SAHARA ALGÉRIEN
Ghardaîa (Bab-es-Souk, porte principale de la
viUe) 530 F"^
Metllli^ ville des Cba'amba (sol des jardins) . . . 505 F"'
Ligne de Metlili à N^goûça.
Hassi Nomrat i 450 F<
Hassi Mohammed Boù-Regba 375 F«
El-Lefât (campement dans l'Oued M/.ab) 302 F*
Hadjèr ès-Zerga (campement dansl'Oued Mzab). 205 F*
Hassi el-Djoûad (15 kilom. N. 0. de N'goûça.. 149 F«
Altitude de divers points de la Sebkha du Mzdb.
El-Atef 490- F«
El-Farch (puits à 23 kil. S. 0. de Gherara) 365 F«'
Gherara (sol des jardins) 315 P^
Plateau entre Glierara et Berriân 500 F»
Altitude de divers points entre LagKouat, Bouçada et Boghar
Tademit (smalah au N. 0. de Lagh'ouat) 1054" F'^
Ksar Zakhar 1122 F
Ksar Moudjbara 1046 F-'
Aïn Naga 890 F»
Messad (seuil de la mosquée) 800 F^
Amora 1025 F<
Aïn Rich (maison de commandement) 985 F*
Bouçâda (bureau arabe) 584 F^
Aïn Temsa (30 kilom. 0. de Bouçâda) 805 F'
Aïn al-Hamlr (extrémité N. E. du Zagh'ez
Cherghi)...., 900 V
Djebel Nahr (18 kil. E. d'Aïn Oussera 7G0 F^
S 2. Relation et Carte de M. Henri Duveyrier. Le Sahara algérien
et les Touareg da Nord.
Notre société de Géographie avait à décerner sa médaille annuelle ponr l'exploration la plus importante accomplie en 1861; le lauréat qu'elle a proclamé est M. Henri Duveyrier pour son voyage du Sahara algérien. Cette haute distinction était pleinement méritée. Quelques communications partielles avaient pu déjà faire apprécier les qualités éminentes qui distinguent le jeune voyageur; les espérances qu'on avait conçues dès le premier moment ont été large-
ment justifiées par le volume maintenant imprimé de la relation, et par la grande carte dont ce volume est accompagné (n° 30). Une région inexplorée d'une vaste étendue, qui se prolonge au sud de TÂlgérie orientale et de la Tunisie jusqu'au Fezzan, est entrée dans le domaine de la géographie positive ; un grand vide de cette partie de la carte d'Afrique qui nous touche de si près a été rempli. Par des lignes de route croisées en divers sens, par une longue suite d'observations astronomiques et barométriques, par une riche collection d'informations indigènes scrupuleusement contrôlées et combinées avec soin, M. Duveyrier a pu nous apporter, figurée à une grande échelle, Timage détaillée d'une des parties les plus curieusement conformées du Sahara. Là où nous n'imaginions, il y a quelques années à peine, qu'une suite monotone de plaines de sable inhabi tables et inhabitées, nous voyons se dessiner de vastes oasis couvertes de hautes montagnes, sillonnées de fraîches vallées, arrosées en certaines parties par de véritables fleuves qui ont leurs intermittences et leurs débordements, habitées enfin par une nombreuse population pastorale. C'est toute une révolution dans la géographie du Grand Désert.
La mémorable relation du docteur Barth nous y avait préparés, aussi bien que les missions successives de plusieurs de nos officiers du Sénégal dans les parties du Sahara qu'habitent les tribus maures au sud du Maroc, et le voyage de Boû-Derba, un de nos interprètes algériâos, de Lagh'ouat k Gh'ât ; mais nul ne l'avait présentée d'une manière, à la fois aussi authentique et aussi complète que l'a fait M. Henri Duveyrier. Le pays où nous placent ces curieuses informations est celui des Touareg Hogghftr, la plus importante des quatre branches entre lesquelles se divisent les Touareg du Grand Désert. Les trois autres sont les Azghâr de l'oasis de Gh'ât, les Kélouï de l'oasis d'Aïr, et les Aoualimmidén de la rive gauche de Eouftra (le grand