Voir la L IV de l'Annét géoffraphi^uê, p. 234, n' 1W
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lées du Rion^et du Kour, cette voie traversera sur une ligne de 200 lieues les massifs de la Caucasie. De nombreuses canonnières sillonneDt eu tous sens la Caspienne pour protéger les bâtiments marchands ; mais, sur la côte orientale, l'occupation s'est bornée jusqu'à ce jour au fort Alexandrofski, bâti à ]a pointe de la presqu'île de Manguichlak. On ne tardera sans doute pas à fonder quelque autre établissement plus favorable à l'arrivée des caravanes.
Depuis la conquête du royaume d'Astrakan, qui rtmonte à trois cents ans, jusqu'au commencement du dix-huitième siècle, les progrès de la colonisation furent assez lents, et ils ne reçurent une certaine impulsion que sous Pierre I". En 1717, le prince Bekevitch dirigea une expédition trop faible sur Khiva, où il perdit la vie ; mais il montra la route à ses successeurs, qui s'avancèrent peu à peu sur la steppe des Kirghiz et créèrent le gouvernement d'Orenbourg, désormais point de départ de toutes les colonnes chargées de contenir las inoursions de's tribus errantes.
Les généraux Mourawief, le vainqueur de Kars, Obroatchef, Pérofski et plusieurs autres, de 1819 à 186U, continrent les Khokands et les Khiviens, reprirent roffensive, et construisirent une série de forts se soutenant mutuellement. Ils occupèrent successivement Otrar, où mourut Tamerian en 1(^5, la ville sainte d'Hazlet, AouUsta, Tchemkend, Niazbek et Tchinas. Un ukase du 18 août de cette année organisa le Turkestan russe, et une circulaire du prince Gortchakof, du 21 novembre, fit connaître' que la Russie n'avait fait que repousser d'injustes agressions et qu'elle n'avait nullement l'intention de s'agrandir encore en Asie.
Malgré cette déclaration, les khans indépendants entretenaient des sentiments hostiles et entravaient le commerce. Au mois de juin 1865, le général Krianofsky punit une attaque des Khokands en s'emparant de la ville principale de Tachkend, qui compte 100000 habitants. Dans Tété suivant, pour réprimer les excè'; de l'armée de l'émir de Boukhara, qui retenait prisonniers les marchands russes à Samarkand, le général Romanofski, bien qu'avec des forces inférieures, se rendit maître, coup sur coup, de Naou, d'Irdjar et de Khodjend, ville de 80 000 âmes, sur la rive gauche du Syr-Daria. Ces leçons n'ont pas tardé à porter leurs fruits : elles ont arrêté les dépréda-* tiens des chefs nomades. Il ne faut pas oublier, en effet, que ces provinces fournissent eâ abondance le coton, la soie, la lainey h
les lumières que nous apporte l'itinéraire obtenu par H. Hayward. Le marchaixi de Yarkaod a àuiri prâcisément la même route que Goez, étape par étape, et les identlflcations de localités sont tout à Eait hors de donle.
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On relrouverons tout à l'heure quand nous noua occuperons de l'Inde), parmi les voyageurs assez heureux pour ëlrs arrivés jusqu'à Yarkand. Le D' Leitner en a ramené avec lui un Yarkandi qui est maintenant à Londres.
Nous avons raconte, l'année dernière, le très-reniarquable voyage d'eiploralion qu'un pandit ou lettré hindou, dressé à la pratique des observations astronomiques et physiques par les soins du capitaine Montgomerie, du corps royal des ingénieurs de l'Inde, a fait de Calcutta à H'iassa en 1865 et 1866 ' ; ce premier essai, dont la réussite fut