‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 131 sur 249 · CONGO. GABON. GUINÉE. SÉNÉGAL · texte numérisé non relu

CONGO. GABON. GUINÉE. SÉNÉGAL

60his, Em. Allain. Saint-Paul de Loanda et le pays d'AngoUau Bulletin de la soc, de Géogr,, août 1869, p. 162-166.

61. Résumé du voyage d'exploration de l'Ogôoué, entrepris par le Pionnier en 1867 et 68 sous le commandement de M. Aymeg^ lieut. de vaisseau, par ordre du contre-amiral comte FleurioC de Langle. BuUetin de la soc, de Géogr.y juin 1869, p. 417-433 (avec une carte du Gabon et de la partie explorée de rogôoué).

— Note sur les éléments qui ont servi à dresser la carte du Gt-

bon, par M. de Kertangut, eDseigne de vaisseau. Ihid. p. 434- Le nombre des points 4étBrminés, longitude et latitude, est de 16.

62. Barbedor, pharmacien de la Marine Impériale. Note sur la faune et la flore du G^on. foid. juillet 1869, p. &-14.

L*autear a consacré un article à la climatologie. Il termine ainsi sa note : « D*après mon opinion, le bassin de rogôoué est un pays éminemment fertile et productif.' La nature seule Ta couvert d'une Tégéta^ tion serrée et vigoureuse, et je suis convaincu que lorsque le travail de rhomme régularisera cette puissance de création; lorsque pour son profit, il contraindra la nature à dépenser en plantations utiles cette force et cette surabondance de vie, l'Afrique possédera, au cap Lopez, une des plus riches colonies du globe. •

63. Winwoode Reade. La côte d'Or. Ibid. mai 1869, p. 383-392. Notice descriptive.

64. S. Haurigot. Quinze mois en Sénôgambie. Annales des Voya-gfes, janv. 1869, p. 5-44.

65. Côte occidentale d'Afrique. Partie comprise entre le Sénégal et le cap Roxo. Corrigée, 1867 (n» 1717).

— Carte réduite de la côte occidentale d'Afrique, entre le cap Blanc et les îles du Cap Verd. Corrigée en 1868 (n» 297).

— Côte occidentale d'Afrique. Du cap des Trois-Pointes à Barracoe. 1/2 feuille (n*» 2631).

— De Barracoe au cap Saint-Paul. 1/2 feuille (n* 2632).

— Du cap Saint-Paul à Porto-Noyo. 1/2 feuille (n» 2633).

— De Porto-NoYo à Jabu. 1/2 feuille (n» 2634).

— De Jabu à la rivière Forcados. 1/2 feuille (n** 2635) .

— De la rivière Forcados au cap Formose. 1/2 feuille (n» 2636).

66. Instructions nautiques sur la côte occidentale d'Afrique, comprenant le Maroc, le Sahara et le Sénégal.

Publications du Dépôt de la marine ,n« 435, 1868. 8 fr.

Ladislafls Magyar.

Nons traduisons la notice suivante des Mittheilungen de Pètermann.

60 AFRIQUE. (n*** 60-66)

« On annonçait dernièrement dans les journaux que Ladislaûs Magyar, bien connu par ses voyages dans le Sud- Ouest de l'Afrique, était mort à Gouïou, dans le Benguéla, le 19 novembre 1864. Nous nous sommes adressé à ce sujet à M. Johann Hunfalvy d'Ofen , le savant éditeur de la partie publiée des relations de Magyar; voici ce que nous a répondu M. Hunfalvy :

« Après être resté pendant des années sans aucune nouc velle de Magyar, — la dernière lettre que j'ai reçue de lui c est du 25 décembre 1861, — et toutes les lettres de son « père, aussi bien que les miennes, étant restées sans ré- « ponse, nous dftmes supposer qu'il n'était plus en vie. En « conséquence, sur ma proposition, l'Académie des Sciences « de Hongrie s'adressa l'hiver dernier aux gouvernements (( de Portugal et d'Angleterre, par la voie du ministère des « Affaires étrangères , afin de savoir si par leurs agents en « Afrique ils ne pourraient pas s'enquérir du sort du voya- « geur : 1® Magyar esl-il encore en vie, et où se trouve-t-il? ce 2" dans le cas où il aurait cessé de vivre, quand et où c est-il mort? 3"* dans ce dernier cas, aurait-il laissé des or papiers qui pussent être transmis à l'académie de Pesth? c Au bout de plusieurs mois, l'Académie reçut du gouverc nement portugais l'avis pur et simple que Magyar était « mort à Gouïou en 1864. Mais la réponse de Lisbonne ne . c mentionnait aucune circonstance plus précise, et elle ne « disait rien non plus au sujet des papiers que Magyar anc rait pu laisser.

« L'Académie se décida en conséquence à s'adresser de f nouveau au gouvernement portugais pour obtenir de lui c de nouvelles informations ou provoquer de nouvelles rec cherches au sujet de la mort du voyageur, et des papiers « qu'il pourrait avoir laissés. Il se peut que le fils de Ma- « gyar soit encore vivant et qu'il fréquente Técole de Mos- « samédès, et dans ce cas il serait possible qu'il sût quel- « que chose des écrits de son père.

« Cette seconde démarche de rÀcadémie n'a encore reçu < aucune réponse. Dès que quelque chose de nouveau nous « sera parvenu, je m'empresserai de vous en jfaire part. >»

« La regrettable nouvelle de la mort de Magyar ne doit pas nous étonner ; dès l'année 1853, le voyageur écrivait que ses forces étaient brisées, et que son aspect était devenu celui d'un vieillard. Dix-huit ans passés sous le ciel de PAfrique tropicale useraient les plus robustes.

« La préface que M. de Hunfalvy a mise en tête de Tédi* tion allemande de la relation de Ladislaûs Magyar nous apprend que le voyageur était né à Maria-Theresiopol, en Hongrie. £n 1840, il entra à l'établissement maritime de Fiume pour s'y préparera la carrière d'officier de marine , et il fit plusieurs voyages sur les bâtiments autrichiens. Dans un de ces voyages, qui l'avait conduit à Buenos- Âyres, il prit du service dans la marine de la république Argentine. Lui-même nous raconte, dans l'introduction de son livre, comment il vint au Brésil, après la destruction de la flotte Argentine dans la guerre avec l'Uruguay, comment il y resta près d'une année sans but déterminé, et comment il fut amené à naviguer pendant deux ans sur la côte occidentale d'Afrique. C'est à cette époque, c'est-àdire en 1848, que se place son voyage dans le Congo. (Voy. les ifitt/iet/. de 1857, p. 184 à 191.)

« L'effet d'un climat dangereux l'ayant obligé de chercher un lieu moins insalubre, il relâcha, le 9 décembre 1848, dans la baie de Benguéla et se dirigea vers les parties plus élevées de l'intérieur du pays. C'est ainsi qu'il arriva à Bihé, où il s'établit. Il s'y établit si bien qu'il épousa une fille du roi. De là, accompagné de ses nombreux esclaves, il entreprit de longues excursions et des chasses dans l'intérieur. (Voy. les Mittheil. de 1857, p. 181- 184.) C'est de là aussi qu'il partit en 1850 pour son grand voyage de Mouataïanvo par Lobai, d'où il revint en 1851. En 1852, il visita le pays de Kamba et la partie moyenne

62 AFRIQUE. (n*»» 67-68)

du cours du Gunéné ; en ] 855, il fit une seconde fois le voyage de LobaU Cette période comprend donc ses découvertes personnelles, fort importantes pour la connaissance du Sud de T Afrique. (Voy. les Mittheit. de 1860, p. 227- 237, et la carte n*" 10; et le vol. de 1857, p. 191-199.)

ce Vers la fin de 1857 il quitta Bihé, après la mort de S. M. son beau-père, et vint fonder avec soixante esclaves un nouvel établissement sur la baie Loueira, entre Benguéla et Mossamédès. U fit de là des excursions dans les cantons avoisinants, à Mounda-Évambo , à Loungo et à Eabota; et dans la dernière lettre qu'on ait eue de lui en Europe, il donnait une notice sur ces dififérents pays. (Voy. les Mittheil. de 1862, p. 482.)

c Déjà en 1858, Ladislaùs avait fait parvenir à TÂcadémie de Hongrie le premier volume d'un ouvrage qui devait renfermer l'ensemble de ses voyages et de ses observations en Afrique. Ce premier volume, édité par M. J. Hunfalvy, parut en 1859, simultanément en hongrois et en allemand (Reisen in Sûd-Afrika in den Jahren^ 1849 bis 1857) ; malheureusement les deux autres volumes qui devaient suivre n'ont pas été terminés, ou du moins ne sont pas arrivés en Europe. »

vu

LB SOUnAIL

6t. Gerhard Hohlfs* Heise durch Nord-Âfrika, vom MitteUândischen Meere bis zum Busem, von Guinea, 1865 bis 1867. Erster Hâlfte. Von Tripoli nach Koiika (Fesan, Sahara, Bornu). Gotha, 1868, în-4' iv-75 pages. (Perthes). Ergxnxungsheft n» 25 des MittheiluDgen de Petermann.

Voici le relevé des paragraphes contenus dans cette importante relatioo, qui ne noas conduit pas sur un terrain nouveau (j'entends parler seulement de cette i** partie), mais qui ajoute notablement à nos informations positives sur la ligne parcourue :

CÔTE BARBARESQÛE. 6à

1. Le l^euan, payi et popnlttion ; i, TraTeraié dit Peuan méridional ; 3. Le désert entre le Feuan et le Kaonar; 4. Le royaume de Kaouar. on Hèndéri-Teghé; s. Les Tébou ; 6. Nonvelles particalarités sar le Kaonar; 7. TraTersée da grimd désert ; 8. Voyage de Beikachifari an lac Tsad et à Kouka; 9. Réception à Konka; 10. La rille de Konka et son marché; 11. Nouyelles observations. Les habitants de la Tille; iû. Le goavernement et Télat politique da Bomon.

68. D*" Nachtioal'84 Reise nachBoniii(1869). Erkundigungen flber die Tebu-Laender. MiUheUungen de Petermann, 1869, n« 6 (juillet), p. 228-230.

Le jy Nachtigal, qui a pris, nons ne saurions dire poui^ quelle raison, le nom d*Edris Effendi, est chargé de porter au sultan du Borhou les présents que lui envoie le roi de Prusse. Le morceau que donne ici le Journal de Petermann est contenu dans une lettre adressée de Mourxoak, le 16 mai 1869, au directeur des MiUhêUunger^, Nous apprenons, par cette lettre, que M. Nichtigal est médecin, que Tarabe lui est familier, et qui! a Técu longtemps dans le nord de l'Afrique.

COTE BARBARSSQUE.

BARKAH (Gyrénaïque). tbipoli. tdnis.

69. Gerh. Rohlfs. Rapport sur le voyage de Bengazi à l'oasis de Jupiter Ammon, par les oa^s d'Audjila et de Djalo. Bulletin de la Soc. de Géogr., juin 1869, p. 46&4tl.

— Die Dépression der Oase des Jupiter Ammon. MUtheiL 1869, n» 6 Quillet), p. 228.

Extrait d*une lettre de Rohlfs écrite d'Alexandrie, 27 mai.

70. Commander Lindsay Brine, R. N. On the past and présent inhabitants of the Gyrenaica. Reports of the ZSth Meeting of the British Association for the advancement of science, Lond^ 1869, Notices, p. 131-132.

71. Ferd. Bompois. Médailles grecques autonomes frappées dans la Gyrénaïque; notice accompagnée d'explications nouvelles sur difTér^nts points de nuinismatique et d*antiquité. PariSj 1869 i in-8, 124 pages et 2 pi. (Rollin).

72. B. DE GoBBRiiATis. Osservazioni suUa cartografia del Sahel,

64 AFRIQUE. (n<»* 69-76)

Tunisia. BoUettino délia societa Geografica Ualianay 1*' fascic. 1868; p. 243-249. Avec Une carte des prorinces de Soussa et de MoDesttr, au 165000.

Remarques topographiques et statistiques sur les deux proTinces tunisiennes de Soussa et de Monastir ( ou Monesttr \ importantes par leur population relative, le grand nombre de leurs localités consi> dérables, leur production en huile et le chiffre de leur exportation.

73. Heinr. Freih. v. Maltzan. Sittenbilder aus Tunis und Algérien. LHpx.f 1869^ petit in-8 452 pages, avec 2 types photographiés.

Sur M. le baron de Maltzan et ses voyages, voy. ci-après, le chapitre de l'Algérie.

74. Amos Perrt Carthage and Tunis. Post and présent. Neuj Yorkj 1869; in-8 (Lond. Trûbner). 18 sh.

75. M. Schwab. Mémoire sur Tethnographie de la Tunisie. Nancy , 1869, in-8, 72 p.

76. A. Demarst. Essai de bibliographie tunisienne, ou indication des principaux ouvrages publiés en France sur la régence de Tunis. ÀrraSy 1869, in-8, 48 pages.

S i. Course de Gerh. Rohlfs dans les oasis de la Gyrénaîque.

L'infatigable Gerhard Rohlfs, qui depuis moins de dix ans a déjà sillonné le Nord de T Afrique d'itinéraires aussi nombreux qu'importants, a fait, au commencement de 1869, une course fort intéressante à travers les oasis de la Gyrénaîque (n^ 67) ; comme ceux qui ont vu avant lui ces mouchetures verdoyantes de la peau du léopard, ainsi que les désigna l'antiquité, — ces îles du désert consacrées parla légende et par l'histoire, VAugila d*Hérodote, VAmnumium de Cambyse et d'Alexandre, — Rohlfs a constaté qu'elles occupent des dépressions qui descendent au-dessous du niveau de la Méditerranée. Nous nous bornons k citer son passage de Benghazi à Àudjélah, d'où il devait gagner Alexandrie par l'oasis de Siwah.

Je suivis presque exactement la même route que Pacho, de

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