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L' ALBERT NYANZA

seulement aux tribus pastqralas, ont eu autrefois leur notoriété classique, car elles fippartiennent ou cpnfîne9|t au royaume jadis célèbre de l^érpé. M. Baker n'est pasmpins familier avec les ii^fruments de précision qu'avec 1^ carar bine ; ses observations seront sans aucun doute d^un précieux secours pour fixer la carte, encore un peu flottante sur bjen des points, de ces pays nouveaux et des territoires plus méridionaux où il a pénétré.

Revenu de l'Atbara à Khartoum, il se remit en campagne au milieu de décembre 1862, cette fois pour remonter le fleuve Blanc à U rencontre des capitaines Speke et Grant. Il eut 1^ joie d'être rejoint par eux à Gondokoro le 2^ fér vrjer 1863 ; c'est là qu'il reçut d'eux les informations qui le décidèrent ^ se porter à son tour vers la région qu'ilç ye^ naient de traverser. Il voulait explorer la partie du fleuve qu'ils avaient forcément perdue de vue, et reconnaître le Loutja-Nzighé. Une première fois l'insubordination de son escorte le contraignit de revenir à Gondokoro avant de s'être avancé bien avant dans le sud. Une seconde escorte refusa également de le suivre dans cplte direction, si bien qu'en désespoir de cause il prit le parti de se porter à l'est vers le Sobat. Le Sobat est un grand affluent de la droite du fleuve Blanc, à mi-chemin environ entre Gondokoro et Khartoum ; sauf la partie voisine de son confluei^t, son cours est absolument inexploré. C'est une des nombreuses conquêtes «encore réservées aux voyageurs futurs, dans la région élevée comprise entre le fleuve Blanc et TAbyssinie. La reconnaissance de cette portion importante de l'hydrographie du haut bassin du Nil a éveillé l'ambition de bien des explorateurs, et des plus éminents, depuis M. Antoine d' Abbadie i usqu'i^ MM. de Heuglin ef Baker, sans qu'aucun d'epx ait pu 1 accomplir.

Parti de Gondokoro au commencement d'avril 1863, M* Bajier se dirigea v^rs le S. £]. jusqu'à fine localisé des Béri appelée Latouka, déjà visitée deux ans auparavant par

DOtre compatriote le docteur Peney, si malheureusement enlevé à la science au moment où il allait entreprendre l'exploration du fleuve Blanc au-dessus de Gondokoro^ Le 12 avril 1863, M. Baker écrivait de Latouka au consul général anglais à Alexandrie, M. Colquhoun, qu'il allait s'arrêter là quelques semaines, après quoi il se proposait de se porter vers le Sobat. H pensait que l'excursion pourrait bien durer neuf mois. Un temps considérable s'écoula après celte lettre sans qu'on eût de lui aucune nouvelle directe. Enfin, dans les derniers jours de mai 1864, quelques-uns des hommes qui avaient fait partie de son escorte arrivèrent à Khartoum, et Ton sut par eux que le voyageur s'était finalement dirigé non vers le Sobat, selon sa première intention, mais vers la résidence de Kamrasi, chef d'Ounyoro (à une centaine de milles anglais au nord du Nyanza), pays bien connu par la relation de Speke*. C'étaient là que ces hommes l'avaient laissé. Kamrasi lui avait fait un très-bon àccaeil, et ne demandait pas mieux que de nouer des rapports suivis avec Gondokoro.

Cependant le temps s'écoulait de nouveau, et il n'arrivait pas d'autres nouvelles du voyageur.- À l'impatience se mêlaient déià des inquiétudes de jour en jour plus sérieuses. Depuis plus de vingt mois pas une ligne, pas la moindre nouvelle directe ou indirecte. On commençait à désespérer complètement, quand tout k coup, de Khartoum à Alexandrie, arrive par le télégraphe la joyeuse nouvelle que Baker est de retour, qu'il revient avec des découvertes et tout on bagage scientifique des plus importants, et qu'il est sur le chemin de l'Europe. Des lettres de Baker lui-même écrites de Khartoum à la date du 10 mai dernier (1865), confirment bientôt après Theureuse nouvelle, et y joignent les

1. Voir à ce sujet le 2' volume de V Année géographique^ p. 59 et suiv.

2. Voir p. 471 et suivantes de l'édition française. Les observations de Speke fixent la position de M'rouli, résidence de Kamrasi, par !• 37' 43" de lat.N.

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