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BoleHnf]X,p

2. C'est aux opérations de la Commission de 1857 que se rapporte le mémoire de M. Covarrubias sur la position géographique de Mexico (Determinacion de la posicion geografica de Mexico) publié en 1859, et réimprimé en 1864 au t. X du Bulletin de la Société de géographie. La Commission, comme nous Payons dit précédemment, a légèrement modifié la position astronomique assignée à Mexico par les observations de M. de Humboldt calculées par Oltmanns. Les résultats aui« quels ce dernier s'arrêta sont :

Latitude lfl« 25' 45"

Longitude 0. de Paris 101 2ù 40

La Commission de 1856 a adopté :

Pour la latitude 19* 26' 12"33

Longitude 101 37 33

La différence de longitude récemment accusée par le télégraphe électrique entre Mexico (à l'Observatoire des Écoles des mines) et Greenwich, 6*'36'"28*4, donnerait, en admettant que le résultat ne soit affecté d'aucune équation personnelle, 101 • 27' 30" pour le méridien de Paris.

Il faut remarquer que les observations de M. de Humboldt ont été faites au couvent de Saint- Augustin , plus septentrional de 18" 66 que le méridien de la Mineria, et plus oriental de 2' 5" ; ramenées à ce dernier observatoire, les déterminations de M. de Humboldt donneraient donc :

Latitude 19» 26' 3'"6(ï

Longitude 101 37 36

ce qui atténue sensiblement la différence des résultats.

^^^ LES ÉTUDES AMÉRICAIIVES.

|iliUéu I «ùn&i i|ue le niveUement. Une grande carte en uuiix fouilles, basée sur cet ensemble d'opérations, a été IHililiio en 1863, au tome IX du BoUtin de la Société de Moxioo.

Conclusion.

J'ai tftché de présenter et de rendre sensible dans ce travail la marche des études et des explorations géographii|U6H, historiques et archéologiques faites depuis soixante uiiti Hur les territoires mexicains. On a vu dans quel état Albxundrede Humboldt a trouvé, en 1803, la géographie iiu Mexique en général, et en particulier la cartographie, et iluub (|uel état il les a laissées; on a vu quelle marche le grund Explorateur a tracée pour Tavancement des recdn* imibHaoeos h poursuivre , quelles instructions sages et pré- (Ubtib il a données aux voyageurs qui reprendraient la tftche ^ïïiiti lui, On a pu voir que les trois grandes lignes d'exploruliuH (|u'il suggérait aux observateurs au nord de Mexico, (iiil lUi^ ou complètement, ou en grande partie reconnues, i Ml u vu ({u'h l'extrême nord, dans les contrées qu'on ap- (mlld lu Nouveau-Mexique et qui ont cessé d'être des pays iMM^ii:fiinM, un ensemble d'investigations locales, que M. de llMMilmldt n'aurait pu prévoir, a donné depuis quinze ans H \f\ ^éu((rAphiu de ces territoires à demi sauvages une prèf.}QiMii ui une richesse de détails dont on voudrait bien reiiMiivpr r/quivalent dans les provinces plus heureusement biihiUio. On tt vil enfin quels itinéraires, dus à de bons ob- A0I VHlMiM'b, nul le plus fructueusement sillonné plusieurs juMllob ilil |i«yH ; quels points ont été fixés par des détermihrillMiib «Httiîlfip» ; qucds relèvements ont apporté d uliles maiMiiniiH ^ In r.iti'to générale, et aussi quel ensemble d'invesli^iitiiMiOy poumuivius par les Mexicains eux-mêmes, ont

mmttrikmt à iatmàn^m à piriiorkfimcr les: iKiàcms stMHli^ qwe? ftt Uifwjgjiyfciyess «a intee tenifis que des reKJMrab^s €l âe^ i^todes 4^im satre «rài^ s'in»cibaî«t à ]liù9<m^ à

Il j a II, s»» contredit, us ensiMnblte f&n 7«oiar(|iaM# de résollass acquis. £t cependant, trik e$ïl ]i i!7iiDde«r àm cadre et le m»b1si« des éisidirtaû^ qœ ](Mrsqxi'oii Tt ma iood de Mstraïaax, qoÊmà oa les met eai«$»rd de TtsMan- Ue OD qwî'ott en acrtie la xaleur oitîqae, <m est fero«eat aBMDé à ceUe oondaskiii imle^ que ce qui est bit a^est eBOore qoaa &ifale point de départ pour ce qai resleà fidpè.

Et si maiBlemit, la carte sous les veai, on se demande quelles paities dn pap laissant le pks à désirer, quelles provinces appeflcnt de novvdles étndes d^nne aanièie pins spéciale, ofi ë|Ht>vTe, ponr cette dèsifnuuion, nne sorte d'embarras. Cet embarras Tient précisément dn petit nombre de cantons où Ton puisse dire qne de nouTelIes étndes sont phis on sont moins nécessaires. Là où ce ne sont pas des déconcertes,* des explorations tout à fait neuves, ce sont des réTisions qui sont à reprendre. Je dis ceci jiour l'archéologie, et k bien plus forte raison encore pour la topographie. Si l'on excepte la vallée de Mexico j>our les op*^ rations géodésiques, et, tout au plus, TÉtat de Puebla^ quelles provinces ne sont pas à sillonuer, à mesurer, à fouiller dans tous les sens ? En de^k de Mexico, ce qu'on nomme les Terres du Sud, le Guerrero ou province d'Acapulco, rOaxaca, le Chiapas, sauf un bien }>etit nombre de lignes isolées, sont, on peut dire, des pays vierires. Sans parler du relèvement topographique, quelles découvertes archéologiques n'y a-t-il pas à espérer dans ces contrées que signalent les sites de Mitla et de Palenqué? On en peut dire autant des iierras tenipladas des deux côtés du plateau , d'une part la province de Vera Gruz, d'autre part le Mi-

46 LES ÉTUDES AMéRIGAINES.

choacan et le Jalisco, contrées qui avaient encore, an temps même de Tempire aztek, leur civilisation propre et leur antonomie, et où de modernes explorateurs, dans de rapides traversées, ont entrevu des quantités de ruines indigènes dont on attend encore la description détaillée. Il n'y a pas dix ans que M. de Saussure a découvert, c'est le mot propre, le site ruiné d'ime ville tout entière à quelques lieues de Tlaxcala, à deux pas d'une des routes les plus fréquentées, et dont nul avant lui n'avait parlé. Que de découvertes semblables attendent nos voyageurs, non pas seulement dans la reconnaissance des grandes lignes, des routes plus ou moins battues, mais surtout dans les excursions latérales I Dans le nord, les chances deviennent moins grandes, sans doute, pour les découvertes de ce genre, car on sait qae la civilisation de l'ancien Mexique, qui parsût, à en juger par ses monuments, avoir été grandissant et se développant vers le sud jusqu'à l'entrée de Tisthme, ne montre, au contraire, que des traces de plus en plus faibles à mesure que l'on monte au nord, vers le foyer des tribus barbares qui alimentèrent les immigrations antiques de TAnabuac. Les Casas Grandes du voisinage du Gila et du Rio del Norte, et les restes splendides de Mitla, de Palenqué et d'Uxmal, sont les deux termes de cette vieille civilisation aborigène, ici à son berceau, là à son apogée. Mais, en définitive, il y a partent à étudier, à noter, à dessiner, à recueillir, pour l'histoire naturelle, la géologie, l'ethnologie, la géographie, quand ce ne doit pas être pour l'archéologie.

Ce ne sont pas des instructions que j'ai vouln tracer dans cette vue sommaire et tout à fait d'ensemble, mais seulement une sorte de guide et de préparation pour les instructions spéciales. Il convenait de résumer le bilan du passé, au moment où les travaux de la Commission du Mexique ouvrent une vue nouvelle sur l'avenir et préparent l'ère définitive des études américaines.

L^Âfriquey cette année encore, n'a pas perdu la priorité d'intérêt que lui ont valu les mémorables explorations où, depuis quinze ans, se sont illustrés les noms de Barth et de Vogel, de ,Krapf et de Livingstone, de Burton, de Speke et de Grant, de Heuglin, de Munzinger et de Beurmann, du baron de Decken et d'Henri Duveyrier, Les grandes et fructueuses entreprises auxquelles s'attachent ces noms devenus historiques sont terminées, il est vrai, et il s'est fait cdmme un temps d'arrêt dans ces courses ardentes à la recherche des pays inconnus; d'autres, cependant, se poursuivent ou se préparent, et les résultats acquis sont l'objet de publications importantes sur lesquelles doit se porter notre attention.

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