Voir notre Année précédente, p
dent aux limites de notre Algérie. On eût ainsi, pour cette partie essentielle du travail, agrandi notablement Téchelle, et acquis d'autant plus de facilité pour la clarté du détail. En nombre d'endroits, en effet, quoique Tauteur soit bien loin d'avoir rapporté à son plan tous les matériaux dont la discussion aurait justifié l'emploi et déterminé l'application, le& positions et les noms présentent un défaut de netteté qui nuit beaucoup à l'effet d'ensemble.
Mais ceci tient surtout à l'exécution matérielle. Pour porter de la carte un jugement équitable, il faut la considérer de deux points de vue tout-à-fait distincts : au point de vue de l'œuvre elle-même en tant qu'étude savante, et au point de vue de l'exécution graphique. H est fâcheux d'avoir à séparer deux choses qui dans une œuvre cartographique ont une telle connexion et réagissent inévitablement l'une sur l'autre ; mais ici cette distinction est absolument nécessaire.
Pour l'exécution, il faut le dire tout d'abord et sans vains ménagements, la carte laisse prodigieusement à désirer. Non que la rédaction en ait été négligée : il est aisé de voir, au contraire, qu'on a voulu donner au dessin toute la finesse, toute l'élégancd, je dirais presque tout le pittoresque possibles. S*il y avait à cet égard quelque chose à reprendre, ce serait l'excès même de cette recherche, là où le dessin est forcément une œuvre à peu près de pure fantaisie, comme dans l'intérieur du Maroc. C'est dans les parties où le détail devient nécessaire, que le vice et les inconvénients de la méthode de gravure employée sautent aux yeux. II est à peine besoin de dire que l'on a adopté pour l'exécution de la carte le procédé lithochromique, auquel semblent particulièrement condamnées les œuvres de l'administration. Ceux de nos lecteurs qui prennent intérêt à ce sujet savent quelle est là-dessus notre opinion, opinion sur laquelle nous ne nous lasserons pas de revenir, car elle n'a d'autre mobile que l'honneur de la science, aveuglément sacrifié à