GÉOGRAPHIE ANCIENNE DE LA CHINE
phie d'Espagne» de France, dltalie, d'Allemagne, avec la géographie ancienne de ces différents pays qui se trouve dans César, Strabon, Ptolémée et autres^ » Au sujet de la géographie comparée de la Chine, le même missionnaire écrivait plus tard : < Quand Lieou-pang, fondateur de la dynastie des Han (206 ans avant Jésus-Christ), se rendit maître de la cour de Thsïn*, il eut grand soin de s*assurer de la description des pays de l'empire : cette notice faisait autrefois, comme aujourd'hui, une partie de l'histoire. Par cette notice, au temps de Lieou-pang, on fut parfaitement au fait sur les pays, les villes et les forteresses de tous les princes de l'empire, comme Tsi, Tchou,Ouey, Lou, et tous les autres. Depuis la dynastie de Han, les historiens ont eu grand soin de marquer ces anciens noms des pays, villes, etc.» avec celui du prince duquel ces pays et villes dépendaient avant Tsïn-chi-hoang, et de son temps. Les historiens, en retenant ces anciens noms, ont eu encore soin de marquer ceux qui leur ont été substitués, quand on a cru devoir changer les noms. L'histoire de tous ces changements est venue jusqu'aux historiens d'aujourd'hui, et on peut être au fait là- dessus, pourvu que l'on soit attentif. » La géographie du chapitre Yu-kong a été, tant en Chine
1. Traité de l'astronomie chinoise, publié par le P. Souciât, t. III. (le SCS Observations mathémat.y etc., Paris, 1732, in-4, p. 12.
2. C'est-à-dire détrôna la dynastie des Thstn, qui régnait depuis l'an 251.
3. Traité de la chronologie chinoise (t. XVII des Mémoires concernant les Chinois, p. 75.) Paris, 1814, in-4. Il y a en Chine des traités spéciaux de la géographie comparée de l'empire, qui remontent d'époque on époque jusqu'à la première dynastie. Voy. le P. Amiot, t. II de la môme collection, p. 508, 1777; et Bd. Biot, Voui\ Journ. Asiat.y août 1842, p. 178. M. Edouard Biot a composé un Dictionnaire des noms anciens et modernes des villes et arrondissements des premier^ deuxième et troisième ordres compris dans Vempire chinois (Paris, I. R.. 1842, iii-S, avec la grande carte de Kliproth). C'est un travail iililo, quoiqu'on put k? désirer plus complet et disposé d'une manière plus commode pour les recherches de géographie comparée.
qu'en Earope, l'objet d'études et de commentaires spé*
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Nous nous bornerons à quelques remarques d'une nature générale.
La Chine de Ghun et de Yu, nous l'avons déjà dit, était principalement renfermée dans le bassin inférieur du Hoangho, bien qu'au midi la domination nominale de l'empereur s'étendît jusqu'au Kiang. Les anciens textes emploient fréquemment cette phrase, les quatre mers^ pour désigner le pourtour de la Chine primitive, qui, réellement, ne touche à la mer que du côté de l'orient : les lacs nombreux de la Chine centrale au sud, et à l'ouest le vaste lac Khou-khounoor, dans la région des sources du Hoang-ho, ont pu donner lieu à cette expression emphatique des premiers géographes, (fai s'est perpétuée dans l'usage moderne '.
On voit par le Chou-king que l'ancien empire de la Chine était entouré de tous côtés de populations barbares*. Ces barbares du midi sont désignés en général sous le nom, <m
t. Sur Thistoire primitive de la Chine, en général, nous nous bornerons à noter ici VEssai sur Vantiquiii des Chinois, par le P. Ko, chinois-missionnaire (et le P. Gibot), dans le t. I des Mémoires concernant les Chinois j p. 1 à 271; V Antiquité des Chinois prouvée par les monuments (par le P. Amiot), ibid., p. 1 à 364: le Mémoire sur V état politique et religieux delà Chine 2300 ans avant notre ère, selon le Chou-king, par H. Kurz, dans le Août*. Joum. Asiat., juin 1830, p. 401-436; déc. p. 401-451. Et sur la géographie du Yu-kong en particulier, outre le commentaire du P. Gaubil dans sa traduction du Chou-king, un travail spécial de M. Edouard Biot/où le sujet est cependant loin d'être épuisé. Ce travail a pour titre : Mémoire sur le chapitre Tu-koung du Chou-king, et sur la géographie de la Chine ancienne (Nouv. Journ. Asiat, août 1842, p. 182-224, avec une carte). Comme complément de cette étude, il faut y ajouter un mémoire du môme savant sur les changements du cours inférieur du fleure Jaune (Ibid., mai 1843, p. 452-471 ; juillet, p. 84-99, avec une carte); et enfin l'étude récente de M. d'Ëscayrac de Lauture sur les changements du cours inférieur du Hoang-ho, Mémoires sur la Chine (ci-dessus, nM54), 4* partie, p. 109-119.