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TURQUIE D'EUROPE

nroBna. Enfin, cette riche odyssée se termine par une lense exploration de la Thessalie (1853), où vivent B de grands souvenirs historiques, et d'où le voyageur it par les gorges du Pinde en Épire et aux îles adria- ;. Ici le voyageur rentre en Europty selon l'expression fonctionnaire turc.

s sont les itinéraires de M. Tozer, d^ns ce qu'il apà bon droit, les Highlands de la Turquie. Soit qu'on ige ces différentes lignes au point de vue de l'imporcommerciale, ou qu'on les considère comme points le orographique et physique ou même sous les rapde l'ethnographie, soit enfin qu'on y voie un vaste sunvestigations dans le champ de la géographie compal étsit impossible d'en choisir de plus favorables. Et tous ces rapports, mais surtout dans le domaine de ition [géographique, le voyageur n'est resté nulle part ssous de la tâche qu'il s'était tracée. Le savoir clasde M. Tozer fait nonneur au collège d'Oxford, dont é fellow ; et à sa science, ce qui vaut mieux encore, se m esprit sage et judicieux. J'aurais eu, si l'espace l'eût s, bien des extraits à tirer de cette relation attachanfaut me borner ^ en noter quelques parties çajU^r ^ déjà mentionné la visite aux champs c où fut ; > ceux qui prennent un intérêt particulier à ces ons qui semblent ne jamais pouvoir s'épuiser, liront prand intérêt V excursus spécial que le voyageur leur a iré dans l'appendice de son livre. Une autre disserta* pour sujet cette Voie Égnatienne, dont la restitution a complètement possible que du jour où la géodésie Lura donné une véritable carte topographique de la élie occidentale. Je signalerai encore, parpQi leschaqui de temps à autre suspendent le cours de la ion, des remarques instructives sur le caractère et la stitution du grec moderne (t. II, p. 116); sur les bal- Bt les légendes des Grecs du Nord dans leurs rapports

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avec les superstitions classicpies (ch.xxvmà xxx); enfin, sur la question de la pureté du sang chez les habitants delà Grèce actuelle. La visite au mont Olympe de Thessalie (ch. XX à xxiv)y est aussi un véritable morceau de critique géographique.

S 2. Explorations archéologiques en Thraee. M. Albert Damont.

Un de nos compatriotes, un élève de TËcoIe d'Athènes, si je ne me trompe, M. Albert Dumont, poursuit en ce moment d'intéressantes recherches au cœur même de l'ancienne Thraee. Des problèmes de plus d'une sorte se rattachent k cette âpre contrée (Tpo^^ùç) que les anciens euxmêmes ont assez mal connue : les investigations de M. Dûment en pourront éclairer quelques-uns. Déjà plusieurs lettres de l'explorateur ont été communiquées à TAcadémie des Inscriptions ; l'une de ces lettres, écrite d'AndrinopIe et datée du 1*' novembre 1868, porte ceci :

c Voici un résumé rapide et un peu pêle-mêle de mes

impressions sur le voyage dans la Thraee proprement dite : j'ai consacré beaucoup de temps au Bosphore, dont je donnerai une topographie, et à plusieurs points de Gonstantinople; mais cela est déjà très-ancien. Je me borne aux provinces d'Europe, d'Hémimont et de Thraee que je viens de parcourir. Vous verrez que mes espérances ont été dépassées.

c Je reviens de Philippopoli, qui a été pendant un mois mon centre d^exploration. De là j'ai visité à peu près toute la province de Thraee depuis les pieds du Rhodope jusqu'à ceux de THémus, sans toutefois pouvoir aller à Béroé (Eski-Zahra), où règne le typhus. Précédemment j'avais traversé les deux provinces d'Europe et d'Hémimont en suivant la voie romaine qui allait de Périnthe, par Andrinople, Trimontium, Sardique et Naissus, au Danube. Je ne m'en étais guère écarté que pour une excursion à Panidon, où l'on m'avait signalé des restes antiques et où en effet j'en ai trouvé. Je viens d'arriver de nonveau à Andrinople, où j'ai déjà fait un long séjour. Je compte

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rendre le long de PHèbre à Trajanopolis, capitale de la proie de Rhodope, suivre la côte jusqu'à GÎdlipoli et remonter lite à Yysa. Le temps qui jusqu'ici a été très-beau, me périra, je l'espère, d'exécuter ce plan.

Bas-reliefs. — Contre mon attente, l'intérêt principal du ige est le grand nombre de monuments figurés qu'on y ;ontre. Ils sont presque tous barbares, mais ils ont le rare ite de nous faire connaître les caractères très-particuliers a mythologie thrace. Ils représentent des dieux nationaux es dieux grecs ou romains. Les uns et les autres dififèrent icoup des types traditionnels de l'art classique. Ainsi, pour meocer par les dieux grecs et romains, Junon est repréée comme une Diane barbare, armée d'une lance grossière, ^te recouverte d'une peau de bête : rinscription Kyriaierai aisse aucun doute sur le nom de la divinité. Apollon est un chasseur qui, suivi de ses chiens, poursuit les sangliers ; mes un dieu pasteur qui conduit ses troupeaux. Bacchus, ter et Esculape ne donnent lieu à aucune remarque. — ni les dieux nationaux, il faut citer en première ligne le s thrace. J'en ai vu plus de 30 représentations, sans que ces ts ex-voto m'aient révélé le nom ou les noms du person- 3 que la piété populaire figurait sous les traits les plus itants. Les inscriptions portent invariablement kyrioi heroi^ le nom de celui qui a dédié l'offrande. Ce sont de petits bres de 3 décimètres au plus sur 2. On voit un chasseur "ant à droite; sachlamyde vole au vent; d'une main il tient cènes du cheval, de l'autre une pique. Ses chiens l'accomaent. On ne peut confondre ces bas-reliefs avec les stèles tbres. Nous avons évidemment là des anathémata. Queli pierres sépulcrales qui portent la même représentation, I qu'il est facile de reconnaître, à leurs dimensions d'abord, texte épigraphique qu'elles conservent ensuite, sont dans apport étroit avec ces ex-voto, comme les banquets de Sé- 8 et d'EscuIape avec les banquets funèbres ; mais les deux 'es de représentations n'en restent pas moins très-distincts. Le héros tbrace est surtout un dieu rustique. On le trouve ours dans les villages ; je n'ai pas vu un seul de ces exqui provint d'une ville. Ce dieu des pagani me parait poufoumir le sujet d'une intéressante étude. Il a été adoré i toute la vallée de l'Hèbre; il se rencontre jusqu'aux es-Trajanes, et les monuments qu'on lui a élevés, s'ils snt grossiers, étaient du moins très-nombreux. Au sud de

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Tatar-Bazarjik, à deaz heures et demie de l'ancienne Bessapàrà. âut* un des derniers contreforts du tlhodbpe, on m'a sighdlé un eiiiplâèômént où des ex-voto à ce dieu ont été découverts en gtandô quantité. C'est le seul sanctuaire du héros dont on puisse retrouver la place.

k Ce héros est encore adoré de nos jours. Il est devenu saint Georges. Tai vu de petites bougies devant un marbre antique qui représentait ce Cavalier païen à Téglise arménienne de Pbilippopôli. Je pourrais citer d'autres exemples tout à fait identi(}ueâ. La ressemblance du saint Georges typique de la peintute byzantine et du cavalier vénéré par les anciens Thtaces est en effet frappante.

€ inscriptions, — Les inscriptions ne sont pas nombreuses; mais pour un premier voyage, elles promettent une assez riche rnoisson. Je suis au 60« numéro des textes que j^ai vus et copiés itloi-même. On m'a communiqué la copie de beaucoup d'autres; mais ici, en pays bulgare et turc, les marbres sont vite martelés : les Bulgares se font un pieux devoir de faire disparaître tout ce qui prouve qu'ils n'ont pas toujours occupé le pays. Les haines de race sont très-vives. »

S t. L*État intérieur des proyinoet. L'Albanie.

tiés correspondances donnent d'assez fréquents détails^ que je regrette de ne pouvoir reproduire, sur le mouvement intérieur et Tétai des provinces ; en voici une qui touche à uhè des parties de lîSmpire les moins visitées et les moins connues, rAIbanie :

Le nouveau vilayèt de Janina se compose des quatre arron* dissements de Janina, de Bérat, d'Argyrocastron, de Prevesa et de la Thessalie. Il s'étend donc de la Haute-Albanie aux frontières de la Grèce. Borné au nord par le vilayèt de Scutari, à Test par le golfe de Salonique, à Touest par la mer Adriatique et par la mer Ionienne, au midi par les limites du royaume hellénique, il comprend plusieurs importantes provinces qui, par leur population, autant que par leurs ressources, méritent d*ètre étudiées avec quelques détails.

Ce pays pourrait prendre un certain développement, si les

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