‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 194 sur 368 · RÉGION ÉQUATORULE DES GRANDS LACS ET DES SOURCES · texte numérisé non relu

RÉGION ÉQUATORULE DES GRANDS LACS ET DES SOURCES

1. R. F. Burton and J. M'Queen. The Nile Dasin. Part I. showing Tanganyikato be Ptolemy's Western Lake Réservoir: aMemoir read before the Geographical Society, Noveoiber 14, 1864. Part 2. Captain Speke's Discovery of the Source of the Nile: a Review. Loûdon, 1864, in-S" Maps.

2. J. HoGG. On some old Maps of Africa on which the central equatorial lakes are laid down nearly in their true positions. Transactions of the Royal soc. of Literature, 2 séries, vol. VIII, 1864, p. 67.

M. Hogg croit reconnaître le Victoria Nyanza de Speke et l'Albert Nyanza de Baker (ci-dessoas n» 4), dans les grands lacs qu'on volt marqués sor les anciAines cartes arabes, reproduites à petite échelle dans l'atlas de la Géographie du moyen âge de Lclewel, et dans les cartes du seizième siècle.

La notion de grands lacs intérieurs est en effet très-ancienne. Leur première indication est dans Ptolémée, dont les renseignements provenaient certainement des caravanes de l'intérieur qui arrivaient à Alexandrie. Plus tard, les informations arabes, et celles des Portugais d'Angola et de Mozambique, apportèrent des indications analogues dont

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firent usage les anciens cartographes, en les combinant plus ou moins heureusement avec les données ptoléméennes. Mais toutes ces indicacations, provenant pbar là plupart des indigènes, sont très-vagues ; il est bien hasardeux d'en tiref les éléments d'identifications précises.

3. W. S. Vaux. On the koowledge which the ancients possessed of the Sources of the Nile. Transact. of the Roy. soc. of Liter. vol. VIII, pari 1. 1864.

Les données ({ne M. Taux à tirées dePtoiémèe, de Pline, etc., avalant été déjà exposées d'une manière très-complète et très-précise dans noire Mémoire couronné en 1860 par 1 Académie des inscriptions et belleslettres, et qui a été publié au eoipmencement de lt6S sous ce titre: Le nord de l'Afrique dans l'antiquité grecque et romaine, par M. Vivien de Saint-Martin. Paris, i vol. grand in-8, avec cartes.

4. W. S. Baker. Lettres sur sa reconnaissance du Louta-Nzighé, grand lac au N. 0. du Victoria Nyanza de Speke; dans VAthenœum de Londres et dans le Times.

5. John Â. TiNNE. Geographical Notes of expéditions in central Africa, by three dutch Ladies. Lond., 1864, in-8, 44 pages, avec deux petites cartes. (Extrait des Transactions of the Historic Society of Lamas hire and CheshirCj vol. XVI, Liyerpool.)

6. Die Tinne'schc Expéditions im westlichen Nil-Quellgebiet, 1863 uud 1864. (Expédition Tinné dans les parties occidentales de la région des sources du Nil), aus dem Tagebuche von Th. V. Hëuglin. Nebst ôthnographischen, zoologischen und kartographischen Anhaengen, und einer Originalkarte. Gotha, . J. Perthes, 1865, in-4, viii-46 pages à deux col. , avec une grande carte. [Geographischen Mittheilungen d'Aug. Pdtemut&n, Ergaenxungsheftf n" 15.)

Ce journal du célèbre vovageiir se compose d'une s^è à» lettres et de notes écrites sur place, depuis le mois d'août 18^3 jnémi'aii 23 novembre 1864. Les appendices sont au nombre dé qûàtrô ; 1» une note ethnographique sur les Nyam-nyam, avec un vocabulaire de la langue Dâr ; 2» notes zoologiqueS et ornithblogiques *, 3° liste de noms propres usités parmi les Arabes ; 4« remarques . sur la carte. — Ifbài ferons choix plus loin d'un certain nombre d'extraits parmi leà informations les plus intéressantes et les plus neuves que renferment oes lettres.

7. Guill. Lejean. Voyage aux deux Nils (Nubie, Koirdofiini Soudan oriental), exécuté de 1860 à 1864 par ordre de rÉmpereur. Paris, 1865, in-4 (1" livraison).

!'« livraison d'une relation qui sera riche an documents. Elle doit être accompagnée d'un atlas de 18 cartes, dobt plntieiirs sont éé^k gravées.

M. Lejean a en outre répandu dans un assex gra^d nombre de pnblicaiions des notes tirées de son riche portefeuille. Noos riiuiiiont ici l'indication de ces morceaux séparés :

BIBUOCRAPHIE. 3

- Voyage au Taka (haute Nubie), 1864. Le Tour du Monde, 1865, 1" semestre, p. 97-160.

Souvenirs d'ane lecture agréable, auxquels se mêlent d*litite|i notiona sur la topographie et les tribus du pays.

- Le Sennaheit, souvenirs d'un voyage dans le désert nubien. Revue des Deux-Mondes j V* juin 1865, p. 744-763.

Cet article, comme le précédent, . nous transporte au milieu d'une contrée — la haute Nubie — dont les publicatiops de M. Munzinger et de M. de Heuglin nous ont déjà fait connaître fort en détail la géographie et les populations. M. Lejean ne laisse pas d'y ajouter d'intéressantes et bonnes notions.

- Note sur les Fougn et leur idiome. Bulletin dé la Soc. de géographie, mars 1865, p. 238-252.

!M. Lejean développe ici un certain nombre d'observations sur plusieurs points de l'ethnologie de la haute Nubie et du haut Nil, où il croit que M. Hartmann s'est trompé. Dans tons les cas, la Note de M. Lejean restera conmie une pièce à consulter sur une étude à peine ébauchée, celle des conditions ethnographiques de l'ancienne Ethiopie. Les Fougn de M. Lejean sont les Founghts de M. Hartmann et de tous les autres voyageurs. C'est un peuple négroïde qui habite l'ancien Sennàr, entre le fleuve Blanc et le fleuve Bleu.

Sur la belle et savante publication de M. Hartmann, on peut voir le deuxième volume de VÂnnée géographique , p. 57 et 71.

- Voyage au Haraza. Quelques observations sur le ragle ou hallucination du désert. Nouv. Annales des voyages, mars 1865, p. 300-318.

Cette Note se rattache au voyage de l'auteur au Kordofan (1860), inséré dans le Tour du Monde de 1863, premier semestre. Le Djebel Haraza est habité aujourd'hui par une colonie de Danagla^ originaire de Debbèh, sur le Nil nubien.

- Observations sur les pays et les peuples à l'ouest du lac Nô et du fleuve Blanc. Ibid., avril, p. 5-23.

Ces observations, presque entièrement ethnographiques, 8e rapportent aux Chelouk, aux Djanghé, aux Baër, aux Houmour (ou plutôt Hamar?), aux Foroghé, branche des Fertit, aux Fognoro, au^ Kredj du Fertit et aux Nyam-nyam. La plupart de ces observations ont été recueillies par informations, mais non sur les lieux mêmes.

- Notes sur les Nyam-nyam, Revue orientale, n" 65, 1865, p. 11-14.

Nous devons répéter ici notre remarque du précédent paragraphe. M. Lejean n'a pas été jusqu'au pays des Nyam-nyam, mais il a vu stir le Bahr-el-(<hazal plusieurs individus de cette race, qui n'est pas nègre. Voir ci-après nos extraits du journal de M. de Heuglin.

- Voyage en Abyssinie, 1862-63. Le Tour du Monde^ 1865, 2* trimestre, p. 225-272.

Après une excursion au Sennàr, le voyageur entre en Abyssinie par le pays nubien de Oassabat. Il voit Gofidar.

Les rapports passablement accidentés de M. Lcsjean avec Tempereur Theodoros forment un des épisodes les plus piquants du récit.

-^ Note sur le royaume de Koullo, au sud du Kafa. Bulletin de la Soc. de géogr.j nov. 1864, p. 388-391.

Ces notes ont été recueillies de la bouche de deux indigènes. La langue du pays s'appelle gofa ; elle est parlée, outre les Koullo, par vingt-trois peuples (ou tribus), dont M. Lejean donne la liste. Elle est accompagnée d'une esquisse tout à fait primitive du pays de Koullo et de ses vingt-cinq divisions, tracée par un indigène élève de la mission de Gofat.

Les tomes I et II de V Année géographique (p. 18 et 58), donnent l'indication d'un certain nombre de morceaux de même nature antérieurement publiés par M. Lejean.

8. Baron Cari von der Decken. Geographical Notes of an Expédition to Mount Kilimandjaro, in 1862HS3. Journal of the RoycU Geograph. Soc, vol. XXXI V^ 1865, p. 16, avec une carte de la montagne et du pays environnant.

Comparez les n»* 63 et 6^ du troisième volume de VÀnnée géogra* jihiqUBy p. 134 et 127.

S 1*". Premier voyage d'exploration dans l'Afrique équatorialesur les traces du capitaine Speke. M. S. Baker. — Reconnaissance d'un nouveau lac dans la région des sources du Nil.

Un fait géographique considérable a marqué l'année 1 865, et c'est encore l'Afrique qui en a été le théfttre. Le voyage du capitaine Speke à travers l'Afrique équatoriale a porté ses premiers fruits ; une exploration fort importante vient déjà (i'élargir le champ de découvertes ouvert par le hardi pionnier.

Ceux 'qui ont lu la relation de l'infortuné capitaine*, on qui ont suivi l'analyse que nous en avons donnée, se rappelleront sans doute que bientôt après s'être éloignés de l'extrémité septentrionale du Victoria Nyanza, grand lac situé au milieu même de la zone équatoriale, partit en deçà, partie au delà de l'équateur, Speke et son compagnon le capitaine Grant furent obligés d'abandonner la rivière qui

1 Dont l'édition française a été publiée à la maison Hachette, un volume grand in-S" avec cartes et illustrations, 1864*

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