il faut faire pour aller 1° en paradis. Ils s’attachent aux biens du néant. Ils actic méprisent, ou, du moins, ils négligent opiniâtrément IT le ; moyens que Dieu leur donne dans sa sainte Églisé. grâc Si doncil les perd pour l'éternité, ils l’zaront bien r volontairement mérité... Que dire, surtout, de reli- ‘ Gi gieuses qui auraient traité Dieu assez mal pour mériter ‘eh d'être exclues du paradis ? Avec quel juste déses- Eve

poir elles se condamneront éternellement, pour avoir C

abusé des grâces de leur saint état, et avoir été ainsi jugées indignes de participer au festin des élus!— Retour sur soi-même. Sérieuses réflexions.

III Pornr.— Il y a trois unions de notre âme avec Dieu: la première se fait par la grâce sanctifiante ; c’est la robe nuptiale, sans laquelle nulle âme n’est admise au festin de l’Époux. Préférons-la à tous les biens, et craignons par-dessus tout de ia perdre. La seconde union se fait par la sainte Eucharistie ; elle nous sanctifie et nous divinise en quelque sorte. Elle fait de nous une seule chair et une seule âme avec Jésus-Christ, dit saint Chrysostôme. La troisième union sera dans le ciel par la glaire. Soupirons après cette union avec Dieu, à jamais inséparable. Travaillons à nous en rendre dignes... Résolutions. Etc.,etc.

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