A 25 kil. environ dans le sud du M. Bernizet
3. A son extrémité méridionale, Tlle de Sakbalîn se bifurque en deux langues de terre montueuses, dont Técartement, à leurs pointes extrêmes, est d'environ 120 kilomètres ; le golfe compris entre cette bifurcation est la baie d'imva.
deuxième est celui que Glehn a nommé montagnes de Soussouïa; il commence à la baie d'Amya, se dirige an nord vers Otchekhpoko sur la mer d'Okhotsk, et de là contiDne dans la même direction jusqu'à Tembouchure de la rivière Onnemaî ou Naïpou. Une dépression considérable, que d'après ses deux cours d'eau principaux Glehn nomme plaine de Soussouîa-Ounenaî^ sépare cette petite diaine (dont la longueur est de 90 kilom. enviroo) de la chaîne de l'ouest. La troisième chaîne^ parallèle aux deux premières, est la chaîne côtière de l'est, qui s'étend du cap Aniya ou Siretoka jusqu'à Aîroup, et que la baie Mordvinov, ainsi que la dépression qui entoure les lacs de Toopoatzi et de Tounaïtcha , sépare des monts Soussouïa. A partir de Tembouchure du Naïpou, le massif principal de la chatne côtière de l'ouest, devenu ici chatne centrale, se tient prè» de la côte de l'est et se prolonge ainsi jusqu'à Kaspi et i Venkotân (vers 48* 1/2 de lat.), où la montagne se porte de nouveau dans Tintérieur. Près de Eotân-kis et de Naloro, sur le golfe de Patience (en allemand, golfe derGeduld), commence la grande dépression qui accompagne le cours inférieur du Poronaî et le lac Taralka. Du miliea de cette plaine basse et marécageuse on voit se dresser à l'ouest les crêtes dentelées et les pentes abraptes de h chaîne littorale, tandis qu'à l'est une pente plus douce s'élève graduellement vers un faîte arrondi. La chaîne côtière de Test, depais le cap Patience (lat. 48* 5S^ jusqu'à l'embouchure de la Tymy (lat. 51*54*), ne nous est connue, du côté maritime, que par la relation de Kmeenstem, et du côté intérieur, par l'idée très-insufBsante que nous en avons pu prendre pendant notre visite à la vallée de h Poronaî.
c Siir le versant oriental, au sud de la Tjmy, nous eon-
1 . Il y a çà et là quelques légères difTéreaces dus fècritnre des noms, entre le texte et la carte; nous nous confoimons an texte.
SAKHALÏN. 263
naissons plusieurs rivières et nne série d'établissements qui appartiennent k ce territoire montagneux. Jusqu'à une centaine de versts eu remontant depuis la côte, la vallée de la Porona! est plate et marécageuse ; à cette distance seulement les hauteurs boisées se rapprochent de la rivière, qui reçoit ici les noms de Siou et de Ply ou Ty^ et qui paraît se former de deux branches principales. De cette partie supérieure de la vallée de la Pornnai on traverse une plaine élevée et onduleuse pour gagner la vallée de la Tymy, à un point où elle paraît venir de l'est. On descend cette dernière vallée par une pente rapide jusqu'à Iblk; là on s'en éloigne à l'ouest pour remonter deux de ses affluents, la Pilgni et YOvdmdam. On regagne ainsi, à une altitude de 300 mètres, la chaîne côtière de l'ouest, d'où Ton redescend à la côte par la vallée de VArkaï. Au total, les passages de la côte de l'ouest à la vallée de la Tymy et à celle de la Poronaï à travers la chaîne côtière, sont rares et difficiles.
« Les côtes de Sakhalîn, dit en terminant M. Schmidt, se développent en ligne droite d'une manière frappante, quoique les anciennes cartes y tracent de nombreuses iudentifications. Seulement on remarque au long du rivage toute une série de lacs qui furent autrefois des baies, mais que les atterrissements ont isolés de la mer avec laquelle ils ne communiquent plus que par d'étroits canaux. Ces lacs, d'ailleurs, se comblent graduellement, et deviendrontautant.de bas-fonds marécageux, comme aux environs du poste de Eoussounaï. Les mêmes changements se remarquent sur la côte orientale. De toutes les rivières de l'île, pas une seule n'est navigable pour de grandes embarcations. »
Une note de M. Schmidt, communiquée aux MittheilungeUj contient les remarques suivantes sur le nom, ou plutôt les noms multiples de cette grande lie.
«c Que le nom de Sakhalîn se soit introduit dans la géo-
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graphie par suite d'une méprise des anciens Jésuites, c'est un fait assez connu; il n'en a pas moins pris et conser?era droit de cité, quoique n'appartenant en réalité qa'au fleuve Amour. L'île elle-même n'a pas de dénomination générique; elle n'a que des noms locaux. Le nom le plus exact serait Karaftou, qui est employé par les Aïnos des tles voisines de Yéso, Eounaschir et Stouroup, et que les Japonais ont adopté. Les Mangouns de l'Amour appellent rile NamoUj mot qui signifie proprement la mer. Le nom de Tarakai, qui est aussi employé par les Européens, vient du gros village de Taraïka, sur le golfe de Oeduld, village qui entretenait autrefois des rapports de trafic avec la Mandchourie. Enfin, le nom de Tchoka^ introduit par La Pérouse, repose aussi sur une erreur, car Tchoha signifie en aîno je et nom. »
S 3. Sibérie orientale et méridionale. Le Turkestan riuse.
Dans la séance du 8 octobre 1869 de la Société de géographie de Saint-Pétersbourg, un rapport général a été fait par le secrétaire sur les différentes expéditions qui étudieiit en ce moment diverses parties de l'empire, sous la direction de la Société et avec ses instructions. L'une, que nous avons déjà eu occasion de mentionner, a été dirigée sur l'extrémité nord-est de la Sibérie, vers le pays des Tchouktchî, sous le commandement de M. le baron de Maydel. Une autre mission, confiée à M. Babkoff, a pour objet l'étude et la démarcation d'une portion de la frontière msso* chinoise dans la région de TAltaï. M. Radloff continueses investigations ethnographiques et linguistiques dans la bassin de l'Ili; d'autres études se poursuivent en se sont achevées dans la région du Thian-chan, dans le vaste bassin du Syr-darya et jusqu'au cœur de la Boukharie. Ces entreprises, d'un si grand intérêt pour la connaissance scientifique du nord et du centre de TAsie^ remplissent les