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LE CAPITAINB SPEKE. 75
re d'ailleurs chez nous cette grande page d'histoire géobique entre les mains de quiconque prend intérêt aux rès de la science du globe. Due à la plume élégante et } de M. ForgueSy et sobrement émondée en quelques es oii l'exubérance des détails inutiles nuit, dans ,dnal, à l'eiisemble du récit (sans toutefois que Ton se permis jamais de toucher en quoi que ce soit à ce qui le moins du monde au fond même de la narration), édition française contribuera puissamment, nous osons' rmer, à étendre la popularité déjà acquise au nom du ^ur. Relever quelques assertions par trop hasardées, dresser de palpables exagérations, comme viennent de ire MM. Beke, et Richard Burton dans des mémoires îaux (n°* 13 et 14), [et comme nous Pavions fait nousle avant eux, ce n'est pas diminuer, c*est épurer, au raire, et agrandir encore la gloire de l'explorateur, en igageant des assertions irréfléchies du premier enthoune. '
DUS ne pouvons qu'inscrire dans notre bibliographie la ion annoncée du capitaine Grant, le compagnon un peu é du capitaine Speke ; au moment où nous mettons ces lets sous presse, nous n'avons pu encore avoir sous les : ce nouveau volume. Nous y reviendrons plus tard s'il ieu.
ifférents plans ont été déjà mis en avant pour reprendre mpléter les découvertes de Speke. La Société de Géoihie de Londres a fait connaître son intention d'organime expédition. Le Vénitien Miani, explorateur entreant et déjà éprouvé, mais qui, à tort ou à raison, n'a acquis, dans ses précédents voyages, une consistance itifique propre à commander la confiance, avait eu un lent l'espoir d'organiser une expédition autrichienne, itres projets encore se sont produits; aucun jusqu'à ent n'a pu aboutir. Mais il est hors de doute que dans emps peu éloigné une ou plusieurs tentatives se porte-
ront dansia région équatoriale. Nous répéterons ici , quant à nous, ce que nous avons déjà dit ailleurs : c'est que Fexpédition la plus d isirable, et certainement la plus fructueuse, serait celle qui, partant de la côte de Mombaz, se porterait sur le massif que dominent les sommités du Kilimandjaro et du Kénia, qui franchirait cette barrière neigeuse pour descendre dans le bassin du Nyanza qu'elle alimente, étudierait avec soin tout ce bassin hydrographique, et continuant de là dans la direction du nord-ouest, irait aboutir à la Béuoué, reconnue par le D' Barth dans le pays d'Adamâoua. Une telle ligne d'exploration conduirait d'un seul coup à la solution de tous les problèmes soulevés, y compris la détermination de la véritable tête du Nil. C'est là, j'ose le dire, le plus beau voyage de découverte qui reste maintenant à entreprendre dans l'état actuel de la science du globe.
Parmi les études et les morceaux ré trospectife auxquels nous avons donné place dans notre bibliographie (n*' 16 à 20), nous signalerons tout particulièrement la trop courte Note du D' Peney, médecin français au service du gouvernement égyptien à Khartoum (n*" 18). C'est un morceau instructif et fort intéressant sur un pays où nul autre Européen que nous sachions n'a pénétré. La contrée montagneuse de Tagala fait partie du pays des nègres Nouba, au sud du Kordofan; c'était naguère un terrain désigné pour les chasses à esclaves. L'excursion du docteur, faite en compagnie d'une expédition égyptienne, remonte à 1843.
Explorations récentes. Études archéologiques.
21. Aug. Mariette. La tablette de Saqqarah. Revue archéologique j sept. 1864, p. 169-186.
22. Le musée du Caire. Extrait des notes de voyage de M. F. de Saolcy. Ibidj mai, p. 313-322.
23. Rapport (adressé à S. E. M. le ministre de rinstruction publique) sur la mission accomplie en Egypte par M. le vicomte de RouGÉ, de l'Académie des inscriptions et belles lettres. Archives des missions scientifiques f nouvelle série, t I, p. 167-178.
Ce rapport, inséré premièrement aa Moniteur •ûu 30 mai, a aussi été reproduit dans la Revue archéologique de juillet, et dans le Compte rendu des séances de l'Académie des inscriptions de M. Ern. Desjardins, 186^, p. 152 et suiv.
— Lettre à M. Guigniaut, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions. Rev. archéoL^ février, p. 128-134.
24. Rapport de M. C. Wescher à S. E. le ministre de l'instruction publique, sur sa mission en Egypte. Archivés des missions scientifiques y p. 179-191.
M. Wescher avait été adjoint à M. de Rougé pour les inscriptions grecques^
. 25. F. Chabas. Mélanges égyptologiques, deuxième série; comprenant des articles de MM. C. W. Goodwin, D' Edw. Hincks et D' S. Birch, le tout formant quatorze dissertations et un glossaire, avec planches. Chalon-sur-Saône, 1804, in-8, 350 pages.
26. Paul BucHÊRE. Les khéta-u des textes hiéroglyphiques, les Khatti des inscriptions cunéiformes, et les Héthéens des livres bibliques. Rev. archéol., mai 1864, p. 333-349.
27. Isthme de Suez, d'apK^s la triangulation effectuée en 1862 par M. l'ingénieur Larousse. 1864, 1 feuille.
Le bassin du Nil est la terre des contrastes. Le grand fleuve, dans sa course immense, appartient à la fois à ce
qu'il y a de plus récent et à ce qu'il y a de plus ancien dans Thistoire du monde, aux parties de l'Afrique k peine connues d'hier, et au pays dont les souvenirs remontent le plus haut dans le passé, à des peuples restés depuis l'origine des choses au dernier degré de la barbarie, et à la première nation civilisée qui ait figuré dans l'histoire. L'Egypte, avec ses monuments cinquante fois séculaires, est la terre par excellence des études archéologiques. On sait quels services leur a rendus un de nos compatriotes, M. Auguste Mariette % par ses recherches et ses découvertes personnelles, et plus encore par l'organisation du Musée d'Antiquités nationales du Caire , dont im des membres les plus savants de notre Académie des inscriptions, voyageur passionné et lui-même profond archéologue, nous a récemment donné une intéressante description (n"* 22). Avec ce bonheur qui n'appartient qu'aux chercheurs savamment mtelligents, M. Mariette ajouta, il y a trois ans, à ses trouvailles précédentes, celle d'un monument qui, par sa nature et sa destination, se place à côté de la célèbre table d'AJbydos. Quelques fragments qui manquaient à la pierre, et que l'on avait l'espoir de retrouver en poursuivant les fouilles, avaient empêché M. Mariette de publier plus tôt le texte mutilé du monument. Il en a communiqué cette année la description dans un Mémoire envoyé à TAcadémie des inscriptions (n*^ 21). C'est une liste de cinquaâte-huit rois appartenant aux anciennes dynasties pharaoniques, chaque nom, en signes hiéroglyphiques, renfermé dans un cartouche selon la forme habituelle. Le monument a été trouvé dans une des tombes situées au pied des pyramides de Sakkarah, près du site de l'ancienne Memphis; il appartient au règne de.Ramsès II, le grand Sésostris des historiens grecs, dont l'époque se place vers l'an 1400 avant l'ère chrétienne. Ce nouveau document de la chronologie