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LES TERRITOIRES DE LA CI-DEVANT UNION AMÉRICAINE

202. Report of the superintendent of the Coast survey, showing the progress of the survey during the year 1861. Washington, 1862, in-4, vm-271 pages, avec 31 cartes ou plans.

La campagne de 186 1 dont M. Bâche, chef des travaux hydrographiques de runion, eipose les résultats dans ce volume, a touché au pourtour tout entier de la Confédération, sur l'Atlantique, le golfe du Mexique et le Grand Océan. La carte n» 38 montre quelles parties des côtes de runion ont été relevées depuis l'origine de cette immense opération, et quelles parties (encore bien étendues) restent à reconnaiire.

203. Ch. Whittlbsey. Ancient mining on the shores of Lake $uperior. Smithsonian Contributions to knotoledge, vol. XIII. Washington, 1864, in-4. 29 pages, avec une carte et de nombreuses figures.

204. Karl Friedrich Neumânn. Die Territorien der Vereinigten Staaten im Beginne des Jahres^]864. Mit einer geschichtlichen Ëinleitung. (Les territoires des États-Unis au commencement de 1864; avec une introduction historique). Zeitschrift fur AUgemeine Erdkunde; Berlin, n"»» 135 et 137, sept, et nov. 1864, p. 183-212, 391-393, avec une carte de M. Kiepert.

205. D' Thomas L. Nichols. Forty years of american life. Lond. 1864, 2 vol. in-8.

206. James Broyas^ Radices verborum irquaeorum. Radical words of the Mohawk language , with their dérivations. New-York,

207. Alexander S.Taylor. Bibliographia Californica. Notes and materials to aid in forming a more perfect bibliography of those countries anciently called California, and lying within the limits of the gulf of Cortez to the Arctic seas, and west of the Rocky Mountains to the Pacifie Océan. Sacramento Daily Union, june25, 1863, p. 2 à 7.

Cette compilation bibliographique, publiée dans un journal californien où elle ne remplit pas moins de 75 colonnes de la grandeur de celles du Times y est certainement un des travaux de ce genre les plus complets qui ait été faits pour aucun pays américain. Quoique

l'auteur de ce travail n'ait pu tout voir de ses propres yeux, que bibn des ouvrages y soient hors de place ou insuffisamment désignés, et qu'on pût relever dans sa liste de nombreuses inexactitudes, on trouve là, au total, l'indication d'une foule de livres peu ou point connus en Europe. La bibliographie californienne de M. Taylor montre quelle place a prise dans la vie politique et sociale du Nouveau Monde une contrée à peu près inconnue il y a vingt ans, et qui n'avait pour population qu'un petit nombre de tribus sauvages aujourd'hui refoulées dans la montagne. La Californie, grâce à ses gisements aurifères, est un prodige d'accroissement même sur la terre anglo-américaine, où la colonisation et la vie publique se développent avec une si merveilleuse rapidité.

208. John S. Hittell, of San Francisco. Resources of California, comprising its chorography, climate, geology, scenery, botany, zoolog}', agriculture, mi^ing, industry, commerce, constitution and laws, society, topographical names, etc., and the past and future development of ihe State. San Francisco, 1863, in- 12, 464 pages (Roman).

209. Ferdinand baron Richthofen. Die Metall-Produktion Californiens und der angrenzenden Laender. (La production métallique de la Californie et des contrées limitrophes). Mittheilungen von den Pacifischen Kûstenlsendern Nord-Amerika's. (Virginia City, juni 1864). Erganzungsheft n'' IIV xu Petermann's Mittheilungen. Gotha, 1864, in-4, 60 pages.

Travail fondamental pour l'étude économique et métallurgique de la Californie.

210. Karl J. Hoffmann, of the geological survey of the State of California. Aufnahmen in de kalifomischen Sierra Nevada. Jft(theilungen de Petermann, 1864, n" 2, p. 70-71-

Gourte notice, d'après une lettre de M. Hoffman, d'une excursion exploratrice dans la Sierra Nevada, au S. R. de San Francisco. La nature, dans cette partie de la grande chaîne côtière qui forme Tescarpement occidental du grand plateau californien, à une cinquantaine de lieues du Grand Océan, se présente sous des aspects d'une grandeur sublime.

211. J. D. Whitney. Welches sind die Kulminations-Pimkte der Vereinigten Staaten und ganz Nord-Amerika's? (Quels sont les points les plus élevés des États-Unis et de toute l'Amérique du Nord?). /6id., 1864, n* 9, p. 354-355.

Note traduite de V American Journal de Silliman (janv. 1864, p. 81), d'après un mémoire du professeur Whitney, chef du service géologique de la Californie, dans les Californian Proceedings, II, 319. Cette note intéresse i un haut degré l'orographie générale du continent américain. (Voir ci-après).

212. liaurice O'Connor Mobris. Rambles in the Rocky Mountains, with a visit to the gold fields of Colorado. Lond. 1864, in-8. (Smith).

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213. J. H. Stevens. The Valley of the Rio Grande, ils topography and resources. New-York, 1864, in-8, 33 pages.

214. B. SiTZÂR. Vocabulary of the language of the San Antonio Missions, Califomia. New- York, 1863, in-8, 76 pages.

La ci-devant Mission de San Antonio est aa S. de San Francisco, entre Monterey et San Luis Obispo.

215. G. GiBBS. Alphabetical Vocabulary of the Chinook language. New- York, 1863, in-8, 23 pages.

— A Dictionary of the Chinook jargon, or trade language of Oregon. Ibid.. 1863, in-8, xvi-44 pages.

La grande triba des Tchinouks est répandue dans TOrégon et jusque dans la Colombie britannique.

216. Bancropt's Map of the Pacific States. Califomia, Oregon, Washington, Nevada, Utah, Arizona, British Columbia and the Sandwich islands. San Francisco, 1863, 1 grande feuille de 64 pouces anglais sur 52. (Bancroft).

L'éditeur de la carte y a joint cette note : « Nous avons consacré près de trois ans à dresser une carte du pays, exacte et digne de toute confiance. Outre les matériaux accessibles, les relevés officiels, plans et statistiques inédits, etc., une grande pariie du terrain a été parcourue spécialement en vue de notre carte, et elle a été soumise à Texamen de plus de cinq cents personnes intelligentes des diverses localilés. »

La petite carte de M. Henri Kiepert jointe au travail statistique de M. Neumann (ci-dessus, n» 204), renferme les mêmes territoires avec les récentes divisions.

217. Lèander Ransom et A. J. Doolittle. A New Map of Califomia, compiled from surveys by United States officiais and private individuals. San Francisco, 1863, 1 feuille grand aigle (Holt).

S 1. Guerre civile et stérilité scientifique. Quelques publications

rétrospectives.

L'absence complète de toute publication notable dans le cours de Tannée qui vient de s'écouler, met dans une triste évidence la stérilité scientifique dont les États-Unis sont frappés par l'effroyable guerre intestine qui les déchire. Un volume des Rapports hydrographiques de M. Bâche, dont rimpression remonte à deux ans (n° 202), un volume des Contributions de Tlnstitution Smithsonienne destiné à mettre à jour des travaux d une composition déjà ancienne.

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voilà, avec un seul volume de voyages à l'intérieur (n'' 205), tout ce que nous avons à citer. Le mémoire de M. Whittlesey, qui fait partie du volume de l'association Smithsonienne, renferme des faits curieux sur les anciennes exploitations indigènes des mines de cuivre du lac Supérieur^ antérieures à la découverte de l'Amérique (n"" 203).

La partie an territoire de Michigan à laquelle se rapportent les observations de M. Whiltlesey est l'étroite et longue péninsule appelée Keweenaw Point, qui se projette entre le lac Michigan et le lac Supérieur. La longueur de cette presqu'île est de 80 milles, sur 45 dans sa plus grande largeur. Une zone de formation métallifère en occupe toute l'étendue. Le cuivre y domine à l'état natif. C'est là que se trouvent des traces nombreuses d'exploitation d'une époque inconnue, mais antérieure à l'arrivée des Européens, car les plus anciens missionnaires en parlent comme d'une chose dont les Lidiens n'avaient plus aucune tradition. Ces fouilles sont toutes superficielles.

M. Whittlesey fait remarquer que les aborigènes, quels qu'ils soient, qui ont construit les ouvrages en terre si répandus dans la vallée de l'Ohio et dans d'autres parties du bassin du Mississipi, consommaient de grandes quantités de cuivre. Les haches, les ciseaux de charpentier et d'autres outils grossiers à travailler le bois, ainsi que les anneaux, les bracelets, etc., sont tellement communs dans ces anciens ouvrages, d'un peuple inconnu, qu'on ne peut avoir le moindre doute à cet égard. Or, on ne connaît aucune veine de cuivre qui soit à proximité d'un peuple habitant au voisinage de rOhio autant que celles du lac Supérieur. On n'en connaît non plus aucune qui donne le métal à l'état natif en assez grande quantité pour qu'on en puisse faire un article de commerce. Le métal dont sont faits les ustensiles et les ornements que l'on trouve dans les monticules artificiels, n'a pas été fondu. Il a été travaillé à froid, on dû moins sans avoir été soumis à un degré de chaleur suffisant

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