PENSÉES ET NOTIONS SUR L'ÉPIPHANIE
4° Trois manifestations du Verbe fait chair sont vénérées, au jour de l’Épiphanie : Manifestation aux Mages; manifestation au Baptême de Jésus-Christ et aux Noces de Cana.
Quel est le dessein de Dieu dans le mystère du jour ? Faire connaître Dieu et glorifier Jésus-Christ, effectuer l’accomplissement des prophéties sur la vocation des Gentils. Dieu a deux moyens pour rappeler à lui: 1° la grâce e-térieure, 2° la grâce intérieure.
Les Mages adorèrent l’Enfant-Dieu en esprit et en vérité ; en esprit, avec des sentiments intérieurs de la grandeur de celui qu’ils adoraient ; en vérité, croyant et confessant que Jésus-Christ était le Fils de Dieu.
2° L’encens est le symbole de la prière ; la myrrhe, celui de la pénitence ; l'or, celui de la charité. Par leurs présents, les Mages honorèrent la royauté, l’humanité et la divinité de Jésus-Christ. L’encens est le symbole de la prière. L’encens est détruit et consumé et il s’élève en embaumant le sanctuaire. La prière d'un cœur humilié et anéanti est forte, et s'élève par la confiance en Dieu.
La myrrhe est le symbole de la pénitence, qui fait mourir à soi-même et au monde, qui rend semblable
à Jésus-Christ crucifié et enseveli.
| L'or appartient à la royauté ; il est la force maté- | rielle de ce monde. Il est le symbole de la charité, 14 la force spirituelle du monde, et l'expression la plus {4 belle et la manifestation la plus parfaite de la vérité. : | 3e La foi s'obtient par la prière, grandit et se fortifie par l'espérance, se manifeste au monde par la charité.
|) Elle est grande et auguste la solennité de l’Épipha- 14 nie. C’est le jour anniversaire de notre vocation à la L foi, dans la personne des Mages. Grand bonheur ! Th ineffable bienfait ! Approchons de l’étable de Bethléem. Onvrons nos csprits et nos cœurs aux douces
Il faut
1 influences de l’Épiphanie, c’est-à-dire de la manifes-
(l tation du Seigneur. Jésus-Christ appelle, justifie, cou-
| 1 ronne ; c'est la manifestation par la foi, par la grâce,
{il par la gloire.
; i | Les Mages, c’est infidélité convertie, les Juifs, c’est
| la fausse justice condamnée, Hérode, l’impiété con-
fl fondue. la dir
| pi L'étoile figure la naissance de la foi; son progrès On
{il vers Bethléem désigne l'accroissement de la foi; son rompt
l arrêt sur l'Etable marque la perfection de la foi dans grâce pi pr 1 l'âme qui s’unit à Jésus-Christ. direct pi qui se 4 infidél pi Jésus ki dirige, à | malhe 4 » ( F recouv
L'ANNÉE ECCLÉSIASTIQUE ET LITUR GIQUE. 131
ler DIMANCHE APRES L'ÉPIPHANIE,