Gaubil, Traité ûe chron. chin., p
raient incontestablement le plus ancien essai de ce genre qu'aurait à enregistrer l'histoire de la science. Ces grands vases, nommés ting, sont cités dans plusieurs anciens ouvrages. Ssé-ma-thsien en fait mention, avec les détails les plus précis en remontant jusqu'à la première dynastie, dans l'histoire des Tcheou; ils étaient regardés comme sacrés, et soigneusement conservés dans la résidence de la famille souveraine ^ Il est au surplus prouvé par des textes contemporains que les cartes géographiques des provinces et des cantons étaient d'un usage administratif habituel sous la dynastie des Tcheou, qui commença à régner en 1123 avant notre ère'; cet usage devait certainement exister aussi sous les deux dynasties précédentes.
Si les cartes gravées sur bronze des provinces de l'empire de Ghun et de Yu ont péri dans le cours des siècles', le chapitre Yu-kong du Chou-king nous conserve un document géographique du même temps. Ce chapitre est une véritable description des neuf tcheou dont se composait le royaume de Ghun. Les anciens cgmmentateurs ont tous regardé la rédaction du Yu-kong copame appartenant aux plus anciens temps de la monarchie ; et cette opinion universelle des lettrés chinois est confirmée par l'archaïsme de la langue dans laquelle il est écrit, même par rapport à la langue relativement moderne du siècle de Gonfucius.