n n*y a pas eu de réunion en
de Dijon y et M. Chappuis de Besançon ^ Mais il faut se borner.
Nommerons-nous M. Benlœw (un professeur à la faculté de Dijon) qui veut établir, dan^ un mémoire intitulé < les Sémites à Uion, » que les Troyens étaient un peuple d'extraction sémitique ? C'est par les étymologies que M. Benloew^ procède à sa démonstration ; malheureusement les étymo logies du professeur de Dijon rappellent trop souvent la vieille école. Nous doutons que Bochart lui-même s'il écrivait aujourd'hui, avec son esprit net et son savoir profond, fût un phénicizant aussi intrépide que M. Benlœw. Nous rapporterons quelques-unes de ses origines : on jugera des autres. « Ilion, dit-il, n'est autre chose que l'hébreu elyÔTij élevé, supérieur. La ville elle-même, il est vrai, était située dans la plaine; mais elyoun signifie aussi en punique souverain, maître, Dieu : Ilion était donc la ville divine, la capitale du pays. » On peut trouver bien des choses avec de pareils syllogismes. « La colline au pied de laquelle Ilion s'étendait était couronnée d'une citadelle qui s'appelait PergamoSy en éolien Perrhamos^ c'est-à-dire Peh ramah^ mots dont le sens est la bouche ou la lèvre, c'estrà-dire le bord de la montagne. > Ne trouvez-vous pas qu'il faudrait inscrire ici, à l'allemande, trois points d'exclamation? — . Près de la mer, il y avait un endroit appelé Trêtos. Ce nom se reproduit plusieurs fois dans la nomenclature hellénique ; il signifie percé y troué. Un promontoire de Numidie que les anciens ont ainsi désigné présente en effet, vu à distance, une percée naturelle à travers laquelle l'œil plonge au delà sur la mer. Pour M. Benlœw, Trêtos est l'hébreu zérèty éclat, splendeur. Nous ne citerons plus qu'une des étymologies sémitiques de M. Benlœw, la plus étonnante de
1 . Sur les débats antérieurs dont la question du passage des Alpes par Annibal a été l'objet, nous citerons seulement une Note de M. Paul CliaiX) de Genève, qu'on peut lire au Bulletin de la Société de géographie, cahier de juillet 1854.