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demi. Alors auMsi ôA chereh&it les baiès dans lesquelles les navires pouvaient manœuvrer sansyoiles; avec les énormes steamers d'aujourd'hui, des baies bornées k ces conditions ne suffisent plus. Les reconnaissances' actuelles ont à pour-voir à de tout autres nécessités. Eu 1867, le capitaine Mayne a traversé le Détroit sur le vaisseau de la marine royale ZéaUmSj navire cuirassé de 4000 tonneaux ^ et dans la même année 38 steamers en tout ont fait la tnème ira-* versée. Actuellement un service mensuel de grands stea* mers est organisé par cette route entré Liverpool et Yalpa» raiso, et ce service accomplit le voyage en quarante-deux jours, c'est-à-dire en moins de temps que par la ligne du chemin de fer de Panama.
Une campagne hydrographique efiéctuée par le capitaine Mayne sur le Nassau commença au mois de décembre 1866, et ne s^est terminée qu'en mai 1869. Les officiers^ dans leurs travaux à terre, rencontrèrent fréquemment des Patagons vers les parties orientales du Détroit. Ces hommes étaient vêtus comme de coutume de letirs longs manteaux de guanaco, qui les fait paraître beaucoup plus grands qu'ils ne sont réellement. Leur chef Gasimiro parlait espagnol ; dans leur première rencontre, il demanda au capitaine deux bouteilles de rhum, en ayant soin d'expliquer que ce n'était pas pour la tribu, mais comme cadeau de chef à chef. Lé capitaine Mayne prit la peine de mesurer plusieurs sauvages. La taille de l'un d'eux était de 6 pieds 10 pouces et demi, mesure anglaise (2 mètres 095, ou 6 pieds 5 pouces 4 lignes, ancienne mesure). Plusieurs avaient 1 mètre 92 ; mais en général la moyenne était de 1 mètre 78 à 1 mètre 80 (de 5 pieds 5 pouces 9 lignes à 5 pieds 6 pouces 5 lignes), anciennes mesures françaises, c'est-à^iire de 10 à 12 centimètres au-dessus de la taille moyenne en Angleterre. Les femmes sont presque aussi grandes en proportion. Il faut dire qu'avec cela le costume des Patagoûs ajoute encore beaucoup en apparence à leur
taille réelle ; leurs grandes robes de peau de goanaeo bit pour eux le même effet qu'un Tfetement de femme chez nous pour un homme. Leur babitode de se tenir debout sur les rochers à côté de leurs petites huttes, pour voir le passage des navires , a contribué encore aux rapports exagérés des anciens voyageurs.
Les Patagons habitent exclusivement sur la partie orkntale du Détroit; jamais ils ne dépassent rétablissement chilien de Punta Arena. Ils n'ont pas de canots, et beaucoup répugnent à venir sur un navire. On est singulièrement frappé de la différenee qu'il y a entre eux et les naturels du pays montagneux et boisé de l'Ouest, ou même ceux des parties orientales au Sud du Détroit. Ge sont les Fuégiens, c'est-à-dire les indigènes de la Terre de Feu. Parmi ces derniers, ceux de l'Est sont très-supérienrs physiquement à leurs frères de l'Ouest, ce qui provient sans doute d'une nourriture plus abondante de viande de guanaco; mais les uns conmie les autres sont inférieurs aux Patagons, au moral aussi bien qu'au physique. Les Faégiens bordent les canaux aux deux côtés du Détroit. Us sont petits, mal faits et très-laids. Le seul avantage qu'ik aient sur les Patagons est de ne rechercher ni le vin ni les liqueurs fortes.
Le nouvel établissement chilien du Détroit , i Ponta Arena compte maintenant 800 habitants, et l'on a remarqué que les indices de civilisation s'y développent rapidement. On a trouvé du charbon dans les environs, ce qm doit faire de l'établissement, dans un temps rapproché, une station pour les bâtiments à vapeur, et ce qui sûrement éloignera tout commerce des îles FalLland, attendu qu'elles se trouvent trop à l'écart du Détroit pour garder quelcpie importance dans les nouvelles conditions de la navigation du Gap.
A ces détails, qui ne font que confirmer les détails précis que d'autres relations, celles de Dumont d'Urville notam-