ROUTES DE LA HAUTE -ASIE
mètres. Les passes qai de là se présentent au-dessus de lui ne s'élèvent pas à plus de 6 à 800 mètres, et les montées qui y conduisent sont généralement douces. »
Parmi les explorateurs actuels qui s'efforcent d'ouvrir de nouvelles voies entre llnde et les contrées limitrophes, M. Hayward mérite une distinction particulière. M. Hayward s'est offert pour la reconnaissance du pays compris entre l'Inde et les plaines de l'Asie centrale, à ses propres risques et sous sa propre responsabilité : — ce qui revient à dire qu'il ne réclame aucun caractère officiel. Son offre a été accueillie, et la Société de géographie lui a accordé un certain subside. Il est parti pour l'Inde au mois de juillet 1868; et dès son arrivée il s'est rendu à Peîchavèr, point de départ naturel pour des marchands qui du territoire britannique se porteraient plus au nord. « Jusqu'à présent, continue M. Kawlinson, la route avait suivi le grand chemin de Kaboul par Djellalabad, puis de Kaboul à Koundouz à travers l'Hindoukouch, et finalement à Khotan et à Kachghar par un assez grand circuit. Mais depuis longtemps on savait qu'il existe une route directe entre le nord-ouest de l'Inde et le Turkestan, bien qu'aucun voyageur anglais n'ait donné une description authentique de cette route. On en a cependant des informations assez étendues, recueillies à Peïchavèr par le capitaine Raverty et publiées dans le journal asiatique de Calcutta ^ On savait que vis^-vis de Djelklabad i^'ouvre une grande vallée, et que les gens du pays disent de cette vallée : c Voici la porte du Tnrkestan.»
M. Hayward se proposait de prendre cette route, oh Ton ne croit pas qu'aucun Européen se soit jamais beaucoup avancé. Des circonstances locales ne lui ont pas permis de réaliser ce plan. Mais il a obtenu le meilleur résultat qu'il pûP espérer en dehors des observations personnelles. Q a reçu d'un marchand de Tarkand un itinéraire très-cir-