‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 130 sur 249 · CAP · texte numérisé non relu

CAP

chent aux affaires et à la géographie de rextrémité sud de l'Afrique.

Il y a déjà plusieurs mois que sir Philip Wodehouse, en qualité de gouverneur et de haut commissaire anglais, a réglé, avec les délégués de l'État libre d'Orange, la question de frontière et les autres difficultés qui s'étaient élevées, à la suite de l'annexion du pays des Basse utos à la couronne britannique. Un arrangement fut conclu à Alîwal North, et de là, sir Philip Wodehouse se rendit dans la capitale de PEtat des Bassoutos. En 1868, il avait offert à l'État libre d'Orange un certain nombre de fermes situées sur le territoire des Bassoutos, et il avait proposé, en même temps, de tracer une ligne de frontière provisoire destinée à devenir plus tard définitive entre les Européens et les indigènes.

Cette limite, acceptée par les Bassoutos, est celle qui a été récemment établie par la convention signée à Aliwal North, à l'exception d'une petite langue de terre formant un angle au nord-ouest et réclamée par l'État libre d'Orange, qui y attachait, non sans raison, une réelle importance. Sachant qu'il lui serait facile de donner une ample compensation aux Bassoutos dans une autre direction, sir Philip Wodehouse crut qu'il était de son devoir de céder aux désirs de l'État libre, et d'empêcher ainsi la prolongation des hostilités entre les deux pays.

La presse du Cap se préoccupe en ce moment d'un plan que vient de soumettre à la république du Transvaal un Anglais nommé M. Corkindale, qui réside depuis quelque temps dans ces régions, où il vient d'acquérir des propriétés importantes. Il propose d'ouvrir un port, dont profiterait le Transvaal, près de l'extrémité méridionale de la baie Delagoa, à un endroit où se jette l'Umzuti , rivière qui est navigable sur une étendue de soixante milles, et il offre, en outre, de construire une route qui conduirait vers ce point. Si l'entreprise est reconnue praticable, et si les négociations aboutissent, la république du Transvaal en retirera de notables avantages. Ses nombreux produits trouveront alors à s'écouler facilement, et les marchandises pourront y arriver directement de l'extérieur, sans avoir à passer par la douane de Natal, à qui la république de Transvaal paye annuellement une somme d'environ 500 000 francs pour son trafic et ses échanges.

On annonçait la relâche prochaine au Cap du navire à vapeur Petàrtnann^ naviguant sous le pavillon des états confédérés de

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rAllemagne du Nord, et portant à son bord les membres d'ane expédition scientifique dirigée, sous les auspices du gouvernement prussien, sur divers points de la côte orientale d'Afriqae. Le but de cette expédition est de faire l'hydrographie du littoral, assez peu connu, de cette partie du continent africain; elle est également chargée d^explorer l'intérieur du pays, d'en étudier la géologie, et spécialement de parcourir les territoires appartenant aux Portugais dans les environs des rivières Limpopo et Zambèzi. On présume qu'elle ira visiter aussi lésinons aurifères signalées par le voyageur allemand Mauch.

Les travaux du brise-lames et des docks de Table Bay, poussés depuis quelques mois avec une très-grande activité, avancent rapidement. Le brise-lames est presque terminé et abrite actuellement une grande partie de la rade. De forts organeaux destinés à l'amarrage des bâtiments, viennent d'y être fixés. On a pu constater tout récemment Futilité de cette importante construction pendant les violents ouragans qui ont sévi dans ces parages. On n'a eu à déplorer aucun sinistre dans la baie de la Table. L'ingénieur chargé de la direction des travaux assure que les docks et les bassins pourront être entièrement achevés vers la fin de l'année courante, et ouverts alors aux marines de toutes les nations.

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