‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 31 sur 368 · PAYS DE L* ATLAS · texte numérisé non relu

PAYS DE L* ATLAS

28. Le D' GuYON. Étude sur les eaux thermales de la Tunisie, accompagnées de recherches historiques sur les localités qui les fournissent. Paris, 1864, in-8, 69 pages.

29. Alph. Rousseau, consul de France à Alger. Annales tunisiennes, ou Aperçu historique sur la régence de Tunis. Alger, 1864, in-8, 571 pages.

Le but qae s'est proposé l'auteur a été « de relater les événements dont la Tunisie a été le théâtre depuis l'expédition de Charles-Quint en isss jusqu'à la prise d'Alger en 1830. »

30. Henri Duveyrier. Exploration du Sahara. Les Touareg du nord. Paris, 1864, in-8, 501 pages, fig. (Challamel).

— Supplément. Mollusques, décrits par M. Bourguignat. — Plantes nouvelles, décrites par M E. Cosson, 39 pages et 6 pi.

— Carte du plateau central du Sahara, comprenant le pays des Touareg du nord, le Sahara algérien , tunisien et tripolitain (au

3,000,000») . 1 ffuille grand-monde.

31. P. Mare?. Nivellement barométrique dans la province de, Constantine. Altitude de Biskra. Comptes rendus de VÀcadémie des sciences, 11 avril 1864, p. 680-683.

— Nivellement barométrique de la province d'Alger, ibid,

32. Ch. Martins. Tableau physique du Sahara oriental de la province de Constantine ; souvenirs d'un voyage exécuté pendant l'hiver de 1863, dans l'Oued Ri'r et dans l'Oued Souf. Paris, 1864, in-8, 60 pages (Extr. de la Revue des Deux-Mondes, juillet et août).

observations géologiques et botaniques.

33. Leclerc. Une mission médicale en Kabylie. Paris, 1864, in-8, 251 pages.

34. J. Obmsby. Autumn Rambles in North Africa. London, 1864, in-8, 310 pages, with illustr. (Longman).

Récits d'une course de touriste en Algérie et dans la Tunisie.

35. J. P. L. Bbrard. Les deux villes de Tenez et de Bou-Maza. Versailles (et Paris), 1864, in-18, 166 pages.

3G. H. T A uxiER. Ethnographie de l'Afrique septentrionale au temps de Mahomet. Revue africaine, n" 43, janv. 1864, p. 54-71.

Continuation d'un travail commencé dans la Reçue afHcaine depuis

37. D' Camille Ricque. Recherches ethnologiques sur les populations musulmanes du Nord de l'Afrique. Revue de l Orient , Bulletin de la^ciété orientale de France, déc. 1863, p. 363-375.

Travail où l'on pourrait désirer des recherches plus approfondies et une critique plus sévère dans l'appréciation des faits.

38. Le D' A. Warnier. L'Algérie devant Topinion publique , pour faire suite à l'Algérie devant le Sénat. Indigènes et immigrants, examen rétrospectif. Alger, 1864, in-8, vm-176 pages.

39. L. Féraod, monuments dits celtiques de la province do Constantine. Rectieil des noticei et mémoires de la société archéologique de la province de Constan'ine , 1864, p. 108-132. Pi.

40. J. T. Gilbert. On certain cromlechs in Northern Africa. Proceedings of the Royal Irish Academy, vol. VIII, p. 117.

41. Nau de Chahplouis, capitaine d'état major. Carte de l'Afrique sous la domination des Romains, dressée au dépôt de la guerre d'après les travaux de M. Fr. Lacroix. Paris, 1864, 2 feuilles grand-aigle (au 2,000,000").

— Notice sur la carte de l'Afrique sous la domination des Romains. Paris, imprimerie imp. 1864, in-4, 46 pages.

4'i. Revue a/ricat né», journal des travaux de la société historique algérienne. 8' année, Alger, 1864, in-8. (Paris, Challamel).

Les principaux articles originaux contenus dans les numéros de l'année 1864 sont les suivants : E. Bâche, sur les dignités romaines en Afrique (lo% !!•, 12« et 13« articles) -, Berbrugger, reprise d'Oran par les Espagnols en 1732; la colonie nervienne de Sétif; épigraphie numidique, expédition d'O'Reilly contre Alger en 1775*, de Thallucination épigraphique, etc. ; A. Devoulx, les édifices religieux de l'ancien Alger; Fourtier, inscriptions de Sétif; Tauxier, ethnographie de l'Afrique septentrionale au temps de Mahomet (suite) ; Arnaud, notice sur les Sahari, les Oulad ben-Aliya, lesOulad-NaîI, et sur l'origine des tribus Cheurfa, etc., etc. Le journal de la société d'Alger, alimenté principalement par riiifatigabie zèle de M. Adrien Oerbrugger, est riche en travaux et en matériaux d'un grand prix pour la géographie comparée.

43. Recueil des notices et mémoires de la société archéologique de la province de Constantine, 1864. Constautine, 1864, in-8, xvi-298 pages, avec 33 planches.

Voici l'indication des principaux articles : Paym, sur les travaux hydrauliques anciens dans le Hodna ; JLerJerc, le monument des Lollius, et A^JUlée; du même, inscriptions nouvelles recueillies à Constantine; une inscription du Kaf-Ta«rout ; inscription» recueillies par M. Féraud chez les Oulad Abd-èn-Noûr ; inscriptions sur le Mêdracem; le commandant Floguy^ médaillon de l'arc de triomphe de Tébessa ; L. Faraud, monuments dits celtiques de la province de CODstantine ; du même : notice sur les Oulad Abd-èn-Noûr.

S 1. Nivellement barométrique en Algérie, par M. Mares.

De grands travaux accomplis ou commencésy de sérieuses études, d'importantes publications, ont marqué pour l'Algérie Tannée 1864. La topographie, la géographie physique et historique, l'ethnographie, les investigations ethnologiques, sont, on a pu le voir, honorablement représentés dans ' notre bibliographie.

Mentionnons d'abord les deux importantes communications faites par M. Mares à F Académie des sciences (n® 31). M. Mares s*est livré depuis plusieurs années à l'étude des conditions physiques et naturelles de notre Algérie ; deux longues séries d'observations barométriques lui ont donné une double ligne d'altitudes, un double nivellement commençant à la côte et se prolongeant au sud jusqu'à l'entrée du désert : l'une de Gonstantine à Biskra et aux lagunes de Melgh'ir, si remarquables par leur dépression bien constatée au-dessous du niveau de la mer; l'autre d'Alger à la ville de Lagh'ouat. Ce double nivellement barométrique modifie d'une manière très-notable la plupart des chiffrés obtenus par les précédents observateurs ; et bien qu'il ne soit pas exempt des incertitudes inhérentes k cette nature de déterminations, le soin extrême et les précautions minutieuses dont M. Mares a entouré ses opérations et ses réductions leur donnent une garantie que bien peu d'observations antérieures présentent au même degré. On en Jugera par le propre exposé de l'auteur.

J'ai l'honneur de présenter à PAcadémie les principaux résul*

tats d'un nivellement barométrique exécuté dans la province de Constantine jusqu'à la distance de 600 kilom. environ au sud du littoral. Les observations qui ont servi de base à nos calculs ont été faites pendant le cours d'une exploration botanique dirigée par M. le docteur Ë. Cosson, meqjibre adjoint de la commission scientifique de l'Algérie. Nous étions munis de deux baromètres Fortin, et de bons thermomètres construits par MM. Baudin et Fastré. Ces instruments ont été réglés avec le plus grand soin avant le départ et après le retour. Nous les avons aussi comparés aux instruments des observatoires qui nous ont servi de base d'opérations en Algérie.

Nous n'avons eu, sur le littoral, que deux bons observatoires fixes, Oran et Alger; mais leur éloignement en longitude et en latitude, et surtout la 'différence de position climatoiogique, nous exposaient à de fortes erreurs. Aussi avons-nous été heureux de trouver un bon observatoire à Biskra. Ce point fixe, en plein désert, nous a été du plus grand secours; toutefois, son altitude absolue n'étant pas encore exactement déterminée par la géodésie, les indications fournies par son observatoire ne pouvaient nous donner que des différences de niveau.

M. ûubocq a indiqué l'altitude absolue de Biskra comme étant de 111 mètres {Annales des Mines^ t. Il, 1852, p. 249). Ce chiffre est basé sur le calcul delà moyenne d'une année entière d'observations faites en 1846. A cette époque, les conditions d'exactitude étaient difficiles dans le désert, même pour les meilleurs observateurs.

Plus tard, M. Renou a trouvé 89 mètres d'altitude par sept observations faites au mois de mai.

La position continentale de l'oasis de Biskra, au pied d'un puissant massif montagneux qui la protège contre les froids du nord et laisse un accès complet aux vents du sud, fait de ce point un des pays les plus chauds du monde en été. La température moyenne, dans cette saison, diffère de près de 10 degrés de celle d'Alger; de là une grande inégalité probable de pression moyenne entre ces deux points pendant la saison chaude. Aussi, dans deux séries d'observations faites du k au 10 juin et du 12 au 16 juillet 1858, séries pendant lesquelles les courbes se suivent d'une manière remarquable, nous trouvons l'altitude de Biskra à 174 mètres par la première série, et à 161 m. par la seconde. Ce résultat, comparé à celui de M. Dubocq, dont les chiffres doivent très-probablement se rapprocher beaucoup plus de la vérité, semble bien indiquer une cause permanente d'er-

reur, qui nous parait devoir être attribuée surtout à riufluence de la saison chaude, de sorte que lorsqu'à cette époque le temps se met au beau ûxe^ la marche du baromètre peut suivre des inflexions identiques à Alger et à Biskra; mais la pression moyenne, faussée préalablement, garde sa cause d'erreur dans les observations les plus concordantes, comme les plateaux d'une balance dont on aurait faussé l'équilibre avant de s'en servir.

Lorsque je commençai ce travail, je ne possédais que les trois mois d'avril, mai et juin 1858, obse'rvés par M. Schmith, pharmacien militaire à Biskra. Ces observations m'avaient donné une altitude de 148 m. Ayant pu me procurer les observations de divers mois de 1860 à 1863, grâce à l'obligeance de M. Henri Duveyrier et de M. Colombo, directeur de l'école arabe de Qiskra, voici les résultats que j'ai obtenus :

Novembre lOo" F<«' Mars 118- F'»

Décembre 95 F<» Avril 145 F»

Janvier 100 F'» Mai • 155 F*«

Février 108 F'» Juin 155 P»

C'est au mois de décembre que M. Renou a indiqué le minimum de la température à Biskra.

Nous n'avons pas eu de matériaux suffisants pour pousser plus loin ces observations; bien qu'incomplètes, elles suffisent pour démontrer nettement l'influence de la température. La moyenne de ers huit mois nous a donné pour Biskra une altitude de 125 mètres.

Contrôlons ce premier résultat par un autre ordre de recherches. Les observations de M. Schmith s'étendaient du 7 avril au 20 juin 1858. Le calcul de leur moyenne nous donnait, avonsnous dit, 148 mètres. En examinant la hauteur du baromètre suivant les difl'érents vents pendant ces 74 jours, j'ai eu ce résultat inattendu que les vents du S. E. et du N. 0., dont le nombre prédomine, donnent une pression moyenne inférieure à celle des vents S. etO.; le ventdu N. donne une pression encore moindre. A Alger, au contraire, les vents du N., de l'E. et du N. E., qui dominent, donnent la plus forte pression. Il devait résulter de là une cause d'erreur facile à trouver par l'examen des moyennes : elle est de 2 millim. 2, correspondant environ

1. F^* indique 40 observations de baromètre Fortin ou Gay-Lusaac.

à 25 m. d'excédant, ce qui ramène le calcul de ces trois mois à 123 m., chiflFre très-rapproché du premier.

Nous pensions que l'influence de Pair excessivement sec de ces contrées pourrait influer sensiblement sur nos résultats; M. Renou a bien voulu en calculer les effets d'après nos données psychrométriques, et nos chiffres n'ont pas été changés d'une manière sensible.

Enfin, nous avons examiné la différence d'altitude qui existe entre chaque point mesuré et le précédent, calculés chacun par les quatre observatoires fixes, et le tableau de ces différences nous a donné de bons résultats pour Biskra coté à 125 mètres.

Les causes d'erreur sont évidemment très-complexes à d'aussi grandes distances, et il est presque impossible de pouvoir les apprécier d'une manière certaine ; toutefois ces divers contrôles doivent en atténuer sensiblement la portée , et ces considérations, jointes à plusieurs détails d'observation qu'il serait trop long d'énumérer dans cette note, nous ont fait adopter le chiffre de 125 mètréë pour l'altitude absolue de Biskra.

Le nivellement que nous avons l'honneur de présenter à l'Académie nous semble reproduire exactement les pentes générales indiquées par les eaux ; et les hauteurs que nous avons obtenues dans le Chott Melr'ir et l'Oued R'ir' nous paraissent indiquer d'une manière fidèle la topographie de ces lieux. Il faut en effet se bien pénétrer de la pensée que le Chott Melr'ir est un grand bassin qui reçoit les eaux de tous les pays environnants ; le fond est un immense plan, que son aspect uni, humide ou couvert d'efflorescences salines, ne permet pas de méconnaître dès qu'on le rencontre. Toutes les parties de ce bas-fond communiquent entre elles; et si certains points peuvent y être plus déclives que d'autres, tous les bords, du moins, sont à un niveau semblable, naturellement inférieur aux terrains qui l'entourent.

TABLEAU DES HAUTEURS DéTERMINÉES PAR LE BAROMÈTRE DEPUIS CONSTANTINE JUSQU'AU OUED-SOUF.

Constantine (place Vallée) 6^4" F'' '

Djabel Msid (sommet) 801 V*

Aïn Yagout (caravansérail 1)06 F»

Batnà (bureau arabe 1035 V^ '

El-Ksour (caravansérail) 960 F' •

l. Voy. la note ci-dessus.

l'annéb oéoGR. m. 7

El-Kantra (caravansérail) 51T F^

El-Outaïa (caravansérail) 280 F^

Biskra (fort Saint-Germain) 125

Taïr H'assou (maison de commandement) 34 F'

Aïn-Chegga (puits artésien) 30 F-

Mguébra (puits. Niveau de la mer) 0 F^

Chott Melgh'ir (bord N. 0. à 7 mètres environ

au-dessus du fond qui s'étend devant nous).. — 6 P

Oum-et-Thiour (pied de la mosquée) 2 V*

Mgh'eïer (puits artésien) 3 F'

Sidi-Khalii 2B F»

Tamerna Djedida 77 F"

Sidi-Rached 67 F"

Bram (niveau du puits artésien) 65 F"

Sidi-Slimân (niveau du puits artésien) 72 F^

Touggourt (niveau de l'eau des fossés de la

ville) 63 F»

Temacîn (Zaouïa) 72 F'

• Blidet-Amar (niveau des jardins) 80 P

Bir-Mahmèr (puits voisins d'Areg Eddem) 103 F»

Aïn-Bagh'dad (extrémité N. de la daïa sud) ... 85 F^

El-Hadjira (sol des jjywlins) 115 F*

Bir-el-Arôfdji (dans la heïcha de N'gouça 90 F*

N'gouça (sol des jardins) 130 F'»

Ouargla (marabout de Sidi-ben-Eddîn) 131 F'^

Oued'Souf,

El-Ouïbed (puits entre Sidi-Slimàn et Guémar). 95 F*' Mouïa-el-Kaïd (puits entre el-Ouïbed et Guémar 90 F»

Guémar ! 62 F"

El-Oued (le Bardj) 77 F^

Ogla-Oued-Tounsi (puits enti-e el-Oued et

Touggourt) 80 F^

El-Ketef (grande dune entre Ogla Tounsi et

Touggourt) 100 F*

Ogla-Demerini (puits entre el-Ketef et Touggourt) 105 F»

Taïbèt-el-Gueblia 125 F«

La seconde Note adressée à rAcadémie sur le nivellement barométrique de la province d'Alger est ainsi conçue :

J'ai Thonneur de présenter à PAcadémie un nivellement exécuté dans la province d'Alger, et s'étendant jusqu'à 550 kilo-

mètres environ au sud du littoral. La plupart de ces altitudes ont été calculées sur un certain nombre d'observations recueil-^ lies à quatre ou cinq reprises différentes aux mois d'avril, mai et juin dans le cours de trois années successives, 1858, 1860 et 1863. Nos instruments étaient les mêmes que ceux qui nous ont servi dans la province de Gonstantine. Les mêmes précautions ont été prises pour leur vérification avant le départ et , après le retour.

J'ai dû chercher à établir d'une manière aussi exacte que possible Paltitude absolue de Lagh'ouat, comme je l'avais fait pour Biskra. Les mômes difficultés se présentaient, mais amoindries par l'altitude supérieure du point à déterminer et une meilleure position relative des observatoires fixes.

M. Renou a donné pour l'altitude absolue de la place Randon, au centre de Lagh'ouat, 746 mètres par 32 observations faites en avril 1853. M. Mac-Garthy, en décembre 1852, a obtenu 750 mètres. J'ai suivi la même marche que pour Biskra : 200 observations environ, calculées par Oran et Alger, m'ont donné un premier chiffre de 792 mètres. La discussion l'a réduit à 780. J'ai cherché alors la différence d'altitude absolue en cotant Biskra à 125 m. J'ai donc adopté le chiffre de 780 m., en attendant une détermination définitive donnée par la géodésie.

M. Renou, dont le nom se trouve inséparablement lié à toutes les études sur la constitution physique de l'Algérie, a indiqué avec beaucoup de précision deux faits qui nous intéressent particulièrement dans ce travail : 1° la distribution des eaux vers la mer et vers le désert; 2° la présence sur le littoral d'un grès ou conglomérat coquillier récent, qui s'élève déjà à 100 et 130 mètres d'altitude entre Bône et Oran, et dans lequel M. Deshayes n'a rencontré que des espèces actuelles de la Méditerranée. Nos nivellements précisent les lignes de faite et permettent de généraliser davantage le soulèvement récent de l'Algérie. En effet, en complétant le nivellement des provinces d'Alger et de Gonstantine par celui de la province d'Oran (imprimé au Bulletin de la Soc. géolug. de France^ 2« série, t. XIV, p. 524), on peut facilement se rendre compte de la configuration exacte du sol. Les altitudes bien précisées font prévoir une température relativement peu élevée, des hivers froids sur les plateaux improprement nommés Petit-Sahara , et dans la région montagneuse dont Batna, Djelfa et Géry ville indiquent bien la direction et l'altitude générale. En hiver, cette région élevée S9 . couvre de neiges persistantes, et les pluies y sont assez abont \

dantes ; le versant méridional envoie toutes ses eaux dans le Grand Sahara, dont la pente générale s'incline vers le sud dans la province d*Oran, et vers le sud-est dans la province d'Alger. Des différents faits observés, nous sommes forcés de conclure que depuis une époque relativement récente * le sol de l'Algérie a éprouvé un soulèvement assez considérable, dont Faction paraîtrait avoir été plus accusée vers le sud-ouest.

Ligne d*Alger au Mxab»

Boghar (rez-de-chaussée de l'hôpital militaire). . 970" F'* Boghari (niveau de la route d'Alger à La-

gh'ouat) 633 V^'

Boughézoul (caravansérail) 655 F'«

Aïn Oussêra (caravansérail) 710 F'*

Guelt-es-Settel (caravansérail) 953 F-«

Mesràn (caravansérail) 878 F^

Rocher de sel (caravansérail) 961 F-»»

Djelfa (seuil du fort) 1167 F^

Point-sommet de la route entre Djelfa et Saint- Martin 1305 F«

Maison Saint-Martin (ancien poste de l'Oued

Seddèr ) ï 1 97 F'^

Aïn-el-lbel (caravansérail) 1055 F^'-'

Maison Bérard (ancien poste intermédiaire).... 975 F*

Sidi Makhlouf (caravansérail) 920 P'

Djebel Lazereg (sommet extrême) 1575 F»

MetUli (caravansérail, ancien poste de l'Oued

MetUli) 860 F"

Lagh'ouat (sol de la place Randon) 780

Daïa Boutrekfin (puits abandonnés) 802 F^

Raz ech-Gha'ab (ligne-faîte à 35 kilom. S. de

Lagh'ouat) 883 F'

Nlli (citerne) 825 F»

Daïa el-Ferès :.. 795 F^

Daïa Zlighlm (6 kilom. N. 0. de Tilgh'emt.... 770 F<^ Gh'edir de Settâfa (lieu de campement dans

l'Oued Settâfa) , 700 F"

Oued Kebch (campement, 21 kil. N. N. 0. de

Berriari) 630 F^

Berriân (sol de la rue princijiale, au pied delà

ville) 547 F»

Oued louerigh'no (fond de TOued, 23 kil. S. de

Berriân) 595 V'

. 1 . Bien entendu qu'il s'agit d'époques géologiques.

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