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tagne opposée au pied de laquelle s'étend la ville romaine , coule la rivière qu'Aboul-Fedab. nomme Nahr-ez-Zerka, et que les Arabes du pays nomment le Yabok. Avant d'arriver à Amman, on suit pendant deux heures environ une vallée admirablement boisée nommée Ouad-ech-Gheta, et qui, pour 16 pittoresque, n'a rien k envier aux plus beaux sites de la forêt de Fontainebleau. Dès que l'on arrive sur le haut plateau cultivé de rAmmonitide, on rencontre une ruine de ville nommée Omm-ed-Deba. Il est facile de démontrer que c'est la Midba de l'Écriture sainte. Après quelques jours passés à Amman, nous avons gagné Hesbân, l'ancienne Hesban de l'Écriture, visité en passant les ruines d*el-Al, el-Ealé de l'Écriture. Hesbân ne présente plus que des ruines informes , sauf quelques beaux tombeaux creusés dans ie rocher. D'Hesbân nous nous sommes dirigés vers Mayn, le Baal-Mêon de l'Écriture. Nous l'avons laissée à gauche pour descendre vers le Zerka-Mayu , et campé au fond d'un entonnoir voisin de la source nommée Ayn el- Ektetir. Le lendemain, n'ayant pu obtenir des Arabes qu'ils nous conduisissent à Mkoûr, l'ancienne Makéronte, nous sommes revenus sur nos pas en longeaot le flanc occidental du Ûjebel-Neba, le mont Nebo de la Bible. La découverte de cette montagne, que Ton n'espérait plus identifier, et que la mort de Moïse a rendue si illustre, valait à elle seule le voyage. Au bas de la montagne nous avons fait la halte du déjeuner à diBs sources magnifiques nommées encore Ayoun-Moussa. De là nous sommes redescendus dans le R'hor à Soueimeh, l'ancienne Beït-Azmout. C'est une ruine informe au milieu de laquellle on peut en quelques heures ramasser des poignées de médailles de toutes les époques, depuis les Séleucides jusqu'aux sultans turcs. Un aqueduc ruiné de construction primitive longe le site' de Soueimeh. De là, laissant à notre droite Beït-Aram, la Julias ou Livias de Josèphe, et la Beït-Nimza de l'Ecriture,, située au pied même des montagnes, nous avons traversé