Yu-kong
4. Id. 3. Cp. Gaubil, Chronol. chin,^ p. 31, t. XVII des Mémoires concernant les Chinois.
5. Chap. Yu-kong, 22. Ed. Biot, Mouv. Joum. Asiat. XIV, 1842, p. 167.
6. Voyez la description du Si-Dzang, ou Tubet, dans le Magasin Asiat. de Klaproth, t. II, p. 220, 1827, in-8. M. Ed. Biot, dans le
au chapitre III (Ta-yu-mo, 20-21) que Yeou^Miao refusant de reconnaître l'autorité impériale, Yu marcha contre ce peuple à la tète de troupes nombreuses ; que néanmoins Yeou-Miao ne put être réduit par la force, mais qu'un peu plus tard il se soumit volontairement. Les San-Miao déportés n'étaient donc qu une branche de cette nation barbare, que nous retrouvons ici avec le surnom de YeoUf qui peut êlre ou un nom de tribu ou celui du prince*.
Toujours est-il que les Miao occupaient alors, en totalité ou en partie, la Chine méridionale, y compris le bassin du Kiang. Ce qui explique et confirme à la fois la notion historique que les vieux documents recueillis par Gonfucius nous ont transmise, c'est qu'actuellement encore les parties montagneuses de plusieurs provinces méridionales de la Chine sont occupées par une population à demi-sauvage, qui n gardé son nom antique de Miao ou Miao-tsé. Les vieilles traditions historiques recueillies par les anciens commentateurs du Chou-king faisaient à la fois ces Miao les descendants d'un peuple antique nommé Kieoi^lij et les ancêtres des modernes tibétains'.
Quelle que soit la valeur historique de cette dernière indication, elle nous montre au moins que dans l'opinion des lettrés chinois les Miao et les Tibétains appartiendraient à la même race. Les documents nous manquent pour contràler cette assertion. La seule notice un peu détaillée que nous possédions sur les Miao-tsé actuels^ nous laisse sans aucun
Nouv. Journ. AsicU., août 1842, p. 167, et Kurz, ihid., t. VI, 1830, p. 420. — (lUtzlafT; on libet and Sefan, dans le Journal of Geagr, soc. ofLond.j vol. XX, 1851, p. 212.