‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 201 sur 368 · DÉTERMINATIONS ASTRONOMIQUES · texte numérisé non relu

DÉTERMINATIONS ASTRONOMIQUES

fT Quelques déterminationB astronomiques.

Parmi les relevés astronomiques dont le capitaine Speke, il y a deux ans, rapporta les éléments en Angleterre, la dé-» termination du confluent du Sobat et du fleuve Blanc n'est pas une des moins importantes; ses observations, calculées par M. Dunkin, ont donné pour la latitude 9* 20' 48^, et pour la longitude E. de Greenwich 31' 24' (29« 3' 51* E. du méridien de Paris) ^ Le confluent se trouve par là porté de tout un degré plus à l'E. que sur les cartes antérieures, toutes basées sur celles de Werne, et de près d'un degré plus au Nord. M. de HeugUn fait à ce sujet la remarque suivante : « Quant à une position du confluent du Sobat portée aussi loin dans l'est, je ne puis encore me prononcer d'une manière absolue ; je dois dire néanmoins qu'elle me parait douteuse, bien douteuse, quoique sa latitude puisse être exacte. Je crois que le confluent est beaucoup plus occidental.... »

S h. Autres tentatives d'explorations poussées vers la région des sources du Nil» Le baron de Declcen. Du Chailiu. La Société de Géographie de Londres.

Il se fait en Europe, au moment où nous traçons ces lignes, un travail actif pour continuer l'œuvre d'exploration si heureusement ouverte par le capitaine Speke et par M. Baker. L'Angleterre elle-même, représentée en ceci par les sommités de la société de Géographie de Londres, sir Roderick Murchison en tête, le champion longtemps le plus chaleureux de la découverte efi'ective des sources du Nil par le capitaine Speke, l'Angleterre, aujourd'hui plus calme et d'un sens plus froid, convient franchement enfin que les découvertes du voyageur sont tout à fait en dehors de la question des sources; et sans aller jusqu'à dire, avec le capitaine Burton, que cette question vingt-cinq fois séculaire est plus

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embrouillée qu'avant le voyage de Speke, il faut pourtant reconnaître qu'en point de fait elle n'est guère plus avancée. C'est une très-grande chose que la route soit ouverte, et on pietit la regarder maintenant coâmle parfaitement ouverte : on le voit assez par rhèuretise excursion de M: Bàkei*.

Cette tâche si bien commencée, il s'agit de la repreiidre, est d'y rattacher de nouvelles et plus complètes ezplortttioUs. Les esprits s'agitent dans cette direction. M. dé Decken, iqui à déjà fait deux ou trois voyages de reconnaissances de la côte du Zangiiebar aux inontagiies neigeuses de Krafiif et Rebtnann (reconnaissances dont l'Europe ne possède encore, il faut le dire, que de bien faibles aperçus, — vdir ci-dessus là bibliographie), est parti d'Europe il y â six mois avec tin bateau à Vapeur de petites dimensions propre à remontai* les rivières de la côte orientale d'Afrique, se prot)ti8ant d'terivet encore une fois par cette voie au massif du Eilittiàndjarô et du Kénia, d'en compléter l'étude, et; s'il se peut; d'en contourner l'autre versiant encore inexploré : A Londres,' ntiè souscription a été provoquée pour une expédition nouvelle, qui partirait de la côte opposée de l'Afrique australe, versle Gabon ouïe Zaïre^ se porterait de là vers l'est droit snr le grand lac Central (lé Tânganîka) reconiiti par Bùrtoù et Spekedans le voyage qu'ils firent de compagnie en 1859, compléterait l'étude de cette grande nappe d'èau intérieure dont Burton n'a pu recoi^naitre (et encore iiicômplétéinéilt) que le côté oriental, et remonterait au nord vers là ^fàndè région des sources. C'était le plan favori de Speke depuis son retour en Europe, et nous le lui avons entendti flévelopper avec ainour lors dé son passage à Paris. Enfin, Dtichaillu est retourné au Gabon au milieu de l'année dernière, ne projetant rien moins que de gagner le Nyanzà de Speke en suivant à peu près la direction dé l'équatèur. Noiis ne pouvons mieux faire connaître le plab dé rardënl vdyà« geur qu'en traduisant la lettre même qu'il Adressait à sir Roderick, lettre dont l'abandon et la simplicité, Jtfints k ith

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