LES SOURCES DU TIGRE
entendu parler avant ses explorations du Kurdistan. On y voit qu'Âschour-izir-pal ayant visité la source de Dzebeneb dans le cours d'une de ses expéditions, y avait trouvé deux tablettes commémoratives que d'anciens rois y avaient érigées pour perpétuer le souvenir de leunï* victoires sur les montagnards. Une de ces tablettes appartient à Tiglath Pilésèr, premier du nom \ et la seconde au prédécesseur immédiat d'Aschourizir-pal.
M. Rawlinson fait remarquer que le lieu en question avait été. visité quelqnes années auparavant par un autre voyageur anglais, qui, lui, n'avait vu là « qu'une grotte et un ruissQaii qui en sortait, » ce qui ne lui avait pas paru digne d'une attention particulière ; les figures et les inscriptions lui avaient complètement échappé, et il n'avait jamais rien publié sur la localité. « Je mentionne cette circonstance, ajoute le colonel Rawlinson, pour montrer la différence qu'il y a entre un voyageur qui porte ses yeux dans sa poche, et celui qui sait voir et sait décrire. »
Le pays que M. Taylor a traversé entre le Taurus et le mont Masius, a offert autrefois un grand intérêt. Ce fut le grand champ de bataille entre les Romains et les' Perses, durant les premiers siècles de Père -chrétienne ; la frontière des deux royaumes courait à travers cette région , et il y eut dans toute son étendue un nombre infini de sièges , de rencontres et de marches, qui ont été minutieusement décrits par les historiens du Bas-Empire. Les voyages de M. Taylor jetteront une grande Iqmière sur leurs récits. On peut dire, en un mot, que M. Taylor a recueilli une immense quantité d'informations nouvelles sur le nord de la Mésopotamie et sur le Kurdistan, informations qui seront d'une grande importance pour les géographe s, et que le journal de la Société pourra bientôt, on doit l'espérer, communiquer au monde savant.
1 . Sur ce roi, donl le colonel Rawlinson croit pouvoir (fautivement selon nous) placer le règne vers l'année 1120 avant l'ère chrétienne , nous renverrons à une note du II' volume de V Année j p. 272.
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106. F.-J. RupRECHT. Barometrische Hohenbestimmungen itn Caucasus, ausgefûhrt in den Jahren 1860 und 61 fur Pflanzengeographische Zwecke (Déterminalions d'altitudes barométriques dans le Caucase, relevées en 1860 et 1861, dans un biit de géographie botani(iue). Mén^oiret de V Académie impériale det sciences de Saint-Pétershourg^ septième se île, t. VÏI, n" 1 , in-4*i 132 pages.
Travail d'une très-grande importance pour la géographie physique du massif caucasien. Le nombre des points dont le D' Rnprêeht • déterminé l'altitude, dans ses deux explorations botaniques de 1800 et 1861, est de 468. Ses courses ont embrassé les environs de Tlflis, le Kakhet), le Daghestan , les districts de Pchavi^ de Khevsoar, ete*, la route militaire de Tiflis à Vladikaukas à travers la Géorgie, rosaéthi, le Kadcha, Tlméreth, les montagnes d'Akhalzitkhét etc., etc. Le tojrageur consacre un article à l'exposé de ses méthodes d'observaUoiui et de calcul, à l'examen des sources d'erreurs que comporte rorométrie barométrique, et au degré dé certitude auquel peut atteindre eette nature d'observations. D'autres sujets intéressants pour l*hjrptomélrie caucasienne sont traités dans l'appendice.
106 his. H.-J.STEBNiTZKY,Oberst-LieutenantdesGeneralstabes.Uebersicht der kaukasischen Statthalterscliaft (Aperçu du goUTernement du Caucase). Miitheiluvgen de PetermanU^ 1865, n* iv, p. 121-126.
Tableau statistique comprenant l'étendue territoriale, la divition en provinces, districts et territoires, le nombre des Tilles bt des Tlllages, et la population. La position du lieutenant-colonel d'état-mi^or Stebnitzky le met à même de puiser à de bonnes soui^s, et donne une valeur particulière à cet aperçu d'ensemble. L'auteur la résuine, en ce qui concerne la population, dans le tableau suivant :