‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 169 sur 368 · ETHNOGRAPHIE. LA RACE · texte numérisé non relu

ETHNOGRAPHIE. LA RACE

exposé de principes, nous pouvons dire que dans notre humble opinion il nous paraît le plus sage auquel on puisse 8 arrêter. Il nous semble qu'aller au delà c'est méconnaître à la fois les conditions et les limites de la véritable investigation scientifique. Nous ajouterons que les mêmes vues et la même distinction entre l'unité d'espèce et l'unité d'origine ont été développées également par M. Gournot, dans son savant et profond traité de l'enchaînement des idées fondamentales dans les sciences et dans l'histoire, publié en 1861 K

Toucher à ces questions, vers lesquelles l'esprit se laisse invinciblement entraîner dès que la pensée s'élève aux mystères de notre origine , c'est entrer sur un domaine où la discussion s*est vivement portée depuis quelques années, celui de Taction des milieux et de la persistance des races *. Ce sont là, au surplus, des faits de pure observation ; seulement l'observation, dans les vraies conditions scientifiques, ne remonte pas assez haut pour qu'on y puisëe asseoir un jugement san^ appel. M. Taine a écrit à ce sujet de belles pages dans sa récente Histoire de la littérature anglaise; on nous saura gré d'en citer un ou deux passages.

Ce qu'on appelle la race^ ce sont ces dispositions innées et héréditaires que l'homme apporte avec lui à la lumière, et qui ordinairement sont jointes à des différences marquées dans le tempérament et dans la structure du corps. Elles varient selon les peuples. 11 y a naturellement des variétés d'hommes, comme des variétés de taureaux et de chevaux, les unes braves et intelligentes, les autres timides et bornées; les unes capables de conceptions et de créations supérieures, les autres réduites aux idées et aux mveutions rudimentaires ; quelques-unes appropriées plus particulièrement à certames œuvres et approvision-

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