Le mille nuuiique= 1' de degré
Mittheilungen). Nylstroom est reporté à 22 milles E. S. E. de sa position actuelle, Pretoria à 20 milles E. N. E., Botsabelo à 27 milles E., Lydenburg à 33 milles S. E., Inyati à 41 milles au S. La république Transvaal est ainsi reportée vers TEst d'une quantité assez considérable, et rapprochée d'autant de la baie Delagoa. Les lignes de route de . Mauch entre le Limpopo et le Zambézi( 1866-67) doivent être ramenées plus au sud ; le nouveau voyage de Mauch fournit pour la première fois une reconnaissance du cours moyen de Limpopo et des affluents qui lui viennent du nord. Tous ces changements et ces rectifications se trouvent déjà marqués sur la carte de l'Afrique Austrak de Petermann, 1868, pour la nouvelle édition du Hand- Atlas de Stieler. »
De nouvelles déterminations et de nouveaux éléments de vérification ont encore été fournis cette année même par M. Mohr (n? 52). Les courses scientifiques de M. Gustave Fritsch (n^ 58) intéressent surtout l'ethnographie.
Une autre excursion faite dans le même temps par un jeune Anglais, fils du secrétaire colonial de Natal (n° 55,) vient précisément compléter pour le cours inférieur du Limpopo (fleuve considérable qui forme au N. 0 et au N. la limite de la république de Transvaal), la reconnaissance que M. Mauch a faite du cours moyen de cette rivière. M. Erskine partit de Marilzburg, capitale du Natal, le 6 mai 1868, pour se rendre à Lydenburg, près de la frontière orientale du Transvaal. De Lydenburg, traversant le pays des Gafres indépendants, il gagna le point de jonction de la Lipaloulé et du Limpopo. La frontière Ouest du territoire transvaal court dans la direction N. S. en suivant le 32* méridien de longitude orientale (Greenwich) sur une étendue d'environ 1 50 milles. Depuis le confluent de la Lipaloulé,^ le Limpopo coule dans une direction S. E.
1. Probablement le Labelou de la carte de Jeppe et Merensky (Mit^ theil. de Petermann, ErgâDzungsh. n" 24, 1868).
jusqu'à la mer, à travers des solitudes inexplorées. M. Erskine gagna la rive gauche du Limpopo, et après un voyage plein de difficultés, encore accrues par les dispositions hostiles des tribus natives, il atteignit, le 5 septembre, la bouche de la rivière, après une marche qui avait occupé quatre mois moins un jour. U croit que l'embouchure est la rivière marquée sur nos cartes sous le nom à*Inhampura. Plusieurs autres cours d'eau qui débouchent à la côte au nord de celui-ci ont été donnés par hypothèse, sur diverses cartes modernes, pour l'embouchure du Limpopo ; dans celle du D' Petermann, la rivière Oura, à quelques milles au nord de Tlnhampura, est indiquée comme telles M. Erskine, par une bonne observation d'altitude méridienne, a trouvé pour la latitude de l'embouchure 25* 15' 9'^ S. Gomme il lui avait été impossible'de porter avec lui son horizon artificiel, il ne put faire d'observation de longitude. Le voyageur était de retouràMaritzburgàla fin de novembre.
La zone littorale où débouche le Limpopo est comprise dans les limites de la colonie portugaise de Mozambiqpe ; le gouvernement colonial, prenant en considération le dé* veloppement probable des rapports de conmierce entre l'État dé Transvaal et l'établissement portugais de Lourenço Marques (sur la baie Delagoa), a décidé, par un arrêté du 28 mai 1869, qu'une colonie serait fondée sur ce territoire. Le nouvel établissement prend le nom de San Luiz.
1. I«a carte que nous venons de rappeler dans U note précédente applique le nom d'Oura au Limpopo même (que la carte, coupée par le cadre, ne conduit pas jusqu'à la côte). La carte de l'Afrique australe construite en 1863 pour l' Allas de Stieler (n* LIII) fait précisément déboucher le Limpopo, sous le nom d'Inhampura, par ^^ 15' 4e Ut|titude S. (31» 10' environ de long. E. de Paris); il est vrai que dans son Afrique Australe de 1868 pour la dernière édition du même Atlas, Petermann reporte l'embouchure du Limpopo plus loin au N. £. Dans tous les cas, vérification ou découverte, la reconnaissance de M. Erskine n'en mérite pas moins une grande con^idératiao.
Il estsitné « à 5 journées de Lourenço Marques, au nord* du 26' parallèle, sur les bords du rio Save d'où il s'étend jusqu'au rio Incomate, » à peu près à mi-chemin de la baie Deiagoa et de la frontière du Transvaal^
S 4. Les raines mystérieuses.
Non loin des anciennes mines signalées par Karl Mauch (car il y a réellement de nombreuses traces de travaux abandonnés ), on a aussi retrouvé des ruines de constructions anciennes sur lesquelles certains récits laissent planer un vague mystérieux. Un livre pubUé dernièrement à Londres donne trop à l'imagination pour qu'on puisse y mettre une confiance entière (n° 56). Il y est question d'édifices de forme pyramidale, de colonnes en pierres assemblées sans ciment, avec des traces de sculptures usées par le temps, de plates-formes dont l'accès était ménagé au moyen de larges gradins, de figures rappelant celles des temples d'Egypte, avec des représentations de serpents, d'oiseaux, d'animaux fantastiques; puis, à l'entrée d'une grotte dont les animaux sauvages ont pris possession, deux figures colossales de guerriers nus dont le profil rappelle le type arabe. Qu'y a-t-il de réel ou d'exact en tout ceci? Avant de donner carrière à des spéculations peut-être sans base, il est nécessiEire qu'un voyageur sérieux ait fixé nos idées sur ces restes, plus probablement arabes qu'égyptiens ou phéniciens. Il ne faut pas recommencer l'histoire de la dent d'or. D'après M. Walmsley, c'est un territoire interdit, lesZoulous regardant ces constructions comme sacrées, et croyant que la pluie ne tombera pas de trois ans si des étrangers pénètrent dans les ruines.
1. Boletim officiai do govemo gérai da provincia de Moçamhiquef 1869, 29 mai, p. 95.
Des informations plus simples, mais trop incomplètes nous sont arrivées par une autre voie. Deux missionnaires allemands, qui résident au Transvaal, ont fait une ezcar« sion à ces ruines (57), qui ont bien réellement, à ce qu'il paraît, une grande notoriété parmi les indigènes. Malheureusement une circonstance fortuite leur permit à peine d'en prendre une idée rapide. < Il y a là, disent-ils, des constructions en maçonnerie et en pierre de taille, avec un bloc pareil à une tour ( la construction pyramidale du narrateur anglais), et plusieurs autres parties considérables de bâtisses encore debout. » Les bâtiments ruinés, au rapport des missionnaires, sont à trois petites journées au delà de la rivière Limpopo, sur un cours d'eau appelé Sabia ou Kouisi^ dans le canton des Zoulous Banyaï, d'où les ruines sont connues sous le nom de Banyoaï. Le lieu parait être vers le 20' degré 50' de latitude australe, et le 32* degré de longitude E. Il faut remarquer que ces ruines n'ont pas été ignorées des voyageurs portugais du 16* siècle. Dans une relation de 1569 il est fait mention a de constructions en pierre, en chaux et en bois qui se trouvent à l'état de ruines en divers endroits du pays. » Somme toute, il n'est pas douteux que dans ces cantons où les gisements d'or ont été fort anciennement exploités par les Arabes, sinon par d'autres avant eux, des constructions ont été élevées, dont l'époque, les auteurs, la nature et la destination sont encore inconnus , et qui méritent l'attention d'un futur explorateur. Ce qui est certain, c'est qu'en aucun cas de pareils travaux n'ont pu être l'ouvrage des naturels du pays.
S 5. Le Cap.
Une corespondance du Gap, du mois de juillet dernier, fournit d'intéressants détails sur plusieurs sujets qui tou-