Ci-dessus, à la bibliographie, n
2. Je traduis sans y rien changer Texposition de sir Henri Rawlinson . Mais je dois faire observer, en premier lieu^ qu'il paraît pour le moins très-douteux que la route de Benedict Goêz « qui traversa le plateau de Pamir, soit la même que la route de Caravane décrite sommairement par Ptolémée, d'après Marin de T^ ; et en second lieu, qu'un voyageur aujourd'hui bien connu, le pèlerin lx)uddhiste Hiouenthsangy suivit précisément, dans le septième siècle de Tère chrétienne, les deux routes dont il s'agit, celle de Marin de Tyr en venant de Chine à TCxus, et celle de Goêz en retournant de l'Inde en Chine. Sur ces questions, que je ne puis qu'indiquer ici, je dois renfoyer au Mémoire où elles* sont amplement discutées : Mémoire ancdytiquê sur la carte de VAsie centrale et de Vlndey pour les voyages de HiouenthsanÇj etc., par M. Vivien de Saint-Martin; à la suite de la traduction des Mémoires de Hiouen-tbsang par M. Stanislas Julien. Paris, 1858, et aussi à part.
Rslilion du mémorable voyin d'an pandit Oa iBtM bIndoD, da CalCQtU à H'Iuaa, sa lUi-at, mUgie par la ctpitaiiM Montgamarle, da corpi d«B lagénicara ds la gianda triangulation da llndt, d'aprè' 1« rapport et 1» abcariatiDai aitronaoïiqDa dn K^aganr. NOM noni donoA une aaal^ de eb Toriga daoi la Tolame précédent da l'Annét giographiiiv», p. IM.
il4. Du mAniB : Report of tha Tr>.na-Hfmtla;>n eiploRitions during 1867. Proeeedingt of tht Roy. gtogr. Soc., ya\. ZIII, n- 3 (juillet 1869), p. 183-198.
lyét de Calcut allemuid daai le carie où l'tt
S. Expédition de M. Fedtcbenio dans le TurkesUnet la Boukharie, 1868, ecToyé par la Société des Naturalistes de Moscou Proc^f-cerbaux de ia Sociéli de géogr. nuit, octobre 1868.
n. Sir H. C. Rawliisso^. On Irade roules belween Turkestati and India. Froceedmgs of the Royal geogr. Soc, , toI. Xlll , n* 1, févr. 1869, p. 10-ï3.
18. Route from Jellalabad lo ïarkaod. through Cbitral, Badakscban, and Paoïlr Steppe, giveo by Mohamed AmJn ot ïar' kand; wilh remarks hy G. S. W. Haïwabd. ibid., n° ï, avr. I8U!), p. 132-130.
Ce docoment est accnmpagné de la note aniTtole ; ■ Ces roules Furent imprimées parmi les appendices da B«porl on Iht ttadt ami
rndia, by M. R. Davies, Latiore, isiji. Ce rapport Tat réimprima ponr la Chambre des Communes; mais, par excès malheureux de réserTe. les appendices et les caries ne furent pas reproduits. Ces additions
, est le suida qui ace
ompagna Adolphe Scblagintwe
voyage dont l'Issu* a
. ele si malheureuse. - Ajouton
lublenl U valeur du .
iocument.
■\9, Turkestao, wilh tbe adjaining portiaos of the Britùb and Russian lerrilories ; mapped on tbe basis at Ihe survey i madâ by briiiib aad russian offieevs up to tS6t. Eompiltd md tboi
b'AKKtB DËi^an. VIII, \%
282 ASIE. (n^ 312-320)
complète, a été renouvelé en 1867 avec non moins de succès dans une autre partie du Tibet.
On avait entendu souvent les Tibétains parler de leurs mines d'or et de leurs mines de sel ; mais on n'avait sur la position de ces mines que des indices très-vagues. La géographie de toute cette grande région ne figurait d'ailleurs et ne figure toujours sur nos cartes que de la manière la plus incertaine et la plus incomplète. L'Indus, dans sa partie supérieure, n'a été visité jusqu'à présent par aucun Européen. Les Tibétains parlaient d*une branche orientale dont nos cartes n'offrent aucun indice.
Toutes ces raisons et bien d'autres rendraient fort désirable une bonne reconnaissance du Tibet occidental; c'est ce qui a déterminé une seconde expédition de Texplorateur hindou dans ces contrées, d'où les Européens sont systématiqpiement et inflexiblement exclus par la défiance ombrageuse des autorités indigènes. Les instructions que le pandit reçut du capitaine Montgomerie portaient sur quatre points principaux : reconnaître le gisement et la configuration du bassin supérieur du ^indh ; éclaircir la question de la branche orientale du fleuve ; relier la position du Gartokh (ville principale et marché fameux de ces quartiers) avec celle de Ladak, point extrême auquel s'est arrêtée dans cette direction la grande triangulation de l'Inde; enfin, pousser l'exploration jusqu'aux mines d'or et de sel que l'on savait être situées vers l'est de Gartokh, et s'avancer aussi loin que possible dans cette direction, à travers la région inexplorée qui s'étend d'un côté versH'lassa, de l'autre vers le Gobi. Le printemps de 1867 fut consacré aux préparatib. Comme dans le voyage précédent, les plus grandes précautions furent prises pour dissimuler à tous les yeux les instruments d'observation. Le second pandit qui avait dû être du voyage de H'iassa en 1865 était de celui-ci, et on leur en adjoignit un troisième également en état d'aider on de suppléer l'explorateur dans ses reconnaissances et ses
observations. Les trois pandits voyageaient sous les dehors de marchands musulmans.
L'expédition partit le 2 mai de Massourî, point situé dans la haute vallée de la Djemna k l'entrée des grandes montagnes, et Ton atteignit Badrinath le 24 (localité fameuse au voisinage des sources du Gange). Le 3 juin, les voyageurs étaient au pied du col de Mana, par lequel ils devaient franchir les derniers escarpements de THimâlaya ; mais la passe était encore fermée par les neiges. Ils ne purent s'y engager que le 28 juillet. La hauteur de ce col est de 18 570 pieds anglais (5660 mètres) au-dessus du niveau de la mer, — 845 mètres de plus quelle mont Blanc. De là se portant au N. E. dans la direction de Gar^ tokh , ils passèrent le Satiedj à Totlmg, sur un pont sus^ pendu en chaînes de fer d'une construction très remarquable et qui date d'un temps immémorial; le 9 août ils franchirent, au col de Bogola (5858 mètres), la ligne de faîte qui sépare la vallée du haut Satiedj de celle du Sindh. Laissant un peu à leur gauche (c'est-à-dire au nord) la ville de Gartokh, ils passèrent une autre crête à la hauteur de 5943 mètres, en se portant directement vers les mines d'or où ils avaient hâte d'arriver. Le plateau où ils se trouvaient, moins élevé de 13 à 1400 mètres environ que les arêtes qui le dominent, est encore à l'énorme altitude de 4600 mètres et plus au-dessus des basses plaines du Gange; c'est k cette hauteur que se trouvent les vallées supérieures de l'Lidus. Ils gagnèrent ainsi l'hok-Djalang, lieu où se fait l'exploitation principale ; mais là ils furent arrêtés par le gouverneur tibétain, qui avait conçu des soupçon» sur leur caractère de marchands. .
La position astronomique de ce point, déduite de leurs observations et de leurs journaux, est en latitude 32«24'26''5, et en longitude 81* 37' 38" E. de Greenw. (79* 17' 28" E. de Paris). L'altitude est de 4977 m* Les ouvriers employés aux mines habitent des trous creusés à
284 ASIE. (n*' 312-320)
7 ou 8 pieds soas terre, pour se préserver de Pintensité du froid.
Il leur fallut rebrousser chemin. Ils suivirent à leur retour la vallée d'une grande rivière qui a son coursa l'ouest, et que l'on nomme Sing-hûtchou : comme Tavaient dit depuis longtemps les indigènes, c'est bien en effet la branche principale du grand fleuve qui descend dans les plaines sous le nom de Sindh (vulgairement Indus); la rivière qui passe à Gartokh, et que l'on croyait être le vrai Sindh, n'est qu'un affluent secondaire. Les pandits arrivèrent le 12 septembre à la jonction des deux branches. Le principal explorateur (le pandit du voyage de H'iassa) remonta jusqu'à (jartokh où il arriva le 16 septembre ; les coordonnées de ce point important furent ainsi déterminées : latit. 31» 44' 4"; long. 80° 23' 33" Gr. (E. de Paris 78'' 3' 23") ; altit. 14 250 pieds angl. au-dessus de la mer (4343 m.). Pendant ce tempç, un des deux autres pandits descendait le cours de l'Indus et en faisait la reconnaissance jusqu'à Demtchok, à l'entrée du territoire de Ladak. Les trois pandits se rejoignirent à Badrinath, et au commencement de novembre ils étaient rentrés sur le territoire britannique.
Les résultats de ce second voyage ne sont ni moins considérables ni moins importants que ceux du voyage de 1865. Une région d'une vaste étendue a été reconnue dans son ensemble, et'les grands traits physiques et géographiques en ont été déterminés. Près de 1400 kilomètres de routes ont été militairement relevés, et ces routes s'appuient sur 75 déterminations de latitude. Les marches soigneusement computées permettent une approximation des longitudes à laquelle des observations directes n'apporteraient certainement pas de très-grands changements. La longitude de Gartokhy déduite des journaux des pandits, ne diffère que de 2' \/i de celle qui se tire de la grande triangulation de rinde.