LES SOCIÉTÉS SAVANTES A LA SORBONNE
sont moins des généralités ou des spéculations vagues, que le reflet de sa vie propre, des études sobres et concises sur quelque point obscur de son histoire, sur quelque problème intéressant de géographie locale, d'histoire naturelle ou d'archéologie. Que les réunions de la Sorboune soient, en un mot, la manifestation complète et vivante des véritables travaux de la province et de son véritable intérêt scientifique.
C'est bien ainsi, en effet, qu'elles ont été comprises, à part de rares exceptions qui s'effaceront de plus on plus. Il suffit d'ouvrir les quatre beaux volumes où sont reproduites les lectures de 1861 et 1863 ^ pourvoir combien de questions importantes ont été abordées, et avec quelle supériorité générale ces sujets ont été traités; encore faut-il remarquer que le dépouillement qu'en donne notre bibliographie (n" 499 et 500) a dû se borner à l'histoire locale, à l'archéologie historique et à la géographie. Nous aurions grand plaisir, si l'espace nous le permettait, à suivre M. Morin et M. Roseuzweig dans leurs excursions à travers l'ancienne Bretagne, qu'ils connaissent si bien, ou à nous rendre, en compagnie de M. de La Saussaye, l'archéologue éminent, au milieu d'une assemblée de druides. Le travail de M. Quantin sur les voies romaines de l'Yonne nous aurait conviés à une iélude aujourd'hui fort en honneur; ou bien, sur un autre point extrême de la Gaule, les recherches savantes de M. Macé nous auraient fait entrer dans quelques problèmes intéressants de la géographie comparée des territoires compris entre le Rhône et les Alpes. Dans cette région des Alpes gauloises, une question depuis longtemps débattue, et qui a eu ses controverses presque aussi animées que la question brûlante des deux Alesia, le passage des Alpes par Annibal, trouve encore deux champions ardents et bien armés, M. Rossignol, le professeur