CONGRÈS SCIENTIFIQUES
(les Congrès scientifiques, XVII* de la collection. Caen, 1865, in-8, xxxii-589 pages. (Paris, Hachette.)
569. Mémoires lus à la Sorbonne dans les séances extraordinaires du^ Comité impérial des trayaux historiques et des Sociétés savantes, tenues les 30 et 31 mars et l*' avril 1864. Paris, Impr. impér., 18Ô5, 2 vol. in-8.
L'un des deux volumes est consacré à Thistoire, à la philologie et aux sciences morales; l'autre, à Tarchéologie.
Le premier de ces volumes, parmi ses nombreux Mémoires, n'en a qu'un qui appartienne à nos études, mais il est considérable et important : c'est un travail de M. Valentin-Smith^ président du Comité d'histoire et d'archéologie de l'Académie des sciences,' lettres et arts de Lyon, intitulé : Notions sur l'origine des peuples de la Gaule Transalpine, et sur leurs institutions politiques avant la domination romaine, p. 487-560, avec une carie ethnographique de la Gaule. — Une géographie analytique des Commentaires, sous forme de dictionnaire, accompagnée de remarques géographiques, n'est pas la partie la moins utile de ce travail.
Le ?• volume (archéologie) a plus de travaux à notre f
notons les Mémoires suivants :
Notice sur quelques antiquités situées dans le ^ «1»
(Seine-et-Marne), par M. le comte A. de Pontécoulant, t>.
Notice sur le Pagus Mauripensis^ par M. d'Arbois uo ' p. 49-54, avec une carte ;
Notice sur les limites territoriales dans le département de l'Aube, par M. Boutiotf p. 55-65; ^
Topographie ancienne des côtes du Cotentin, par M. L. Quénault, p. 66-79, avec une carte ;
Note sur un globe terrestre provenant de la succession de Titon du Tillet, par E. Chatel;
Notice archéologique sur le département du Finistère, par Ch. Fierville.
:ûO. Mémoires présentés par divers savants à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 2* série. Antiquités de la France, t. V. Paris, Impr. impér./ 1865, in-4, 341 pages, et cartes.
La 2* partie du savant travail de M. Deloche sur les LemoviceM (ci-dessus, n» 565) appartient à ce volume.
Nous n'aurions rien ajouté cette année aux remarques que nous a suggérées l'année dernière la réunion des délégués des sociétés départementales à la Sorbonne, si nous ne trouvions dans le journal de M. Jules Duval, VÈconO' miste français y une note sur la double réunion , au mois d'avril 1865, des délégués réunis à la Sorbonne et du Congrès des Provinces présidé par M. de Gaumont. Sous une
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forme élégamment spirituelle , M. Jules Davil adresse à qui de droit d'utiles. vérités , que nous reproduisons de grand cœur. Une pareille collaboration est une bonne for* tune pour nous, et plus encore pour nos lecteurs.
Dans le mois d'avril, deux congrès se sont tenus à Paris,. tous deux portant le même titre, ayant le même objet, réunis dans la même semaine, et ne différant que par un seul point, important il est vrai; l'un n'a rien d'officiel, l'autre est officiel. Le congrès non officiel est aussi le plus ancien; il est à sa dixseptième session : il se rattache à tout un système de libres manifestations de la vie provinciale doat le savant M. de Cau< mont est, depuis plus de trente ans, l'infatigable apôtre, et qui se résume dans l'Institut des provinces. L'autre, officiel, ne date que de cinq ans et doit sa naissance à M. Rouland, ancien ministre de l'instruction publique, qui, témoin des succès de M. de Caumont et de ses collègues, se piqua d'amour-propre et voulut prouver que l'Ëtat était capable de faire aussi bien que les particuliers. Peut-être eût-il mieux valu que le ministre, heureux de voir l'initiative privée dispenser l'Ëtat de mettre en jeu ses ressorts, prit tout simplement place dans les rangs ou au bureau du congrès, comme un simple mortel, ainsi qu'il arrive tous les jours en Angleterre. L'éta^ du congrès non officiel en eût été rehaussé, sans que l'Ëtat ni le ministre en fussent rabaissés. Mais, en fait de centralisation et d'unité, chez nous.
Le vase est imbibé, l'étoffe a pris son pli,
et l'État ne renonce pas volontiers à faire montre de puissance et de bon vouloir, de protection et de muniScence. Le second congrès des délégués des Sociétés savantes a donc vu s'ouvrir devant lui les salles de la Sorbonne, pendant que son aîné restait fidèle à l'hôtel presque aussi académique de la Société d'encouragement, rue Bonaparte. Et tel est, paratt-il, en France, le nombre des sociétés savantes et des savants à déléguer, qu'il y a eu foule dans les deux assemblées, avec celte nuance distinctive, que les professeurs dominent dans le congrès que le ministre de l'instruction publique honore de sa présence et de ses discours, et les savants sans place dans l'autre. Les membres de l'Institut se partagent entre les deux. Une trentaine de délégués appartiennent aux deux institatioos