Voir VAnnée de 1864, p
2. Ci-dessus, n la bibliographie, n" 107. Voir le précédent volume
dp VAnnée y p. 156.
Nous avons eu à noter Tannée dernière Torigine et l'objet du voyage que le docteur Raddé, l'actif explorateur de la Daourie, a maintenant entrepris dans le Caucase ^ Ces nouvelles explorations doivent porter, comme les courses antérieures de M, Raddé, sur Thistoire naturelle et la géographie physique, deux sujets d'étude qui se confondent sur tant de points; mais les antécédents du savant voyageur nous sont une garantie que les autres objets qui s'offrent à l'observation dans les contrées imparfaitement connues ne seront pas négligés. Le voyage de M. Raddé doit durer trois années au moins. La campagne de 1864, depuis le milieu de juin jusqu'à la fin de septembre, a été consacrée à l'Iméréthi et à la Mingrélie, deux pays qui se partagent le bassin du Rion, fleuve classiquement célèbre sous le nom de Phase, et qui nous place au milieu de l'antique Colchide. Le voyageur a vu les cantons alpestres du Souanéthi, et le peuple de ces froides vallées non moins sauvage que ses montagnes. Il en a rapporté de bonnes notes ethnographiques. Ses observations d'altitudes sont nombreuses, et avec celles du docteur Ruprecht elles enrichiront la carte de données précieuses. Le 25 septembre, M. Raddé était de retour à Tiflis.
L'été de 1865 a dû être employé à l'achèvement de cette étude physique du bassin du Phase, et à l'exploration des territoires avoisinants : d'un côté, le Gouriel jusqu'à la frontière turque; de l'autre, la côte de l'Abkhasie.
Le baron Ouslar,de son côté, continue de fournir à l'ethnologie de l'isthme d'utiles études sur quelques-uns des dialectes les moins connus des peuples montagnards (n® H 4/ et notre volume de l'année précédente, p. 158). Un grand mémoire de l'académicien Schiefner sur la langue tchetchenz (au nord de la grande chaîne, dans sa partie orientale) apporte une importante contribution à cet ordre d'études, qui