SINAÏ
z, lorsque survint un enchaînement de circonstances fatales y mit un terme pour toujours'.
S 3. La presqu'île de Sinal.
^ons n'avons pu suivre dans ses détails l'exploration chevée de la presqu'île de Sinaï, entreprise en 1868 par 9 commission anglaise à l'instigation du Hev. W. Hol« d (n<» 392), qui lui-même y avait déjà fait un voyage 393); voici du moins le rapport que le comité a blié au mois de février 1869, sur les résultats alors [uis :
')bservations astronomiques. Dans le cours d^une reconnais* ce qui a occupé trois semaines, on a fait sur neuf dififéits pointa des observations de latitude et de variation ; ces «rvatioQs, combinées avec les longitudes déduites du relevé I routes et du transport du temps, fixeront la position detous points importants. i
^jevé à 2 pouces au mille. Le territoire actuellement reconnu tend des Ouâdis Feïrân, MokattebetSelhSidriauN. jusqu^au Hebrân au S., et de la mer Rouge à TO. jusqu'au 0. Solâf à . Il n'a pas été possible de faire la carte minutieuse de la dite de ce grand territoire ; mais on a exprimé les traits ncipaux du terrain, et toutes les sommités proéminentes ont fixées par triangulation et par leur position relative vraie. des objets de la reconnaissance était d'examiner les routes iticables qui pourraient se trouver à partir de la côte vers itérieur des montagnes ; on a visité dans cette vue toutes grandes vallées» Il y a trois routes principales. L'une suit le kâi Feirân dans toute son étendue ; l'autre remonte le 0. h Sidri et le 0. Mokatteb pour aller rejoindre la première 0. Nisrîn et la troisième par le 0. Hebrân. Par les deux prêtres routes, il serait très-facile à un corps nombreux de pé- ;rer au centre de la péninsule. La troisième est une gorge oite; et bien que ce soit la route habituelle que suivent les
. Sur la mort de M. le duc de Luynes, voir le t. VI de VÀntkée çraphique^ p. 603.
pèlerins depuis Tour jusqu^au couvent du Djebel Moûsa, la montée du partage des eaux est une des plus mauvaises routes que nous ayons vues pour les chameaux chargés. Des notes ont élc relevées, partout où nous avons passé, sur les sources, la v«'>vétation. Deux jours ont été consacrés à Pexamen du djebel Nngoûs et aux bruits mystérieux qui en sortent;* nous avons 1 ecueilli nombre de faits qui très-probablement conduiront à en expliquer la cause. Un rapport spécial sera rédigé sur cet cbjet. La semaine prochaine nous commençons la reconnaissance du pays compris entre le Selh Sidri et le Ouâdi Gharandel.
Inscriptions, M. Palmer a copié 1500 inscriptions dans le O. Mokatteb et à Moughârdh, et il en a fait dès à présent une 6tude qui lui en donne une lecture et une interprétation qu'il regarde comme certaines. Cette partie des travaux de Pexpéditien sera l'objet d'un mémoire spécial.
Archéologie. M. Palmer a aussi copié la plupart des tablettes égyptiennes de Moughârab, parmi lesquelles il en est une qui ne parait pas avoir été décrite jusqu'à présent ; elle représente deux mineurs à l'œuvre, et un troisième qui subit un châtiment. Les mineurs paraissent être des prisonniers de guerre ; ils portent de longues barbes, des coiffures de forme conique, et leur physionomie est tout à fait diflérente du type égyptien. Dans la plaine d'el-Gherah, on voit beaucoup de pierres disposées en cercle; et vers la tête du 0. Hebrân nous avons trouvé un grand nombre de tombes et de maisons en pierre semblables à celles que l'on a précédemment décrites dans le voisinage du djebel Hadid. *
Les travaux de la commission embrassent en outre la géologie et Thistoire naturelle.
S 3. Études sar le Nord de la Syxje. M. de Vogûé. Paimyre. — Une carte turque des confins de la Syrie et de l'Asie Mineure.
Les études géographiques et archéologiques de M. Melchior de Vogûé dans le nord de la Syrie remontent à plusieurs années déjà (n® 378); une première publication vient de satisfaire l'impatience du monde savant. M. Derenbourg a consacré à cette publication importante, au cahier de mars du Journal Asiatique^ un très-savant article