‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 184 sur 249 · GOLFE PERSIQUE · texte numérisé non relu

GOLFE PERSIQUE

; du midi de la Perse, rArabistan, le Lftrielaiii le istaiiy devront, par la nouvelle voie ouverte à la navi- •n occidentale, voir s'accroître leurs relations et leur course. En effet, le royaume voisin est maître d'un leux bras du Chat el-Arab, celui de l'est, qui forme la ière, et de la forteresse de Mahommëra, bâtie au coi|it de la rivière Earoûn. Non loin de là, il possède le de Bender Bouchir, avec une petite garnison régu- , et par où la Perse fait un commerce annuel de près

0 millions de francs, consistant en objets en partie siires à ceux de Bassora.

)uchîr est, sur le golfe Persique, le port principal de Q ; ca rade extérieure présente, en venant dû large, un qui décroît de cinquante à sept mètres, et le mouillage •ffre cinq près de terre. La ville renferme 14 000 habi- ) de diverses nationalités. Elle a été prise, le 10 débre 1856, par les troupes britanniques, et rendue, lée suivante, après la signature de la paix. Dans une le placée sous la surveillance du résident anglais, on a i un monument à la mémoire des officiers qui périrent lant le &iége. Le commerce maritime de Bouchîr se surtout avec Bassora, les Indes anglaises et Batavia. ;oton provenant de Bombay et le sucre brut des îles landaises ont formé, l'année dernière, les articles prinux d'importation ; le premier pour 8 millions de francs

second pour 5 millions.

est à espérer que pour le sucre, les raffineurs de seille, se souvenant que la Perse est un marché d'en-

1 7 millions d'habitants, feront bientôt une active conence aux planteurs hollandais. Bender Bouchir reçoit ;i pour quelques millions de thés, de porcelaines, de aux, de draps et autres produits manufacturés. L'exporm consiste en chevaux de race, en blé, fruits secs, eau *ose, tapis et opium récolté à Yezd, à Ispahan, dans le lan et le Mazandéran. Environ 1500 caisses sont expé-

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diées pour la Ghine, spécialement pour le grand entrapAt de Hong-kong. La marine indigène réunit douze bangalos d'un fort tonnage et une multitude de caboteurs. Le trafic avec l'intérieur du pays a lieu à l'aide de miiiles et de chameaux.

De Bender Bouchir, en suivant la côte vers le sud, on rencontre la baie de Tahri, dont les environs sont couverts d'immenses débris de remparts, de temples» descriptions, de sarcophages, et où l'on voit aussi ks anciennes factoreries française, portugaise, anglaisa et hollandaise. Plus loin, au fond du golfe d'Ormouz, les navires ont un bon ancrage devant la ville de Bender Âbassi, qui compte 12 000 ftmes et fait un commerce évalné k 8 millions avec l'étranger et les villes de Fars et de Sirman.

Sur la côte de l'Arabie, en face de Nabend, l'archipel de Bahraïn est soumis à un cheik indépendant. Le groupe ne contient pas moins de 50 000 habitants, dont 8000 k Manama, capitale située sur la plus grande des lies, qui est parfaitement cultivée. Mais l'industrie particulière des insulaires est la pêche des perles^ qui est pratiquée par pins de quatre cents bateaux. Les bancs de Bahniln sont exploités surtout au moment des grandes chaleurs de Tété, car les plongeurs, descendant jusqu'à sept et huit brasses, travaillent difficilement lorsque Teau est froide. Us se boa* chent les oreilles avec de la cire et se serrent les narmes avec une pince en corne. Les plus habiles restent deux minutes au fond de la mer et descendent douze à quinze fois par jour, en s'aidant d'une lourde pierre ; ils détachent lei * huîtres des rochers et lc;$ rapportent dans un sac attaché à la ceinture.

Les perles du golfe Persique (n<> 356) ne le cèdent en rien, pour la grosseur et l'eau, à celles de la baie de Panama et du golfe de Californie, et elles donnent lien tous les ans à un commerce qu'on ne saurait évaluer k

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