SIBÉRIE. PEUPLES TURKS
gardé encore assez purement le caractère turk, si ce n'est dans quelques particularités grammaticales, et il est testé très-près du turk altaïque.
Après avoir consacré trois voyages, poursuit M. Radloff au début de son troisième voyage, à Tétude des tribus tâtares de TAltaï et de leurs voisins de l'ouest entre l'irtisch et le Thianchân, je devais maintenant porter mon attention vers Test, afin de voir de près les tribus tâtares dans la partie N.-E. du gouvernement de Tomsk et dans la contrée du haut Yénisseï.
Le voyageur dous fait suivre pas à pas son itinéraire, en énumérant les tribus successivement visitées, et en donnant sur chacune d'elles, sur leur extraction, leurs migrations, leurs idiomes et leurs dialectes, des détails succinls, mais précis. U nous montre quelques-unes de ces tribus perdant peu à peu leurs habitudes de vie, et se rapprochant graduellement de la vie des villages russes avec lesquels elles se trouvent en contact. On saisit ici sur le fait le travail de transition qui prépare la transformation morale des races, et peut-être par la suite leur transformation physique par un mélange que le temps rend inévitable.
Résumant ensuite Tensemble de ses quatre années d'explorations altaïques, M. Radloff range les tribus qu'il a visitées sous trois groupes, et il en dresse ce tableau généalogique :